Infinités – Vandana Singh

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SF = Social fiction

infinites_singhVandana Singh est une auteure indienne, née à Delhi mais vivant (et enseignant -elle a un doctorat en physique théorique, sa spécialité étant celle des particules-) à Boston, USA. Elle écrit des textes relevant des littératures de l’imaginaire en général, SF, Fantasy ou Fantastique, principalement en anglais mais aussi parfois en Hindi. Elle a publié des textes à destination des enfants (deux romans parus à ce jour), ainsi que des essais (l’un d’eux se trouve dans ce recueil), des nouvelles (une vingtaine, dont dix sont présentes dans Infinités) et un roman court SF, Distances.

A part la nouvelle qui donne son titre à l’ouvrage et une deuxième, tous les autres textes font moins de vingt-six pages. Signalons la couverture d’une beauté époustouflante, encore un coup de maître de l’excellent Aurélien Police. Pour l’instant, tous éditeurs confondus, c’est clairement l’illustration de l’année. 

Les nouvelles

Comme d’habitude avec les recueils ou fix-ups de nouvelles, je vais vous donner un court résumé (garanti sans spoilers) de chacune, ainsi que mon sentiment à son sujet. Je vais également préciser le genre (SF, Fantastique, etc) au sein duquel on peut classer la nouvelle. Enfin, comme on s’aperçoit rapidement que les nouvelles dénoncent, pour certaines, un « travers » de la société indienne traditionnelle, je vais également préciser sa nature.

Faim

Genre : (vaguement) Fantastique ; Travers : réseaux de relations socio-professionnelles, traitement des personnes âgées.

Dans cette nouvelle, nous suivons une maîtresse de maison qui prépare la soirée d’anniversaire de sa fille de douze ans. Soirée qui sera l’occasion de recevoir les collègues de travail (et leurs épouses) de son mari, qui vient de bénéficier d’une promotion en étant nommé vice-président (Vandana Singh a un intéressant sens de l’humour, puisqu’elle fait remarquer que vice-président, c’est bien, mais que président du vice, c’est mieux). Toutefois, le petit vieux qui vit plus haut dans l’immeuble va gâcher la fête…

L’intérêt de ce texte n’est pas son aspect très vaguement fantastique, non, il est à chercher ailleurs, sur deux plans différents en fait : d’abord, c’est une peinture fascinante du complexe et fragile réseau de relations sociales qui maille la société Indienne. Société dont les codes sont très éloignés des nôtres. C’est aussi, au passage, la description d’une gastronomie différente, la peinture d’une ambiance autre, un tableau avec les odeurs de cuisine, les bruits des animaux ou de la rue, bref d’un monde si proche et pourtant si loin du nôtre. Et là aussi est le second intérêt de la nouvelle : sa morale, ses trois dernières phrases, qui ne disent pas autre chose que cela : si proches, et pourtant si loin les uns des autres…

Bref, c’est un texte intéressant, mais plus sur un plan humaniste (voire ethnologique) que sur un plan strictement SFFF.

Delhi

Genre : SF ; Travers : traitement des indigents, plus un vague aspect « Delhi n’est pas une ville sûre pour une jeune femme » (risques de viol, attouchements, etc).

Aseem a un cerveau qui n’est pas câblé comme le votre ou le mien (mais il s’est aperçu que quelques autres personnes partageaient son don) : il peut percevoir deux flux temporels à la fois, celui dans lequel il vit (= son époque) et un autre, qu’il vienne du passé ou du futur (c’est aléatoire ou soumis à des lois incompréhensibles). Il perçoit les habitants de ces époques (et inversement), peut leur parler, etc. Les indiens du passé le prennent pour un fantôme ou un esprit. En parallèle, Aseem cherche partout le visage d’une jeune femme, celui qu’il peut voir sur la sortie d’imprimante qui lui a été donnée par une sorte de devin high-tech pour le moins énigmatique (en même temps, c’est un oracle…).

Encore une fois, on s’aperçoit que Vandana Singh est un écrivain assez magistral, capable d’installer de façon très profonde dans l’esprit de son lecteur (dans le mien, en tout cas) une atmosphère riche de détails, réaliste, envoûtante. Cependant, même si cette fois l’aspect SF est plus poussé que l’aspect fantastique de la nouvelle précédente, on en vient aux mêmes réflexions : la SFFF n’est finalement qu’un prétexte, qu’un oripeau pour dénoncer certains travers de la société indienne. De plus, si l’histoire est bien contée (je me dis que ses livres pour enfants doivent être de pures merveilles), elle n’a pas vraiment de fin ou d’explication satisfaisante.

Bref, ce texte est un bel objet littéraire, mais reste moyennement satisfaisant sur un strict plan SF. De plus, il manque à cette nouvelle ce qui fait, pour moi, la quintessence de ce format : une chute spectaculaire.

La femme qui se croyait planète

Genre : Fantastique ; Travers : comportement attendu d’une digne épouse indienne traditionnelle et d’une femme honorable, dignité familiale, déshonneur (plus un vague aspect crime d’honneur), comportement dans l’espace public / à la vue des domestiques.

Ramnath, qui aspire à jouir d’une paisible retraite, a un gros problème avec son épouse Kamala : elle se prend… pour une planète, se dénude à la vue des autres, et a en général un comportement indigne d’une bonne épouse (elle l’appelle par son prénom, rendez-vous compte…), mettant en danger l’honneur, la dignité et l’image de sa famille.

L’aspect fantastique est moins vague que dans la nouvelle Faim, mais clairement, il n’est une fois de plus qu’un vague prétexte pour dénoncer certains travers (ou, pour être plus neutre, certaines spécificités) de la société indienne traditionnelle.

Ce n’est pas un texte désagréable, ce n’est pas un texte inintéressant, mais ce n’est aussi pas vraiment un texte Fantastique : c’est un texte social. Par contre, c’est à signaler, il y a une chute, premier point, et, bien que prévisible, elle a ce côté un minimum vertigineux qui convient à une nouvelle correcte (telle que je la conçois).

Infinités

Genre : SF / Fantastique ; Travers : relations houleuses entre communautés Hindoue et Musulmane, émeutes raciales.

Nous suivons un vieux professeur de mathématiques, obsédé par les infinis, Riemann et Cantor. Ce musulman entretient une amitié longue d’une vie avec un camarade de classe Hindou, alors que les tensions s’exacerbent de plus en plus entre les deux communautés. Mais ces considérations terre-à-terre s’effacent quand enfin, les créatures angéliques qui, depuis son enfance, refusent le contact lorsqu’il croit les entrapercevoir du coin de l’œil, lui ouvrent la porte de leur univers…

Des nouvelles lues pour l’instant, c’est celle où l’aspect SF / Fantastique est le plus présent. C’est aussi une ode à la tolérance religieuse, une déclaration d’amour d’une scientifique aux mathématiques, et un texte à la remarquable écriture. Pourtant, l’impression persistante que l’aspect SFFF ne sert que de prétexte à un manifeste social contre les travers de la société indienne contemporaine est toujours là. 

Soif

Genre : Fantastique ; Travers : rien de flagrant cette fois, peut-être un vague rapport avec les mariages arrangés.

Susheela est une jeune mère qui, alors que le festival des serpents approche, ressent, comme tous les membres de sa famille, un appel irrésistible vers l’eau. Appel partagé par son fils, d’ailleurs.

C’est, à ce stade de la lecture du recueil, le texte à la fois le plus nettement Fantastique et celui qui ressemble le moins à une critique des coutumes indiennes vaguement travestie en SFFF. C’est aussi, hélas, une nouvelle ultra-prévisible, et pas franchement la plus évocatrice ou intéressante du livre. Bref, je sors de cette lecture avec une impression mitigée : satisfait d’avoir enfin seulement affaire à du fantastique, déçu que ce soit un texte finalement peu mémorable. J’ajoute qu’à mon avis, ce texte est une parabole du déracinement d’une personne qui vit au sein d’un peuple qui n’est pas le sien (et devinez qui est Indienne et vit aux USA ?).

Les lois de la conservation

Genre : SF ; Travers : rien de significatif (les bidonvilles, à l’extrême rigueur).

Sur une Lune colonisée par l’homme, la poignée d’Indiens originaires de l’Etat de Bihar se réunit dans une pension de famille. L’un d’eux, Gyanendra Sahai, a une histoire extraordinaire à raconter, une aventure qui lui est arrivée sur Mars et qui a un lien avec les récentes théories sur les univers-miroirs…

Voilà une nouvelle SF ma foi correcte, pas parasitée par une critique de la société Indienne, avec une chute réussie et une dose adéquate de Sense of wonder.

Trois contes de la rivière du ciel

Genre : SF / Fantastique ; Travers : aucun.

Ce texte est en fait un assemblage de trois nouvelles ultra-courtes (4 pages chacune, en moyenne), des contes émanant de différents peuples (humains ou pas) sur diverses planètes.

Ces trois textes ont un intérêt plus que limité : a priori, le premier et le troisième auraient plus leur place dans un recueil pour enfants, et sur un plan SF ou Fantastique, ils font franchement tâche (à part à la rigueur le second) même auprès des textes pourtant très light dont je vous ai parlé précédemment. Il y a sûrement des tas de paraboles nous ramenant à notre monde moderne et à ses problèmes (le premier texte dénonce visiblement l’urbanisation à outrance et les grands travaux type barrages, lacs artificiels et fleuves détournés), mais c’est suffisamment cryptique pour qu’un esprit limité comme le mien ait du mal à toujours en dégager une signification claire.

Le tétraèdre

Genre : SF ; Travers : Mariages arrangés, différences entre classes sociales très marquées, comportement attendu pour une fille respectable, honneur familial.

Maya est une des personnes qui assistent à l’arrivée d’un mystérieux tétraèdre haut de deux étages en plein Delhi. Un instant, il y a juste un croisement de rues, l’instant d’après, il est là, pouf c’est magique. Elle et un de ses amis, étudiant en astrophysique en fin de cursus, vont mener l’enquête sur la nature et la provenance de l’artefact.

Ce texte, dont certains éléments rappellent Les Chronolithes de Robert Charles Wilson (et éventuellement très vaguement 2001 d’Arthur Clarke), est franchement intéressant (même si, je vais encore me répéter, il est parasité par une critique de la société indienne). Je déplore juste le fait que la fin soit moyennement satisfaisante, posant bien plus de questions qu’elle n’en résout. Mais, à titre personnel, j’ai été fasciné par l’utilisation de la topologie par Vandana Singh : je suis un fervent adepte de livres de vulgarisation en cosmologie, et c’est un sujet qui m’a toujours énormément intéressé. Je trouve aussi que l’auteure est franchement bonne vulgarisatrice, et que vu son talent d’écriture général, il y aurait sans doute des pistes à creuser de ce côté là. Si quelqu’un connaît son agent, il devrait le lui suggérer…

L’épouse

Genre : c’est une bonne question : c’est si vaguement Fantastique que j’ai envie de répondre Littérature générale, tendance onirique ; Travers : pas vraiment, peut-être la soumission attendue d’une épouse indienne traditionnelle, mais là aussi, c’est pas franchement flagrant.

Nous suivons Padma, indienne exilée aux USA où son mari poursuit une brillante carrière de professeur. Ou plutôt ex-mari, vu qu’ils sont en train de se séparer après une vingtaine d’années de vie commune. L’occasion pour Padma de repenser à son passé…

L’argument Fantastique est tellement mince (et nébuleux, je peine encore à comprendre, à vrai dire) que ce texte relève en réalité de la littérature générale. Ses thématiques sont la vie conjugale, le divorce, l’emprise exercée par un mari pervers et cynique sur sa femme plus effacée, le déracinement d’une indienne aux Etats-Unis (ça vous rappelle quelqu’un ?). Sur un strict plan SFFF, ce texte n’a AUCUN intérêt. Sur un plan littéraire plus large, c’est toujours bien écrit, mais je peine à saisir où l’auteure a voulu en venir (je rappelle que la première règle de la communication est d’établir un « canal » clair entre les interlocuteurs). Bref, à vous de voir si les thématiques explorées vous touchent, vous intéressent, ou pas.

La chambre sur le toit

Genre : Fantastique ; Travers : rien de bien net, peut-être un vague aspect place des handicapés physiques dans la société indienne.

La famille de la petite Urmila a une chambre à louer, sur son toit. Alors que la Mousson débute, elle est occupée par Aparna, une sculptrice très douée. Et qui, qui plus est, fait sortir Som, le frère handicapé d’Urmila, du mutisme dans lequel il commençait à s’installer.

C’est un agréable texte fantastique, un poil dans la lignée de Soif, et hélas tout aussi prévisible.

L’essai : Le manifeste spéculatif

Qualifier d’essai un texte de 4 pages alternant flots de banalités, anticolonialisme primaire et conceptions très personnelles de ce que doivent être les littératures de l’imaginaire (en gros : si c’est juste du divertissement, c’est de la merde) présentées comme des évidences incontestables me paraît personnellement plus qu’abusif. Et quelle humilité ! Je cite (p 268) :

Je ne parle pas ici des tombereaux d’ordures que constituent 90 % de la science-fiction et de la fantasy publiées

En conclusion

Si vous regardez les critiques parues en avant-première (bande de privilégiés, va !), vous verrez souvent des termes très élogieux revenir au sujet de cet ouvrage. A vrai dire, je suis à moitié d’accord elles : je trouve moi aussi que Vandana Singh a une écriture exceptionnelle, une capacité à créer une atmosphère, à brosser des descriptions en quelques coups de pinceau, à littéralement nous transporter en Inde, qui frôle le génie littéraire. C’est aussi, au passage, quelqu’un qui sait créer une atmosphère qui navigue entre la mélancolie, le légèrement onirique, bref qui est une conteuse au talent assez unique dans le paysage SFFF des années 2010. Elle nous offre un regard sans concessions, lucide et critique sur une société Indienne dont nous avons pour la plupart, en Occident, du mal à saisir les particularités (et il y en a) et surtout le gouffre qui nous en sépare. Enfin, sa sensibilité et son humanisme (c’est particulièrement visible dans Faim ou dans Infinités) achèvent de faire de ce livre un bien bel objet littéraire. Sur ces plans là, c’est donc un achat hautement recommandable. Et je dis bien : sur ces plans là.

Car si on se place sur un strict plan SFFF, ce livre est au contraire hautement… dispensable : d’une part, le « prétexte » SFFF est souvent si mince (c’est criant dans L’épouse ou dans Faim) qu’il s’efface complètement devant la critique des travers de la société Indienne (on peut voir les choses de deux façons : soit celle-ci est un plus à l’aspect SF ou Fantastique, soit c’est sans objet qu’elle le parasite ; voir plus loin) ; d’autre part, même dans les textes où l’équilibre SFFF / critique sociale est plutôt en faveur de la première, honnêtement, on est souvent sur des textes allant du sympa mais vite oublié au complètement dispensable (je pense particulièrement à Trois contes de la rivière du ciel). Les nouvelles manquent souvent d’une chute, d’explications sur les tenants et les aboutissants, ont un gros potentiel qui n’est pas vraiment exploité (Delhi) ou encore sont tellement prévisibles que vous risquez de vous ennuyer à leur lecture (Soif, La chambre sur le toit). Deux textes se détachent nettement du lot : Les lois de la conservation et surtout Le Tétraèdre. J’ai personnellement beaucoup aimé Infinités (la nouvelle) également.

C’est bien beau (comme expliqué dans l’essai) de vouloir faire de la littérature de l’imaginaire « signifiante », de nous parler de notre présent à coups de métaphores basées dans le futur, l’ailleurs, le spéculatif, le fantasmé, le fantastique ou le mythique, mais si c’est pour que les textes en question soient parfois trop cryptiques pour être pleinement saisis par de pauvres mortels limités dans mon genre, je ne vois pas trop l’intérêt, personnellement, sinon celui de jouer à Narcisse.

Mon problème est que pour moi, Vandana Singh a voulu mêler le cri du cœur d’une femme déracinée, qui aime passionnément son pays d’origine mais n’en supporte plus les injustices et les travers sociaux (particulièrement celles et ceux infligés aux femmes), à des textes SF et Fantastiques où ce manifeste n’avait peut-être pas sa place. Qu’elle place ses nouvelles dans une ambiance et un contexte indiens, soit, c’est ce que le lecteur attend d’elle, après tout ; qu’elle dénonce certains travers de cette société, pourquoi pas, je n’y trouve rien d’anormal ; en revanche, que cette critique parasite, vampirise complètement l’aspect Fantastique (plus que l’aspect SF, d’ailleurs), là je dis non.

Le choix d’acheter ce livre ou pas vous appartient : il faut vous demander ce que vous y cherchez, ma critique vous ayant clairement exposé ce que vous alliez y trouver. Si l’aspect humaniste, la belle écriture, l’atmosphère indienne, le regard de l’intérieur sur les travers de cette civilisation, le ton onirico-mélancolique et rappelant souvent celui des contes vous séduisent ou vous intéressent, vous pouvez y aller sans crainte, c’est du haut de gamme. En revanche, si vous voulez lire de la SF (= Science Fiction) ou du Fantastique avant tout et que le reste soit ne vous intéresse pas, soit est secondaire, là, clairement, évitez, vous avez plus intéressant dans quoi investir votre vingtaine d’euros. Parce que si Vandana Singh fait bien dans la SF, il faut traduire ça par Social Fiction. Et je pense que pour découvrir les problèmes ou travers de la société indienne, il y a plus pertinent à lire : livres de géopolitique, consacrés à la société Indienne, témoignages clairement identifiés comme tels et pas publiés dans une collection relevant des littératures de l’imaginaire, etc. Enfin, si vous êtes un fanatique de Hard-SF ou de Fantastique pur et dur, fuyez, vous allez détester.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un second avis sur ce recueil, je vous conseille de lire les critiques suivantes : celle de Lune, celle de Soleil Vert, de Nébal, de BlackWolf, de Lorhkan, de Lhisbei, de Xapur, de Samuel Ziterman sur Lecture 42,

 

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19 réflexions sur “Infinités – Vandana Singh

  1. C’est vrai que la couverture est une merveille, et malgré vos petits bémols, je pense que ça pourrait me plaire!!!!;) Je me le note, bien que les nouvelles ne soient pas forcement mes préférences de lectures….

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    • Nom de Zeus, c’est du rapide, critique sitôt publiée, sitôt lue 😀

      Comme je l’explique en conclusion, il y a du pour et du contre, tout dépend en fait de ce qu’on y cherche, de sa philosophie de ce que doit être ou pas la SF / le fantastique, si on cherche un texte bien écrit, qu’il soit SF / Fantastique… ou pas, et ainsi de suite. Même moi, j’ai du mal à décanter mon ressenti, à décider si, en cas de nouvelle sortie estampillée Vandana Singh, j’achèterai ou pas. Il est rare que je sois aussi déchiré, d’habitude j’ai des certitudes nettes et immédiates. D’un côté j’ai été positivement charmé, d’un autre, je me suis parfois ennuyé, voire énervé car je déteste la littérature blanche qui adopte juste quelques oripeaux SF pour faire joli.

      (et au fait, c’est inscrit noir sur blanc dans la présentation du blog, le vouvoiement est interdit) 😉

      Aimé par 1 personne

  2. Tu connais bien mes attentes concernant les livres de SFFF. Je l’ai écrit il y a pas longtemps : si la SFFF ne sert que de décor de théâtre ou de prétexte au récit, cela gâche mon plaisir à la lecture. Alors, ce n’est pas forcément un écart définitif, la couverture est si belle, mais pas pour l’instant.
    Ton avis est du coup très précieux pour moi sur ce coup là. Les critiques étant si dithyrambiques jusqu’à présent, j’aurais été très tentée, mais au final sans doute déçue et me posant la question de ce qui clochait…
    Alors un grand merci pour cette superbe critique!!

    Est-ce que cela te surprends, d’ailleurs ? 😉

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    • Merci, ça fait toujours plaisir 🙂

      En fait, j’ai parcouru rapidement les critiques en question, et je me suis aperçu qu’en réalité, elles n’étaient pas si dithyrambiques que ça. Si tout le monde (moi y compris) trouve le style de Vandana Singh formidable, on voit quand-même pas mal de « aspect SF très léger » et autres « pas tout compris à cette nouvelle ». Il se trouve que chez d’autres, c’est mieux passé que chez moi. Tout simplement parce que quand on me parle d’un livre de SFFF qui sort dans une collection… SFFF et que je me retrouve, dans un texte donné, avec 99 % de littérature blanche et trois lignes de Fantastique à la fin (c’est quasiment la description de la nouvelle « Faim »), je l’ai un peu mauvaise.

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