Les dragons de Sa Majesté – Naomi Novik

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Une uchronie de Fantasy solide et très intéressante, surtout pour du Young Adult

temeraire_1Ce roman est le premier du cycle de Téméraire (du nom d’un des protagonistes), qui en compte huit à l’heure actuelle (le neuvième sortira -en anglais- en mai). Ils ont tous été traduits en français, et constituent la quasi-totalité de l’oeuvre de l’auteure en format long. Ce cycle est au carrefour de nombreux genres : c’est avant tout une Uchronie de Fantasy (vous trouverez une définition complète de tous les genres et sous-genres dans l’onglet Catégories du blog), mais il relève aussi, justement sur son volet Fantasy, du type militaire, de la Gaslamp Fantasy (cadre « victorien » -j’y reviendrai- sans les éléments rétro-futuristes du Steampunk) et de la Flintlock (il fait même partie des pionniers de cette famille émergente de romans).

Bien que son éditeur ne le vende pas comme tel (en France), il relève pourtant bel et bien du Young Adult, même si il est plutôt du « bon côté de la barrière » et est parfaitement lisible par un adulte, même ceux qui n’apprécient pas le YA comme votre serviteur (personnages et univers trop pauvres pour moi, dans l’écrasante majorité des cas). Ce qui explique que je vous propose cette critique, et que ce roman se retrouve dans mon Challenge 2016.

Univers

Il s’agit d’une uchronie (monde où l’histoire a pris un tournant différent par rapport à la nôtre), plus précisément d’une uchronie de Fantasy (= qui mêle aux modifications historiques des éléments typiques de la Fantasy). Elle se déroule au cours des guerres Napoléoniennes, en 1805 d’après les éléments que j’ai pu relever (si tant est que l’aspect uchronique n’ait pas décalé les dates de certains événements communs aux deux univers, le nôtre et celui du livre). En fait, l’aspect fantasy est très réduit et se résume à UNE différence (mais de taille !) : l’existence des dragons, des créatures intelligentes, capables de parler (pour la plupart) et d’être domestiquées, afin de servir d’armes de guerre (je vais y revenir en détails). Il n’y a donc ni magie, ni elfes, ni Nains, etc.

La divergence par rapport à notre histoire paraît minime au début du tome 1, puisque les événements semblent globalement conformes à ceux que nous avons connus (la présence de forces aériennes en plus), mais en fait, dans les tomes suivants, on s’aperçoit qu’elle est en réalité beaucoup plus importante (invasion française de l’Angleterre -tome 5-, existence d’un Empire Inca au 19ème siècle -tome 7-, etc), et plus on avance dans le roman, plus on relève des différences (je ne peux pas parler de certaines sans spoiler, mais je peux par contre dire qu’Horatio Nelson survivra à la bataille de Trafalgar, ce qui n’est pas le cas dans notre propre histoire).

Toute l’histoire est vue par les yeux d’un militaire anglais, et centrée sur la guerre que la Grande-Bretagne doit mener contre les actions expansionnistes de Napoléon (étant donné la présence des dragons et d’armes à feu, on peut donc classer le livre à la fois dans la fantasy militaire et dans la Flintlock fantasy). Ce roman relève en partie de la Gaslamp Fantasy, car si il s’éloigne bien du Steampunk par l’absence de technologie rétro-futuriste, il en partage l’aspect uchronique, et car si son contexte est bien modelé sur l’histoire anglaise, il ne relève ni des ères Victorienne ou Edwardienne (typiques de la Gaslamp), mais bien de l’ère Georgienne, qui leur est antérieure.

Ce sont les chinois, puis les romains quelques millénaires plus tard, qui se sont mis à domestiquer les dragons. Ces derniers ne sont pas des créatures magiques mais de « simples » animaux. Enfin, simples… ils sont (pour la plupart) au moins aussi intelligents qu’un humain et capables de parler, et surtout, ils font preuve de ces qualités dès leur sortie de l’œuf (le dragonet en gestation écoute les sons qui lui parviennent au  travers de la coquille de son œuf et les assimile). Cela permet d’en faire des personnages à part entière, surtout que les bestiaux ont pour certains, une forte personnalité qui donne lieu à de savoureuses situations.

Le point où l’univers se rapproche du Steampunk est que, du coup, tous les belligérants ont des forces aériennes (les Aerial Corps pour l’Angleterre) avec plus d’un siècle d’avance par rapport à notre histoire (je vais bientôt y revenir). Sauf qu’ici, ce n’est pas dû à l’invention de machines étranges et merveilleuses, mais à la domestication des dragons.

Ressemblances, divergences

Lorsque l’intrigue démarre, le protagoniste est le Capitaine d’une frégate anglaise, qui vient d’aborder un bâtiment français de trente-six canons. Ce contexte anglais, militaire, naval, cette emphase sur l’honneur, la bienséance, la courtoisie, le devoir, ne peuvent que rappeler certaines des œuvres les plus emblématiques du genre, d’Horatio Hornblower (ou son pendant SF, Honor Harrington) à Richard Sharpe, Richard Bolitho ou (particulièrement) Jack Aubrey. Alors attention, on ne s’emballe pas, on ne peut évidemment pas comparer un roman YA (même celui-ci, qui est très au-dessus du lot) aux sagas que je viens de citer, il n’atteint pas leur qualité en terme de reconstitution historique ou militaire, ni la profondeur de l’univers de Honor Harrington. Il y a juste une certaine convergence au niveau de l’ambiance et des fondamentaux du contexte.

On peut aussi faire une comparaison avec l’oeuvre de Marie Brennan, bien qu’en réalité, les divergences soient nombreuses :

  • Les aventures de Lady Trent se déroulent dans un monde imaginaire d’inspiration Victorienne, pas dans une variation uchronique de la Terre de l’époque Georgienne.
  • Le contexte militaire est complètement absent du roman de Marie Brenann.
  • Les dragons de Marie Brennan sont juste des animaux, ils ne parlent pas et ne sont pas aussi intelligents que les humains.
  • Le narrateur (et donc le point de vue, la manière de réagir) est masculin chez Naomi Novik, féminin chez Marie Brennan.

Et bien entendu, on peut aussi citer Eragon (qui est, lui, un pur livre de Fantasy) et le cycle de Pern (qui est de la science-fantasy) : ce dernier partage bien des points communs (mais aussi un très grand nombre de divergences) avec Téméraire, comme le fait de se servir de dragons comme montures ou la grande variété de sous-espèces. Dans le genre « dragons », le cycle de Naomi Novik est à mon avis ce qui s’est fait de mieux depuis celui d’Anne McCaffrey.

Les dragons

Dans ce roman, le dragon est un peu au carrefour du chien / chat / cheval de race, de l’éléphant de guerre et du bombardier de la Seconde Guerre Mondiale (les plus grands, type B-29) ou d’une sorte de vaisseau (naval) de guerre aérien. Je m’explique : il en existe des tas de sous-espèces, de tailles, morphologies, intelligences, couleurs (élément qui a son importance car il permet à certains, en volant haut, de se confondre avec le ciel et d’attaquer par surprise), tonnages et envergures différentes. Les noms qui leur sont donnés (particulièrement ceux des variétés anglaises), ainsi que la pratique de l’élevage, de la reproduction dirigée et de la création de sous-espèces artificielles, font inévitablement penser aux animaux « de race », « à pedigree », que ce soit des chevaux de course, des chats ou (surtout) des chiens.

Ensuite, Naomi Novik ne se contente pas de leur coller UN cavalier, qui s’en servirait comme une monture de chevalier ou comme un chasseur monoplace de la Première / Seconde Guerre Mondiale. Les dragons qui sont assez gros pour ça (et les bestiaux font au minimum plusieurs tonnes, voire plusieurs dizaines de tonnes) sont dotés de l’équivalent d’un Howdah, ou disons d’emplacements sur un harnais sur lesquels des dizaines d’hommes peuvent s’attacher grâce à un baudrier garni de mousquetons et de sangles : « commandant », fusiliers et grenadiers, vigies, officiers de signalisation (fanions, fusées) pour se coordonner par rapport aux autres dragons, aux troupes au sol, à des navires, etc.

J’ai donc eu la même impression que la description de l’équipage d’un navire / vaisseau spatial de guerre ou d’un grand bombardier : si vous avez vu le film Memphis Belle, par exemple, tout ça va vous rappeler quelques souvenirs. De même, on peut établir des parallèles avec les classes de navires de guerre de l’époque : telle sous-espèce est-elle l’équivalent d’une Frégate ou d’un Vaisseau de Première ligne ? D’ailleurs, il y a des abordages de dragons en plein vol, l’ennemi expédiant un groupe de prise (exactement comme pour un abordage entre navires de guerre) qui tente de capturer le capitaine et forcer ainsi le dragon à accomplir sa volonté.

Certains sont petits, de faible tonnage et bâtis pour la rapidité (on peut donc les assimiler à des chasseurs, si on reste sur un parallèle avec des avions de guerre), tandis que d’autres, de plus de dix tonnes, sont de véritables bombardiers, des forteresses volantes crachant des balles de mousquet, de la poudre aveuglante et des bombes / grenades tirées / lancées par leur équipage.

Outre son équipage, un dragon peut bien entendu attaquer à l’aide de ses crocs, de ses griffes et de sa queue. Mais certains sont également dotés d’un souffle : si celui de flammes, classique d’habitude dans la Fantasy, est une capacité rare, redoutée et précieuse (dont sont dotés, par exemple, les Flamme-de-gloire français ou les Flecha-del-fuego espagnols), en revanche un jet d’acide (Longwing anglais ou Copacati inca) ou de poison (Honneur-d’or français ou Ironwing russe) est plus fréquent. Il y a même certaines espèces, et pas des moindres, comme la prestigieuse race Impériale chinoise, qui n’ont pas de souffle du tout.

Certaines variétés ont des capacités spéciales, comme la possibilité de générer des typhons ou des tremblements de terre par un souffle d’air surpuissant, le Vent Divin (une exclusivité des Dragons Célestes chinois et Japonais), la vision nocturne (une analogie avec les chasseurs de nuit de la Seconde Guerre Mondiale) ou celle de faire du surplace dont seul Téméraire se montre capable (comme un hélicoptère, un avion à poussée vectorielle -type Harrier ou Yak-38 Forger– ou à rotors basculants -type V-22 Osprey-).

L’auteure décrit de façon magistrale les espèces, leur caractère, l’entraînement aux manœuvres et aux combats, bref tout ce qui concerne les dragons. Si vous aimez ces créatures, ce roman est incontestablement un must-have. Signalons d’ailleurs, à la fin du livre, un court extrait du traité sur les dragons d’un célèbre Naturaliste, ainsi que des silhouettes comparatives taille / morphologie.

Rolling, Turning, Diving, Live to fly, Fly to live, Aces High *

Aces High, Iron Maiden, 1984.

Naomi Novik a modelé l’ambiance et la discipline très « lâche » de son Aerial Corps sur celle des unités aériennes de la Première Guerre Mondiale, et c’est à la fois réussi et pertinent. En effet, la stricte courtoisie militaire et la discipline de fer qui régnaient dans les armées de Terre ou les Marines de guerre de l’époque ne s’appliquaient pas dans les escadrilles de combat, où tout était plus « cool ». Les aviateurs étaient considérés comme des chevaliers des airs, voire des quasi-rock-stars, et pouvaient donc se permettre un « relâchement » qui aurait horrifié n’importe quel adjudant ou quartier-maître d’une autre subdivision militaire. C’est très bien montré dans le roman, où Laurence, ex-Capitaine de la Royal Navy passé aux Aerial Corps, est au début choqué par le côté très débonnaire de ses collègues, surtout par rapport aux relations très guindées qui ont cours entre officiers de la Navy (par ailleurs, l’aspect social / les différences entre classes est très bien rendu dans tout le roman).

Bizarrement, pourtant, les officiers supérieurs de l’Aerial Corps sont des amiraux, ce qui tendrait à laisser penser que Naomi Novik l’a modelé à partir du Royal Naval Air Service, une des deux composantes qui fusionneront en 1918 pour former la Royal Air Force. Le nom, lui, évoque plus la seconde ces composantes, le Royal Flying Corps (la composante aérienne de la British Army avant l’apparition de la RAF). Je regrette toutefois que l’auteure n’ait pas choisi le terme autrement plus prestigieux de Royal Air Force (ou celui de Spitfire, en référence au légendaire chasseur, pour le dragon).

L’auteure est vraiment allée au bout de sa logique, en imaginant une FLAK bien avant l’heure, ainsi que les transformations impulsées aux navires de guerre à cause de l’existence d’une armée aérienne. Outre des tireurs d’élite dans la mâture (qui ont toujours été présents, même dans notre histoire), les vaisseaux sont en effet dotés de harpons, comme ceux d’un baleinier, et de « canons à poivre » (ce terme étant trompeur : ils ne correspondent pas aux armes à feu historiques du même nom – pouvant tirer plusieurs projectiles successivement en faisant tourner de longs barillets qui servent également de canons-, mais à des pièces tirant des obus remplis de poivre, devant désorienter et irriter le dragon visé -le terme n’est pas expliqué par Naomi Novik dans le tome 1, mais il l’est par contre dès le début du tome 2-). De plus, ils transportent dans leurs cales des plate-formes flottantes, qui peuvent être reliées entre elles pour constituer une piste d’atterrissage pour dragons en pleine mer.

Personnages, écriture

Les deux personnages principaux sont le Capitaine Laurence et son dragon, Téméraire. Paradoxalement, le second se révèle beaucoup plus complexe et intéressant (et iconoclaste) que le premier, qui est très stéréotypé (en gros : honneur, patrie, service ; non pas que j’ai quelque chose à y redire, mais ça ne va pas plus loin que ça, ou si peu, du moins dans ce tome 1). De même, les personnages secondaires manquent de nuances, et se révèlent, comme le protagoniste humain, un peu trop dans les codes attendus dans ce genre de littérature militaire victorienne (ou georgienne, dans notre cas) : il y a l’officier bourru mais au cœur d’or, le noble imbu de sa personne et méprisant, etc. Là encore, les personnages secondaires dragons volent la vedette à leurs aviateurs.

Une des seules originalités est la présence de personnages militaires féminins : certaines espèces de dragons, capitales pour l’effort de guerre, n’acceptent que des capitaines féminins, aussi le Corps est-il obligé d’engager des femmes. Voilà une énorme divergence par rapport à l’histoire réelle, mais qui apporte un vent de fraîcheur à un sous-genre militaire très convenu. Sans compter l’aspect Honor Harrington que cela donne à la chose : car oui, il y a quand-même un certain nombre de parallèles suspects entre les deux sagas, dont le fait que le second de Laurence s’en méfie au début puis devienne son plus grand fan par la suite (coucou Alistair McKeon…), et que dans le premier HH, son croiseur s’appelle l’Intrépide (en VO : H.M.S Fearless) : il est tout de même étonnant que Naomi Novik ait choisi le nom de Téméraire, qui est très proche, dans l’idée, de cet adjectif. Sans compter que, comme Honor, Laurence se trouve aux prises avec un autre officier, issu de la noblesse (coucou Nord-Aven…) qui a un comportement révoltant (il ne fait pas de tentatives de viol -c’est du YA, hein….-, mais il est méchant avec son dragon, un p’tit tout sympa pourtant).

L’autre demi-originalité est l’âge du protagoniste : c’est un homme d’âge mûr, ce qui reste rare en Young Adult, où le héros ou l’héroïne a une forte tendance à être adolescent ou tout jeune adulte.

Enfin, là aussi, l’auteure va au bout de sa logique : les dragons vivant bien plus longtemps que leur Capitaine, ils devront au bout d’un certain nombre de décennies (ou en cas de mort au combat) en changer. La pratique, dans ce cas là, est que le fils ou la fille du précédent Capitaine (selon l’espèce de dragon) prenne sa place, car il ou elle est mieux accepté(e) par le dragon. En conséquence de quoi le Corps, hum, comment dire, encourage vivement la, hum, fraternisation entre capitaines masculins et féminins. Ce qui est en contradiction totale avec toute discipline militaire moderne et avec les strictes convenances sociales de l’époque, surtout celles sur les enfants naturels. Ainsi, Laurence se trouve dans une situation qui le met très mal à l’aise lorsque le fait d’avoir une fille et un garçon avec une capitaine de Longwing (race qui n’accepte que les femmes) est évoqué comme étant la solution permettant d’engendrer un futur capitaine remplaçant pour Téméraire et un autre pour le Longwing en question ! Inutile de dire que pour le lecteur, par contre, ces passages sont très savoureux (et que, Young Adult oblige, tout ce qui concerne le sexe est traité avec une pudeur et une brièveté remarquables, à des années-lumière de la Fantasy grim & gritty).

Ne vous y trompez pas, l’écriture est extrêmement fluide et prenante, il y a du rythme, c’est passionnant (il vaut mieux avoir une certaine affinité pour le domaine militaire, cependant, vu le cadre et la minutie de la description des combats ou des entraînements), et pour du YA, l’univers est vraiment solide. Pourtant, il y a certains dialogues, personnages ou situations gnan-gnan (pour un adulte, après c’est vraiment bien adapté à un adolescent), ça manque du degré minimal de noirceur qui signe une histoire pleinement adulte (quoique, la façon dont les dragons se nourrissent…) et la psychologie des personnages est un peu basique, monodimensionnelle ou stéréotypée. Sans compter que les péripéties sont assez hautement prévisibles. Mais au final, on passe un excellent moment de lecture, et c’est tout ce qui compte.

En conclusion

Etant donné que le Young Adult est en général vraiment trop éloigné de l’ambiance et du degré de développement des personnages / univers que je recherche, j’ai en fait pris un risque considérable (selon mes critères) en achetant et en lisant ce roman. La constatation est pourtant claire : le pari est plus que largement gagné. J’ai passé un excellent moment, et les sept suites déjà sorties sont programmées (à raison d’une par mois, environ) pour les mois suivants.

C’est sans conteste un roman parfaitement recommandable pour un adulte, une uchronie intéressante, une fantasy militaire Napoléonienne solide, un roman de référence pour l’amoureux des dragons, et une allégorie des armées de l’air, un siècle avant, tombant tout à fait juste. Si vous vous intéressez aux guerres Napoléoniennes et / ou à la Bataille d’Angleterre de la Seconde Guerre Mondiale, et que la Fantasy et l’uchronie vous plaisent aussi, vous devriez prendre beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre.

Certes, ce roman souffre, du fait de son positionnement YA, de certains défauts : péripéties prévisibles, personnages un peu stéréotypés ou mono-dimensionnels, côté un peu gnan-gnan (même si une de ces scènes a bien failli m’émouvoir, moi aussi). Bref, c’est vraiment pas du Glen Cook, hein. Mais bon, même un adulte passe un excellent moment avec, on dévore les pages sans s’en rendre compte (je l’ai lu en deux jours, ce qui, pour près de 450 pages, me paraît respectable), et si vous avez un ado qui aime bien les avions, la fantasy, les dragons ou le pew-pew, vous pouvez lui faire lire ce livre en toute confiance (sachant en plus qu’il n’y a pas de scènes olé-olé, c’est pas Kushiel 🙂 ), normalement il devrait adorer.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un autre avis sur ce roman, je vous conseille les critiques suivantes : celle de Boudicca sur le Bibliocosme, celle de Shaya, celle de Lutin, celle de Daidin,

Ce roman fait partie d’un cycle, dont il est le premier tome : vous pouvez retrouver sur Le Culte d’Apophis les critiques du tome 2, du tome 3, du tome 4

Si vous avez aimé ce livre, vous pourriez être intéressé(e) par les romans suivants :

  • Une histoire naturelle des Dragons, par Marie Brennan (univers Victorien et Dragons, mais où ces derniers ne sont pas des créatures intelligentes et où le cadre militaire est totalement absent).
  • Le cycle de Pern d’Anne McCaffrey (dragons servant de montures, nombreuses sous-espèces de dragons).
  • Rosée de feu, par Xavier Mauméjean (utilisation de dragons par les japonais à la fin de la Seconde Guerre Mondiale).

Si l’aspect uchronique du livre vous a plu, la lecture du guide de l’uchronie peut vous permettre de mieux découvrir le genre, ainsi que d’autres romans qui pourraient vous séduire.

 

 

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21 réflexions sur “Les dragons de Sa Majesté – Naomi Novik

  1. Napoléon, histoire militaire…. dragons… Tu es très dragons ces temps-ci. Mais, finalement, ce n’est pas tout cela qui m’a convaincue. Je sens de la retenue dans ta critique et pourtant, je pense que je vais m’y pencher dedans! Pourquoi ?
    Iron Maiden!! Un roman qui peut s’accompagner d’un tel morceau doit valoir le détour!

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    • C’est bien vrai, Up the Irons !

      Sinon non, pas de retenue sur ce coup là, juste un avertissement aux lecteurs adultes du blog que ça reste avant tout du Young Adult et qu’il ne faut donc pas attendre de miracles en terme de complexité des personnages (à part pour les Dragons, qui sont franchement intéressants), de scénario (ça reste très prévisible), etc. Même si c’est vraiment très, très solide pour du YA. D’où le fait que j’en lise et que j’en chronique, puisque le YA est en général trop pauvre pour moi niveau univers, intrigue et personnages.

      Pour le reste, oui, j’aime bien les histoires avec les dragons, mais là c’est plus l’uchronie Napoléonienne (j’adore l’uchronie, presque autant que la Hard-SF et le Space Op), le côté Flintlock (c’est un genre qui m’attire beaucoup ces temps-ci), le côté forces aériennes un siècle avant et le côté militaire qui m’ont conduit à lire ce livre.

      Aimé par 1 personne

      • C’est vrai que j’aime bien également les belles uchronies! Et tu listes les points qui m’écartent du YA ( en dehors de la période estivale)!

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  2. Pingback: Téméraire, tome 1 : Les dragons de sa Majesté | Le Bibliocosme

  3. Merci pour les suggestions de lecture 🙂 Je ne connais pas encore Le cycle de Pern mais je note. Par contre je me suis lancée dans les Mémoires de Lady Trent et j’aime beaucoup son approche du sujet !

    Aimé par 1 personne

    • De rien 🙂
      Pern est un vieux classique, une référence absolue en matière de dragons (du moins avant la publication des œuvres de Naomi Novik et Marie Brennan), mais c’est vraiment très différent de Téméraire ou de Lady Trent, notamment du fait de l’univers non-victorien, des capacités des dragons ou de leurs cavaliers (téléportation, télépathie), de la longueur du cycle (plus de 20 tomes) et de l’histoire (2500 ans). En plus, c’est de la science-fantasy, donc c’est assez particulier, il faut aimer ce type de mélange des genres.

      Concernant Lady Trent et ses mémoires, c’est sûr qu’il y a moins d’action que dans Téméraire (au moins si on compare leurs premiers tomes respectifs), mais j’aime beaucoup l’aspect « l’Isabelle âgée parle sans concession de ses contreparties plus jeunes », le procédé de l’adresse et le ton général (l’humour cassant de la narratrice). Et puis pour quelqu’un qui serait complètement allergique à l’aspect militaire de Téméraire, c’est sûr que c’est plus attirant. Personnellement, j’ai bien aimé les deux univers.

      Aimé par 1 personne

    • Euh… je rappelle à tout le monde que je suis le Grand Dieu Apophis, vous savez, le dieu SERPENT, donc c’est normal que je m’intéresse aux autres créatures à écailles 😀

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