Les griffes et les crocs – Jo Walton

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Dragon Abbey

griffes_crocs_waltonLes griffes et les crocs est la dernière traduction française en date d’un roman signé Jo Walton. Il s’agit en fait d’un des premiers livres de l’auteure Galloise, sorti fin 2003 et titulaire du World Fantasy Award 2004. Si on la connait principalement, dans l’hexagone, pour ses uchronies (dont Mes vrais enfants), Walton est aussi (et en terme de nombre d’ouvrages, en fait surtout) un écrivain de Fantasy, genre dont relève le roman dont nous allons parler aujourd’hui. Et plus précisément, de Gaslamp Fantasy (= Victorienne) et surtout de Fantasy of manners (= l’ennemi n’est pas un monstre, une nation rivale ou un antagoniste, mais la société, ses lois, traditions et coutumes).

Je préfère prévenir tout de suite les lecteurs qui ont découvert Jo Walton via Mes vrais enfants et qui penseraient lire le même genre de roman, mais dans un contexte fantastique plutôt que réaliste et uchronique : les deux livres n’ont que de relatifs points communs, à part le fait qu’ils sont prenants et se lisent très facilement d’une part et l’adoption de deux points de vue (entre autres) féminins divergents d’autre part (ainsi que les thématiques féministes et sociales, évidemment). Et ceci, avant tout, à cause d’un « petit » détail : les personnages ne sont pas des humains… mais des dragons cannibales

Au passage, et même si ça ne se voit pas au premier coup d’œil (en raison d’un résultat très différent de son travail habituel), l’illustration de couverture est signée Aurélien Police. Personnellement, je la trouve tout à fait en accord avec le contexte du livre, et esthétiquement plaisante, donc réussie.

DragonForce (univers, genres, ressemblances) *

Trains, Porcupine Tree, 2002.

Ce roman relève à la fois de la Gaslamp Fantasy (du fait de son univers à esthétique et structure sociale Victorienne) et surtout de la Fantasy of Manners (ou Manner Fantasy), dont il est paradoxalement à la fois un représentant emblématique (sur le pur plan de son intrigue) et assez inhabituel (du simple fait que les protagonistes ne sont pas des humains, mais des dragons : en général, il s’agit plutôt d’une Low Fantasy particulièrement économe en éléments caractéristiques du genre). Notez qu’on a lourdement tendance à associer indissociablement ces deux genres, parfois, ce qui est une erreur : toute la Gaslamp n’est pas de la Manner Fantasy (voyez Le sang du dragon par exemple), et inversement tout ce qui relève de cette dernière n’est pas forcé d’adopter un cadre victorien, et peut tout à fait inventer son propre cadre social, à la seule condition qu’il soit rigide et lourdement hiérarchisé.

Dans un monde secondaire (= imaginaire) et un pays (Tiamath, clin d’œil à sa quasi-homonyme Tiamat, déesse-mère des dragons dans la mythologie Babylonienne) qui ressemble tout à fait à l’Angleterre de la Révolution industrielle (essentiellement rurale, avec l’introduction récente de trains, la présence de fusils, de manufactures, de deux églises dont une -équivalent de l’Anglicane- a pris le pas sur l’autre -la catholique romaine-, d’une codification complexe et rigide des rapports hommes… pardon mâles et femelles -dont l’utilisation de chaperons-, etc), mais habitée uniquement par des dragons, nous suivrons essentiellement les difficultés de deux sœurs (et de leurs deux frères) en lutte contre les lois, la bienséance et les traditions de leur société, d’abord pour un héritage spolié, puis pour des soucis liés aux mariages des deux dragonnelles. Le fait qu’on lutte plus contre un système que contre les antagonistes classiques en Fantasy (orcs, roi-sorciers et toutes ces sortes de choses) est tout à fait typique de la Manner Fantasy, d’ailleurs.

Le contexte victorien est criant à d’innombrables niveaux : je me contenterais de citer les chaperons, les dots, la gentry méprisée par la noblesse, le bal des débutantes, le fait de faire son « entrée dans le monde », le « marché du mariage », etc.

Gaslamp + Manner Fantasy donne donc quelque chose qui se rapproche de la littérature victorienne, comme les romans de Jane Austen par exemple, ou, comme le précise elle-même l’auteure, La cure de Framley d’Anthony Trollope, particulièrement dans la façon dont les femelles dragons sont dépendantes d’un (bon) mariage sur le plan du statut social et d’un degré minimum de bien-être économique. Mais Les griffes et les crocs ressemble aussi à certains romans de SFFF, que ce soit sur le plan du cannibalisme qui est au centre de la société draconique (je vais y revenir) ou de l’importance de la couleur rose chez les femelles : dans le premier cas, on peut penser à Parade nuptiale de Donald Kingsbury (y compris au niveau de la codification des circonstances dans lesquelles le cannibalisme est autorisé), dans le second à Élévation de David Brin. De même, la pratique de dormir sur un trésor évoque immanquablement le Smaug de Tolkien, par exemple, et le filet oppressant de traditions et de règles sociales qui enserre les épouses ou les jeunes femmes en général, ainsi que le comportement attendu en toutes circonstances d’une digne dragonne, rappellent d’une façon surprenante Infinités de Vandana Singh. Et bien sûr, il  y a Téméraire de Naomi Novik, mais nous allons en reparler.

Mais la référence qui s’impose immédiatement à l’esprit est Downton Abbey, que ce soit dans l’atmosphère, les petits et les grands malheurs que traversent les jolies dragonnelles de l’aristocratie campagnarde, ou la façon de se préoccuper aussi des petites gens, des « downstairs » (ceux qui passent leurs journées dans les locaux techniques situés en-dessous du fumoir, de la salle à manger et de la salle de bal) comme ils disent dans la série. D’où ma plaisanterie en titre de cette critique  : « Dragon Abbey » !

On pourrait se poser également la question de savoir si le fait de remplacer des humains (ou des elfes, ou une quelconque race humanoïde) par des dragons dans un monde secondaire apporte un réel plus : la réponse est clairement oui, justement en raison des dites particularités comportementales ou physiologiques de ces créatures (voir plus loin). Qui plus est, la férocité des mœurs draconiques (principalement au niveau du cannibalisme) apporte un contrepoint aussi saisissant que fascinant au côté plus léger des histoires de mariage dans une société victorienne des deux dragonnelles qui sont au centre du récit.

Cannibal Corpse (Intrigue) *

Downton Abbey main theme.

Les dragons de Tiamath, donc, sont répartis selon deux hiérarchies parallèles : la première, classique, dérive des classes sociales médiévales ou victoriennes, avec une distinction entre serfs, peuple et aristocrates (qui eux-mêmes portent des titres comme Illustre, Exalté, Auguste, Digne, Éminent, etc, et pas les classiques duc, baron ou comte). La seconde est beaucoup plus draconique : plus on est grand (je parle d’une longueur en pieds, de la tête à l’extrémité de la queue), plus on est respecté. De même, plus on est vieux et plus on acquiert des caractéristiques utiles : le vol (avec le développement des ailes), puis éventuellement le feu. Le truc qui change tout est qu’on ne peut grandir qu’en mangeant un autre dragon (les nourritures normales -bœufs, moutons, fruits, etc-  n’assurent pas la croissance, juste le métabolisme normal). c’est d’ailleurs ce qui distingue les classes sociales (en plus de l’hérédité, évidemment) : les serfs n’en mangeront jamais (et ne dépasseront donc pas sept pieds), les gens du peuple en une seule occasion (la famille consomme le corps des parents défunts). Les aristocrates, par contre, ont le droit de consommer les dragonnets de leur domaine qui arborent des écailles d’un vert maladif, pour assurer la « bonne santé de la race ». Certains ont d’ailleurs une définition très large de « malade » ou de « chétif », et dépassent de loin leurs prérogatives en consommant des petits sains. Et puis bien entendu, on peut défier un autre dragon en duel, et le vainqueur déguste son malheureux opposant (quelle douce et -c’est le cas de le dire- savoureuse vengeance…). On murmure même que certains dévorent leurs domestiques…

Notez que la réputation a, même pour un dragon mâle (et je ne parle pas des femelles…), de l’importance : Bon Agornin avait beau être un dragon ayant du bien et un titre, ses origines modestes, le fait qu’il se soit élevé à la force du poignet en feront toujours un parvenu aux yeux de l’aristocratie héréditaire.

L’intrigue démarre avec les derniers instants du dit Bon Agornin, respectable dragon ayant atteint l’âge avancé de cinq siècles. Contre ses dernières volontés, son beau-fils, l’Illustre (et ignoble…) Daverak consomme la plus grande partie du cadavre, à l’aide de Berend, sa femme et fille de Bon, et de ses petits. Les autres membres de la fratrie, les deux frères et deux autres sœurs, sont donc spoliés. A la suite de ce drame introductif, l’intrigue va suivre plusieurs fils narratifs parallèles : un des frères va vouloir intenter une action en justice contre Daverak, un autre va (c’est le cas de le dire) prendre une des ses sœurs, la fougueuse Selendra, sous son aile (ah, ah !), tandis que l’autre, la douce Haner, va vivre chez Daverak avec son aînée Berend. Dès lors, les propositions de mariage faites aux deux dragonnelles seront un des deux points focaux du récit, l’autre étant le feuilleton judiciaire opposant les deux beaux-frères.

Même si, comme dans toute Fantasy of Manners qui se respecte, le vrai adversaire est le système, il y a tout de même 2-3 « antagonistes » (même si le mot est un peu fort, du moins pour la plupart) bien hu… pardon, draconiques, dans le lot, de Daverak à la vieille douairière Benandi (Lady Violet Crawley dans Downton Abbey, en moins sympa) en passant par le collègue de travail d’Avan ou le prêtre Frelt.

Structure

Il est intéressant de noter que ce roman porte en lui le germe de la structure de Mes vrais enfants, avec une nette dichotomie entre le sort de deux « femmes » : d’un côté, Selendra traverse certes quelques remous, mais elle vit dans un foyer où elle est aimée et respectée, et trouve un soupirant beau, gentil, titré et fortuné ; de l’autre côté, Haner vit dans la terreur de Daverak, assiste à des horreurs (dont la consommation des serfs, d’un de ses propres petits et un traitement très dur infligé aux domestiques) et découvre des facettes de sa sœur Berend qui lui déplaisent souverainement. Mais bon, pour ceux qui ont lu le livre (très) postérieur de Jo Walton, la différence entre les deux Dragonnelles est moins prononcée qu’entre les deux versions de Patricia.

La structure est très particulière : le livre est divisé en seize parties, alterne beaucoup les points de vue (Bon, un prêtre, chacun des membres de la fratrie, une vieille douairière et son fils, etc), se sert assez souvent de l’adresse au lecteur (draconique, évidemment : il y a un passage très amusant sur les « gentils lecteurs qui évitent d’aller démembrer l’éditeur et croquer l’auteur des livres qui ne leur plaisent pas » ! -je dois être un dragon, moi-), et est en gros bâti sur un ton « Tante Jo raconte une histoire » (en -un peu- moins gamin).

Thématiques, ton

Je le disais, mais Jo Walton a combiné certains éléments de sa biologie draconique fictive avec des éléments tout à fait réels de la rigide société Victorienne : par exemple, une dragonnelle normale est d’une belle couleur dorée, mais si un mâle l’approche de trop près (de gré ou de force, d’ailleurs), elle vire de façon irréversible (enfin… non, rien) au rose. Et alors là, malheur à elle si elle n’est ni mariée, ni veuve, ni fiancée. Notez qu’après la ponte (si j’ai bien tout saisi), elle vire au rouge, et, avec l’âge, au gris.

Conséquence du rosissement : le maintien d’une distance bienséante entre garçons et filles, l’utilisation de chaperons, et tout le tralala victorien, sauf qu’ici il est expliqué, il a une justification, un côté réaliste : il ne sort pas de la connerie ambiante. D’ailleurs, Jo Walton nous l’explique elle-même dans les notes : pour elle, les axiomes des romans victoriens sur lesquels elle a basé son livre (le principal étant La cure de Framley d’Anthony Trollope) sont fondamentalement irréalistes, car les gens (les femmes en particulier) n’ont en réalité pas le comportement décrit. Dès lors, elle est partie de l’hypothèse de travail suivante : que se passerait-il dans un monde où les axiomes de ces romans sentimentaux se vérifieraient, où ils seraient adossés aux toutes-puissantes lois de la biologie elles-mêmes ? D’où le rosissement, ou le fait que les dragonnelles ne possèdent pas les griffes (ou le feu, apparemment) des mâles, ce qui les condamne à rester toute leur vie sous leur coupe si elles veulent bénéficier d’une protection et ne pas se faire violer ou pire, dévorer.

Le contexte pseudo-victorien sert à Jo Walton à dénoncer, comme à son habitude, le traitement infligé aux femmes ainsi que certaines inégalités dans les sociétés de l’ère post-industrielle. En fait, certaines thématiques centrales du livre peuvent quasiment être résumées par le passage suivant (p 289) : « Les femelles ont si peu de pouvoir ! Le seul qu’on nous accorde, c’est celui d’accepter ou de repousser nos prétendants. Et même alors, nous devons attendre qu’ils fassent le premier pas. Vous me demandez de penser en termes d’argent et de position sociale, sans vous préoccuper de ce que je ressens ». L’aspect patriarcal de la société est même exprimé avec force dans un « nous qui ne sommes que d’inutiles femelles », ou dans le fait qu’une dragonnelle qui se marie perd tout son or.

En dehors de l’aspect romantique, victorien et patriarcal, et du statut de la femme, évidemment, les thématiques abordées sont, en vrac, les suivantes :

  • Système de servage, traitement inhumain (ils sont parfois dévorés par leurs maîtres…), ou au mieux dégradant (ils ont les ailes liées par des cordons pour les empêcher de voler, comme les prêtres), des domestiques. De plus, nulle familiarité n’est admise de leur part, même de celle d’anciennes nourrices ou de serviteurs de longue date.
  • Conservatisme, bigoterie.
  • Intolérance religieuse (les adeptes du culte minoritaire n’ont le droit de se défendre que depuis trente ans si on leur fait un procès, mais n’ont en tout cas aucun droit d’en intenter un), mais aussi, d’un autre côté, justification par l’Église dominante de l’eugénisme pratiqué sur les plus faibles (« Nous agissons pour le bien de notre espèce, comme nous l’enseigne l’Église »).
  • Intolérance envers les femmes non-mariées / fiancées / veuves / adolescentes, qui sont pratiquement traitées comme des pestiférées ou des filles de petite vertu, même si leur comportement est en fait irréprochable (cf le personnage de Sebeth).
  • Mariages problématiques entre membres de classes sociales différentes, mariage romantique par opposition au mariage de convenance qui est la norme.
  • Marquage social « au fer rouge » si on professe des idées « radicales », comme l’idée de mettre fin au servage et de payer ses ouvriers, ou celle que la personnalité d’un dragon, son comportement, compte plus que son rang ou sa richesse pour déterminer sa vraie valeur.
  • Importance particulière de la fin de vie, comme dans Mes vrais enfants, au passage.

Le ton de ce roman est très particulier : il mélange des thématiques qui, comme je viens de le démontrer, sont d’une certaine profondeur, avec une atmosphère qui, par moments, flirte dangereusement avec le gnan-gnan, le Young Adult, ou bien le conte plus léger qu’il n’y paraît, où tout s’arrange à la fin. De fait, pour ceux qui connaissent, cela rappelle assez Téméraire de Naomi Novik, l’aspect militaire en moins, évidemment, ce qui n’empêche pas Les griffes et les crocs de proposer quelques moments assez hardcore tout de même, comme le cannibalisme d’un petit par ses propres parents. Il est donc évident que cette histoire romantique, cousue de fil blanc, narrée sous un ton globalement léger et pimpant à la Downton Abbey, ne va clairement pas plaire à une certaine partie du lectorat Fantasy. Pourtant, personnellement, j’ai trouvé le contraste entre le côté « light  » (pas dans le sens humoristique, mais de ton léger) et social de cette Fantasy d’une part et son atmosphère par moments quasi-horrifique apportée par le cannibalisme et la violence sous-jacente dans la société draconique d’autre part extrêmement intéressant. De fait, voir ces dragons en haut-de-forme se massacrer en plein tribunal (avec des juges à perruques !) a été, par moments, tout ce qu’il y a de jouissif, tout comme cette vision d’un Downton Abbey draconique.

Et bien entendu, il y a les qualités d’écriture de Jo Walton : ça se lit tout seul, sans effort, sans saturer, et au final, on passe un savoureux moment de lecture, et c’est tout ce qui compte. Et puis, comme le souligne avec justesse la quatrième, vous n’aurez pas souvent l’occasion de voir des dragons de ce genre, donc profitez-en. Le seul point faible, si je devais en faire émerger un, est la fin, qui, bien que prévisible, fait quand-même sourire. Dans le genre, rhoooo, elle a osé !

En conclusion

Amatrice de romans victoriens, mais les trouvant peu réalistes en matière de comportement des personnages, Jo Walton s’est demandée ce qui se passerait si les codes de cette société étaient tirés de particularités biologiques de la race à laquelle appartiendraient les personnages. Elle a donc fait de ceux-ci… des dragons, et les a placés dans un monde secondaire victorien et dans un pays imaginaire (Tiamath) où ils constituent la seule population. A partir de là, elle déroule une histoire classique mêlant héritage spolié et tourments amoureux de deux dragonnelles.

Entre Downton Abbey draconique et Téméraire non-militaire et centré sur les amours  de deux belles femelles, cette Gaslamp / Manner Fantasy adopte un ton plutôt léger, auquel quelques scènes quasi-horrifiques, liées à un cannibalisme institutionnalisé dans la société des dragons, apportent un contrepoint saisissant. C’est cependant sur le plan des thématiques développées qu’on se rend compte que cette Fantasy n’a pas grand-chose de « light », puisque, comme à son habitude, Jo Walton en profite pour dénoncer, outre la condition de la femme, celle des serfs et domestiques, des cultes religieux minoritaires, des radicaux (de toute personne ne pensant pas selon le dogme hautement conservateur de l’aristocratie et de l’Église), des femmes qui vivent en-dehors des convenances du rigide système, etc, dans un cadre victorien. Toutefois, malgré ces qualités, le ton parfois un peu gnan-gnan, limite Young Adult, ainsi que la fin cousue de fil blanc, font que ce roman n’est pas taillé pour plaire à tous les publics. De mon côté, j’ai cependant passé un savoureux moment de lecture, notamment grâce à l’écriture toujours très fluide et prenante de l’auteure Galloise. Et pour une fois, une quatrième de couverture a tout à fait raison : quelles que soient ses qualités ou ses faiblesses, ce roman vous montrera des dragons comme vous n’en avez jamais vu !

Je remercie les éditions Denoël pour l’envoi de ce livre. 

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Bouch’, celle de Samuel Ziterman sur Lecture 42, de Lutin sur Albedo,

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32 réflexions sur “Les griffes et les crocs – Jo Walton

  1. Tiens, voilà qui éveille ma curiosité ! J’ai découvert Jo Walton à travers « Morwenna », et si j’ai bien aimé ma lecture, j’ai surtout adoré écouter l’auteure dans des interviews, c’est un personnage assez incroyable 🙂 Du coup j’ai bien envie de retourner vers sa plume, et celui-ci a l’air carrément unique ! (Et puis j’ai adoré Downton Abbey, du coup je ne dis pas non à une version draconique 😀 )

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  2. Mmmhhh, moi qui l’avais noté en lecture potentielle, je sentais qu’il était prometteur. J’avoue que ta comparaison avec Téméraire fait mouche avec moi. Même sans l’odeur de la poudre, d’autres éléments me parlent plutôt pas mal.
    Je pense passer au-delà du ton gnan-gnan.

    Merci pour cette critique toujours aussi pro et alléchante. Tu parlais de cannibalisme, non ?

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  3. J’adhère bien aux choix de Jo Walton, mais j’avoue que l’aspect victorien ne m’attire pas trop, mais en même temps il y a des dragons, mais tu parles de Downton Abbey et des intrigues amoureuses, mais mais mais… bon eh bien je ne sais pas trop. Je me déciderai dans les prochains salons et je l’achèterai sûrement sur un coup de tête. ^^

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  4. J’ai lu ton avis en diagonale vu que j’ai l’intention de lire le bouquin. Je ne m’attends à trouver quelque chose du niveau de Mes vrais enfants (vu que c’est un texte plus ancien) mais je suis ravie de voir qu’il est néanmoins fort intéressant. Ton sous-titre « Dragon Abbey » suffit à me le vendre en tout cas ^^

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  5. Superbe chronique !
    Mille mercis pour cette annonce fracassante, je désespérais qu’il soit traduit un jour…
    Je l’ai commandé aussitôt, pour pouvoir le faire lire autour de moi 🙂
    Je me rappelle avoir été surprise et même interloquée au début de ma lecture par les choix audacieux de l’auteur, avec ces dragons humanisés, avant de verser dans le coup de coeur.
    Et quelle magnifique couverture 🙂

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    • Merci 🙂

      Je dois dire que j’ai tout de suite accroché au contraste entre l’élégance que nous associons inconsciemment avec la société Victorienne et la brutalité inhérente au dragon en Fantasy. Je trouve que c’est un gros plus du roman, mais c’est aussi un postulat de départ auquel il faut absolument accrocher à un moment ou un autre du bouquin, faute de quoi ça va complètement sortir certains types de lecteurs de l’histoire.

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      • Ce n’est pas un roman tout public, c’est certain, d’où ma joie à le voir traduit chez nous, je n’y croyais plus ! Ce contraste que tu relèves est également très présent dans les Jane Austen (et c’est pour cela que je vais entrer en mission pour le faire lire aux lectrices de l’auteur, nombreuses autour de moi). Les jeunes filles bien nées profitent d’un confort matériel, mais elles n’ont quasiment aucun levier sur leur vie, le seul choix possible est dans le refus d’une éventuelle demande en mariage. Leur monde est brutal sous le vernis des bonnes manières… Chaque roman de l’auteure se finit bien pour l’héroïne, mais on comprend que c’est finalement un gros coup de bol. Les autres personnages ont rarement cette même chance et d’ailleurs l’auteure ne l’a pas eu.

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  6. « Dragon Abbey » : j’adore ! 😀 Je ne suis pas sure que ce soit un livre pour moi mais je suis quand même assez tentée : le contexte victorien et les carcans qui vont avec ont tendance à vite m’énerver mais les particularités que tu mentionnes concernant les dragons m’intriguent beaucoup. Je le rajoute dans ma liste mais ça ne sera surement pas pour tout de suite ^^

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      • A propos de Fantasy of manners, je vois que tu es comme moi en train de lire le Fils de l’Acier Noir, et je me disais justement que ce roman – au point où j’en suis de ma lecture, soit à peine la moitié – était marqué par une influence certaine de ce sous-genre, bien que pas dans l’habituel cadre victorien (quoique largement aussi oppressant en version « hindou »). Plus précisément quand j’y ai pensé je me suis demandé si on pouvait appeler ça « Fantasy of Manners » hors d’un contexte victorien ou approchant, je note avec intérêt que tu réponds par l’affirmative au début de ta critique. Je pense que tu as raison. Et du coup, ça ouvre sans doute la porte de ce sous-genre à pas mal de fantasy japonisante également (aucun titre de roman ne me vient là tout de suite, mais je pense par exemple aux scénarios hivernaux dans le jeu de rôle Legend of the Five Rings, très typiques de l’équation « carcan des convenances = antagoniste principal »).

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        • Je ne l’ai pas encore commencé, des contraintes IRL font que je ne serai probablement pas en mesure de le faire avant mercredi, voire jeudi. Réponse à venir dans ma critique, donc (qu’il ne faut pas attendre avant le 30 au mieux, le 1-2 octobre au pire).

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  9. J’ai super envie de le lire celui-là !! Mes vrais enfants ne me fait pas envie, mais j’ai adoré Morwenna, et sa trilogie du Subtil changement (enfin, il faut encore que je lise le dernier, mais je ne doute pas de l’adorer ^^). Et puis j’adorais Downton Abbey, donc la référence tape forcément ^^

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