Les Mille noms – Django Wexler

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Tout à fait dans les codes de la Flintlock, ce roman est intéressant mais souffre de quelques longueurs

mille_nomsDjango Wexler est un chercheur en intelligence artificielle qui travaille pour Microsoft à Seattle. C’est aussi, et surtout, un des auteurs phares d’un sous-genre en plein boom dans l’édition anglo-saxonne, la Flintlock Fantasy. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce terme dans la critique du tome 1 de Téméraire, mais sans entrer dans les détails, ce que je vais par contre faire ici.

Ce roman est le premier d’un cycle prévu pour en compter cinq (plus une préquelle ; le roman 4 sort -en anglais- en août). Quelqu’un a déclaré à son sujet qu’il était aux guerres Napoléoniennes ce que le Trône de Fer était à la Guerre des Deux-Roses. Je suis le premier conscient qu’on abuse des comparaisons avec le cycle phare de G.R.R. Martin (lui le premier, d’ailleurs, qui n’en est pas avare, particulièrement envers les écrivains plus jeunes -Victor Milan, Daniel Hanover, etc- qui font partie de son cercle), et donc j’ai en général la dent dure lorsqu’elles se révèlent finalement totalement injustifiées, voire fantaisistes. Alors, est-ce le cas ici ? 

La Flintlock Fantasy

Il s’agit, en fait, d’une fantasy qui cherche à s’affranchir du cadre traditionnel médiéval-fantastique en proposant quelque chose qui se rapproche plus de ce qu’on pourrait appeler du « Révolution industrielle / Napoléonien – Fantastique ». Le but premier : mêler armes à feu (et canons) et magie. Ah, je sens que ma phrase a fait son petit effet, vous aussi vous frissonnez à la simple évocation de ce concept ! Mais la question est (et c’est ce qui fait de la Flintlock un sous-genre si clivant) : frissonnez-vous de plaisir ou d’horreur ? En effet, alors que certains (dont votre serviteur) sont enthousiasmés par le mélange des genres (ou plutôt, pour être précis, par ce mélange des genres en particulier), d’autres ne peuvent concevoir une fantasy qui associerait magie, armes à feu et trains / bateaux à vapeur.

La Flintlock présente des convergences et des divergences avec d’autres (sous-) genres : elle s’éloigne du steampunk, par exemple, par l’absence d’aspect uchronique et de science rétro-futuriste, et par la présence de magie (cette dernière étant l’exception plutôt que la règle dans le Steampunk). La Flintlock ne présente pas une variation de la Terre de l’époque de la révolution industrielle, mais des mondes imaginaires très inspirés par l’ambiance et la technologie de cette époque (et avec de la magie en plus), ce qui est très différent. En fait, à part le cadre militaire qui y est une constante ou quasiment, elle partage plus de points communs avec une Fantasy historique sous-variante « monde imaginaire inspiré par une époque précise du nôtre » comme Une histoire naturelle des Dragons qu’avec Téméraire (bien que Téméraire soit classé dans la Flintlock -entre autres-, l’absence de magie fait que je n’adhère qu’à moitié à la chose : pour moi, c’est avant tout une Uchronie de Fantasy). Mais dans les deux cas, il y a des différences : pas de cadre militaire et pas de magie dans le premier, pas de magie dans le second.

Est-ce que ça ressemble aux quelques livres Steampunk (comme Les Voies d’Anubis de Tim Powers) où la magie est réelle ? Pas vraiment. Dans la Flintlock, on est vraiment sur de la magie de Fantasy, plus proche, selon les livres, de celles de Glen Cook ou de Brandon Sanderson que de celle de Tim Powers.

Donc je résume : la Flintlock, c’est de la Fantasy à monde imaginaire (pas de l’uchronie), où la technologie est proche de celle de l’ère napoléonienne (et pas rétro-futuriste), où le monde est inspiré par cette même époque, MAIS où existe une puissante magie et éventuellement des êtres fantastiques (des elfes, par exemple, comme dans le cycle des Elfes de Fer de Chris Evans, dont le tome 1 sera chroniqué en Octobre sur ce blog). Les mots-clefs étant : canons, mousquets, magie et uniformes rutilants. En gros, pensez à n’importe quel monde de Fantasy classique célèbre, avancez le curseur technologique et social de quelques siècles, et vous aurez une bonne idée de la chose : si vous voulez un exemple, pensez à Legolas avec un mousquet au lieu d’un arc, et au Gondor avec des Régiments de Tuniques Bleues, de Cuirassiers et d’artillerie (dotés de canons).

The Trooper * (= univers)

* Iron Maiden, 1983 ; ici version de Steve’n’Seagulls

Le Vordan (pensez à une Angleterre Fantasy continentale, mais où les soldats ont des tuniques bleues et pas rouges), un puissant royaume, a expédié des troupes afin de soutenir le pouvoir du Prince Exopter au Khandar (pensez à l’Égypte -pour les nombreux dieux et le fleuve-). L’unité choisie est le 1er Régiment d’Infanterie Coloniale qui, s’il ne relève pas tout à fait du bataillon disciplinaire, n’en est pas moins une voie de garage pour la carrière de n’importe quel officier. Cependant, des religieux fanatiques, les Rédempteurs, se dressent contre les Prêtresses qui dirigent le culte du pays, au seul motif que ce sont des femmes. Soulevant la ferveur populaire, ils lèvent une armée de dizaines de milliers d’hommes, rallient la Milice locale entraînée par les Vordanaï, puis chassent le Prince de la capitale et du pouvoir. Les Coloniaux (comme on appelle les hommes du régiment) escortent alors le souverain déchu vers une forteresse décrépite de la côte, et s’y retranchent en attendant les navires de transport en provenance de Vordan.

Au moment où le récit démarre, les navires viennent d’arriver. Mais contrairement à ce que les Coloniaux pensent, ce n’est pas pour les rapatrier, mais pour reconstituer les effectifs et l’approvisionnement, avant de marcher, sous la conduite d’un énigmatique nouveau Colonel (l’ancien ayant perdu la vie au cours de la retraite), vers la capitale. Et ceci alors que le rapport de forces est de plus de sept contre un… en leur défaveur ! Et le pire est que les nouvelles recrues n’ont reçu, pour certaines, aucune instruction militaire, ayant été embarquées dans les transports de troupes dès leur sortie du bureau de recrutement. Quant aux vétérans, qui sont la lie de l’Armée royale (et / ou des gens qui ont offensé le mauvais officier), ils ne sont guère mieux lotis : durant leur séjour au Khandar, ils n’ont combattu dans aucune bataille rangée, juste quelques vagues escarmouches avec des brigands.

Dès les premières pages, on comprend très vite (si on ne le savait pas) dans quel genre d’univers on se situe (et à quel genre appartient le roman) : les mois sont les mêmes que les nôtres, les Coloniaux boivent du thé (mais ouf !, on évite le « Syndrome Ann Leckie »…), beaucoup de prénoms (Marcus, Augustin, Bobby, etc) viennent tout droit du monde anglo-saxon, et dès le prologue, on nous montre un spectaculaire acte de sorcellerie et on nous parle de boulets de canon. Bref, même sans connaître la Flintlock, les pièces se mettent en place très rapidement dans l’esprit du lecteur.

Lady, Lady Oscar, elle est habillée comme un garçon ! * (= personnages)

* générique de l’anime Lady Oscar, diffusion française à partir de 1986.

Trois hommes sont au centre du récit, et chaque chapitre est vu du point de vue de deux d’entre eux, en alternance (parfois des deux dans le même chapitre ; à part les prologues des différentes parties, où l’histoire est vue du point de vue Khandaraï). Celui des trois qui retient tout de suite l’attention est Winter Ihernglass, tout simplement parce qu’il s’agit en fait… d’une femme ! (ce n’est pas du tout un spoiler, c’est révélé dès le début du livre). Depuis ses six ans, elle était retenue dans une prison (doublée d’une maison de correction) pour délinquantes juvéniles ou filles de criminels (ce qui semble être son cas, bien que ses souvenirs soient trop nébuleux pour en juger), un endroit dont on ne sortait, à ses dix-huit ans et à condition de s’être assez « amendée », que pour être mariée de force ou cloîtrée comme Nonne. Elle a réussi à s’en échapper, et s’est travestie pour pouvoir s’engager dans l’Armée et partir loin des terres où elle était recherchée, vers l’outre-mer, vers le Khandar, à 4000 km du Vordan. Inutile de dire que dans un milieu 100 % masculin et aussi viril qu’une armée en campagne, cacher sa vraie nature lui cause bien des problèmes, particulièrement avec son Sergent-chef.

Les deux autres personnages principaux sont le Capitaine Marcus d’Ivoire, qui a mené à bien la retraite après la mort dans une embuscade du chef du Régiment, et le nouveau Colonel qui commande celui-ci, le Comte Janus Vhalnich (dans cet univers, non seulement la charge de Colonel s’achète -comme sur Terre pendant la Guerre de Sécession, par exemple-, mais en plus ce grade est réservé aux Nobles, l’idée qu’un roturier puisse commander étant inacceptable).

L’amitié de Marcus avec Adrecht, le Capitaine du 4ème Bataillon, lui cause bien des tourments, car ce dernier se fourre toujours dans des situations impossibles, dont il faut le tirer au péril de sa propre vie ou de sa carrière.

Janus est un personnage vraiment mystérieux, qui intrigue autant ses subordonnés que le lecteur. D’autant plus lorsque des scènes vues du côté Khandaraï nous apprennent qu’un sorcier surpuissant voyage aux côtés des Coloniaux. A priori, c’est le Colonel, mais l’auteur brouille suffisamment les pistes pour que le doute soit permis jusqu’à la moitié du livre, où un indice plus net permet de se forger une quasi-certitude. Après tout, plusieurs personnes sont arrivées par les transports de troupes avec lui…

Les personnages secondaires sont extrêmement nombreux, et quelques-uns se détachent du lot, comme Jennifer Alhundt, agent de Renseignement envoyé en tant qu’observatrice, comme Mère, chef spirituel des Khandaraï, ou comme le Fantôme d’Acier, sorte de Dark Vador Fantasy (il porte un masque de métal en permanence et est réputé être doté de pouvoirs surnaturels) et chef des tribus nomades du désert qui se sont alliées aux Rédempteurs. Alhundt permet au lecteur de comprendre que la vraie lutte se déroule en fait entre factions politiques opposées… au Vordan (notamment entre le Duc Orlanko qui dirige la Police secrète, l’homme le plus craint du Royaume, et des intérêts représentés par Janus), et que le comportement à priori illogique du Colonel (retourner à la capitale, Ashe-Katarion, au lieu d’embarquer dans les transports de troupes pour rejoindre le continent) a en fait des motifs occultes servant les intérêts de sa faction alors que la vie du Roi touche à sa fin. D’ailleurs, les tomes suivants du cycle se concentrent sur la succession et ses péripéties.

Sound of the drums, beating in my heart, the thunder of guns, tore me apart* (= L’aspect militaire)

* Thunderstruck, AC / DC, 1990, ici version de Steve’n’Seagulls

Concernant l’aspect militaire, on peut tout d’abord remarquer que la structure de grades est un peu bizarre : les compagnies sont commandées par des Lieutenants, et les bataillons par des capitaines. Il n’est fait mention ni de commandants, ni de lieutenants-colonels, et encore moins d’adjudants.

Les capitaines, outre Marcus qui est un des 3 protagonistes, ont tous une personnalité assez bien développée. Certains sortent du lot et sont très pittoresques, comme Rentre-dedans, le chef du (maigre) détachement de cavalerie, qui est censé faire de la reconnaissance et se comporte plutôt comme un Cuirassier, ou encore le Pasteur, le responsable de l’artillerie régimentaire, qui passe son temps libre à graver des extraits des saintes écritures sur les canons de ses pièces.

Ce qui est intéressant, c’est que chacun des trois héros permet d’avoir un aperçu de l’histoire selon un point de vue différent : du côté des hommes de troupes / sous-off / officiers les moins gradés avec Winter, du côté des officiers supérieurs avec Marcus, et du côté du chef d’unité avec le Colonel Janus. Bref, sur le plan tactique, opérationnel et stratégique, respectivement. De même, avec Winter, on est dans l’émotion, avec Janus dans la froide réflexion stratégique, et avec Marcus dans un mélange des deux.

J’ai également été séduit par l’intelligence avec laquelle les escarmouches sont menées côté Vordanaï : quand l’ennemi se comporte comme une horde massive mais indisciplinée, les Coloniaux répliquent (et arrivent à vaincre) par une discipline de fer ; quand, par contre, les Auxiliaires Khandaraï suivent le Manuel à la lettre, le Régiment adopte, en réaction, des tactiques créatives. J’ai enfin apprécié le fait que l’ennemi ne soit pas traité comme un sauvage vaincu sans effort par l’homme blanc : les Desoltai, notamment, font preuve de capacités technologiques et d’un art de la propagande absolument redoutables, qui forcent l’admiration des Coloniaux et du lecteur.

Les dernières manœuvres vers la capitale donnent lieu à quelques belles batailles de position : les deux tiers du Régiment tentent d’en prendre une, tandis que le dernier tiers tente désespérément d’en tenir une autre, face à des forces numériquement très supérieures et dotées d’une artillerie plus lourde. Leur seul espoir : tenir suffisamment pour que le Colonel prenne l’ennemi à revers. Deux des engagements décrits dans la première moitié du livre ont un parfum de Rorke’s Drift ou de Camerone pas désagréable, mais néanmoins moins net que dans Le choix du courage de Tanya Huff par exemple.

Il faut noter que ce roman se démarque de toutes les œuvres phares de la Fantasy militaire : ici, nous n’avons pas affaire à une unité d’élite (pas comme Téméraire, les Brûleurs de Ponts ou la Compagnie Noire) mais à une bande d’individus mis au placard, de bras-cassés, de soudards louches prompts à violer et molester et de recrues auxquelles nul n’a donné le choix (étrangement, d’ailleurs, de tels types d’unités en disgrâce semblent être récurrentes dans la Flintlock, bien qu’il soit difficile d’établir des « statistiques » vu l’émergence relativement récente de ce sous-genre : c’est du même ordre d’idée dans Les Elfes de Fer). Seuls les officiers supérieurs (et Winter) relèvent le niveau. D’autre part, oui, c’est de la Fantasy militaire, mais non, ce n’est pas du gritty : ce n’est ni aussi noir, ni aussi explicite. Tout comme la relation amoureuse décrite se fait avec un tact et une absence de détails graveleux bien loin de cette mouvance.

It’s a kind of Magic, Magic, MAGIC ! * (La Magie)

Queen, 1986.

Jusqu’à la moitié du livre, et à part le sort lancé dans le prologue, on pourrait croire qu’on est plus sur un roman (militaire) quasi-historique qu’autre chose (une sorte de livre de Richard Sharpe où tous les noms -de pays, de peuples- sont changés et où ce sont les anglais qui mènent la Campagne d’Égypte de Bonaparte). Et pourtant, rien n’est plus faux. Lorsqu’un des personnages secondaires est grièvement blessé, la magie refait son apparition, et peu après, on a une explication sur le fait que la plupart des Vordanaï la tiennent à moitié comme une superstition. Les prêtres de l’Obscur (un ordre disparu depuis plus d’un siècle) ont traqué pendant des siècles les sorciers (pensez à l’Inquisition). Au passage, on apprend que le royaume de Vordan penche plus vers les Eglises Libres que vers l’Eglise du Serment gouvernée depuis Elysium (traduisez : l’Angleterre est plus tournée vers l’Eglise Anglicane que vers Rome).

Finalement, à part quelques apparitions sporadiques (mais marquantes) tout au long du récit, la magie n’est vraiment (et spectaculairement) présente que dans les derniers chapitres. Dans l’ensemble, toutefois, on en a pour son argent : elle est essentiellement basée sur une symbiose avec des esprits / djinns ou des démons, qui confère des pouvoirs très variés et très super-héroïques : résurrection de masse des morts (très utile pour lever instantanément une armée), super-vitesse, force surhumaine, résistance surnaturelle, projection de vagues ou de boucliers d’énergie, facultés de guérison à la Wolverine, etc. Cette symbiose évoque celle donnant naissance à Aphri / Aphrim dans l’intégrale de Vif-Argent.

Un bon roman, mais…

Dans l’ensemble, il s’agit d’un roman tout à fait recommandable, mais qui n’en est pas moins affligé de quelques défauts. Le rythme est parfois un peu lent, les premiers coups de feu tardent à arriver, le livre est un peu long (635 pages) et aurait gagné à être divisé en deux (au moment de la fouille du temple et de la découverte de la disparition des Mille Noms). Non pas que l’intrigue ou les événements ne soient pas intéressants, bien au contraire, mais ce roman aurait gagné à être un poil plus nerveux. Et un poil plus immersif aussi pendant les combats, car autant vus côté Winter on retrouve les sensations ressenties sur un Glen Cook, par exemple, autant vus côté Marcus la tension dramatique est parfois moins sensible. Par contre, c’est à signaler, le style de l’auteur est plutôt fluide et agréable, il n’y a rien qui coince à ce niveau là. Ni au niveau de la traduction d’ailleurs (par contre, au niveau relecture, c’est vraiment mauvais, il y a une bonne dizaine d’énormes fautes qui traînent dans le texte).

D’ailleurs, puisqu’on parle de Winter, il me faut quand-même mentionner la série de Deus ex Machina dont se sert l’auteur pour lui faire franchir à la vitesse d’un météore les différents grades, à coup de promotions de terrain. Surtout que compte tenu du fait qu’il s’agit d’un cycle et qu’il y a plusieurs tomes, j’aurais vu ça de façon beaucoup plus progressive, personnellement… Concernant une supposée homosexualité (après tout, nous n’en savons rien, seulement des allusions sur son temps à la Prison), pour une fois je trouve qu’elle n’est pas gratuite et s’insère logiquement dans l’histoire : elle permet notamment d’ajouter au côté dramatique de son évasion.

Concernant la comparaison avec le Trône de Fer, je pense qu’il est un peu tôt pour juger après la seule lecture du tome 1. Surtout que vu que celui-ci se concentre sur l’aspect canons & magie, je ne le pense pas représentatif des intrigues politico-religieuses qui forment apparemment le cœur des livres suivants du cycle. Ce que je peux dire, par contre, c’est qu’en termes de personnages et d’intensité dramatique, on est (pour le moment) très loin de l’oeuvre de G.R.R. Martin.

En conclusion

Le contrat est rempli, nous sommes tout à fait dans les codes de la Flintlock : mousquets, canons, magie spectaculaire, uniformes rutilants, ambiance Napoléonienne, Régiment en disgrâce, intrigues politiques en arrière-plan, rien ne manque. Dans l’ensemble, c’est un bon roman, avec des personnages sympathiques, quelques belles batailles, une magie d’une grande puissance (même si elle ne fait pleinement son apparition que dans les derniers chapitres), un style fluide et agréable. Pourtant, il n’a pas déchaîné outre-mesure mon enthousiasme, sans doute à cause de quelques longueurs et d’une immersion sur courant alternatif (et de quelques facilités scénaristiques). La fin est réussie, car elle pose clairement d’intéressants jalons pour le tome 2, qui va déplacer l’action au pays (et pas outre-mer) et sur le terrain politique et religieux.

La lecture des tomes suivants du cycle est programmée dans les mois à venir (fin 2016 / début 2017). Signalons que seul le tome 1 a été traduit et qu’il me paraît assez douteux que les autres le soient dans un avenir prévisible. C’est à savoir si vous ne lisez pas l’anglais, car du coup le tome 1 sera un one-shot.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Blackwolf,

Ce roman est le tome 1 d’un cycle : retrouvez sur Le culte d’Apophis les critiques du tome 0.5, du tome 2,

Si vous avez découvert la Flintlock avec ce roman et avez apprécié l’expérience, vous devriez être intéressé par les romans suivants :

 

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15 réflexions sur “Les Mille noms – Django Wexler

  1. je crois que le genre devient très fort et très soucieux de s’inventer des sous-genres, des noms compliqués et rendre complexe les univers imaginaires. De quoi rebuter les novices et tous ceux qui pourrait s’intéresser à la SFFF. Si je pense que c’est contre-productif pour le genre : OUI!
    Je ne connaissais même pas le/la Flintlock!
    J’adore les ambiances napoléoniennes. Mais tes réserves et la faible visibilité pour la traduction en font un « peut-être ». C’est pas que je ne lise pas en anglais ( bien obligée pour avoir les Laurie King), mais je mets quand même plus de temps. Alors, je verrais bien quand et si la suite est traduite!
    Bravo pour l’accord musical! Le lady oscar est fabuleux et avec tant de décalage!!
    L’ambiance et le personnage féminin sont ce qui m’attire le plus dans ce roman.
    Merci

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