La maison des Derviches – Ian McDonald

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Une mise en place des pièces du puzzle lente mais magistrale

maison_dervichesAprès l’excellent Luna, je poursuis mon exploration de l’oeuvre de Ian McDonald avec La maison des derviches, qui est à la fois proche et très éloigné de la dernière parution de l’auteur (Je vous annonce aussi que Le fleuve des dieux et La petite déesse seront au programme dans le futur). Ce roman a, entre autres, reçu le Prix Planète SF des blogueurs (le groupement auquel j’ai l’insigne honneur d’appartenir depuis quelques mois) 2013.

Cette fois, l’action se passe sur Terre, plus précisément en Turquie en avril 2027. Alors qu’Istanbul est écrasée par une canicule précoce, les destins, à priori séparés, de personnages dont le seul point commun est d’habiter dans une ancienne Maison des Derviches vont se croiser, l’occasion pour l’auteur de décrire un futur très détaillé d’une Turquie où se croisent Europe et Asie, tradition et modernité, religion / mysticisme et nanotechnologie. 

Contexte, ressemblances

McDonald est, on le sait, friand de SF non-ethno-centrée : en clair, pas d’européens ou d’américains dominant le futur ou étant au centre de l’intrigue, mais plutôt des brésiliens (Brasyl, Luna), des Hindous (Le fleuve des dieux, La petite déesse), ou, ici, des turcs et des grecs. Personnellement, je trouve cette approche à la fois intéressante et hautement rafraîchissante, dans le sens où elle évite certains clichés et nous offre une double dose d’exotisme : une pour le futur, une pour le cadre non européen ou anglo-saxon.

L’action se passe donc sur une semaine d’avril 2027 (pardon, de l’an 1448 de l’Hégire), le roman étant découpé en différentes parties correspondant aux jours de la dite semaine (du lundi au vendredi). Cette Turquie là est récemment entrée dans l’Union européenne, et mène un programme de laïcité nationale, contrairement à ce qui se passe dans le monde réel.

L’auteur anticipe les développements technologiques (dont les Ceptep, sorte de version évoluée du smartphone), notamment en matière de systèmes micro-électromécaniques et de nanotechnologie, avec même, au cours du roman, un aperçu de la Révolution industrielle suivante, celle de la bio-informatique (rappelant vaguement l’impressionnant La musique du sang de Greg Bear). La combinaison de nanotech, d’IA, de futur proche, de cadre « exotique » et l’implication importante d’un enfant dans l’intrigue rappellent assez fortement le non moins magistral L’âge de diamant de Neal Stephenson.

Ce qu’il faut avant tout retenir, c’est que la vision que donne McDonald d’Istanbul est impressionnante de précision : on jurerait qu’il y a vécu, sinon grandi. Je ne sais pas quel a été le degré de préparation de ce roman ni la nature de cette dernière, mais le résultat est bluffant de véracité et très immersif (du moins pour quelqu’un qui, comme moi, n’a pas visité la ville). En clair, la cité est vivante, c’est un véritable personnage à part entière.

Genres

Outre l’Anticipation, le livre relève du Postcyberpunk, plus précisément de ses sous-genres Biopunk et surtout Nanopunk (le roman de Stephenson cité plus haut en étant le plus emblématique représentant). Je ne le classifierais personnellement pas tout à fait en Hard-SF, vu que les thèmes sociaux sont tout de même importants.

Personnages

Les personnages principaux sont plutôt nombreux, et très soignés (l’auteur passe beaucoup de temps à brosser un background détaillé et profond pour la majorité d’entre eux) . Ils sont aussi très vivants, réalistes, avec leurs blessures, leurs doutes, leurs regrets et leurs ambitions ou espoirs.

Leur particularité est qu’ils vivent / travaillent / passent du temps dans ou autour un ancien couvent de Derviches dans la partie européenne de la ville. Au début, cela a l’air d’être leur seul point commun, mais petit à petit, on commence à entrevoir les relations qui se mettent en place entre eux, avant que tout ne devienne parfaitement clair dans les 50 dernières pages (sur 700), en gros.

Ils sont aussi très diversifiés :

Necdet est un jeune homme à problème, qui squatte la Maison des Derviches avec son frère Ismet (un Cadi auto-proclamé), qui essaye de le remettre dans le droit chemin. Alors qu’il prend le tram, il est pris dans un attentat (où seule la terroriste meurt), et commence à avoir des visions de Djinns, des créatures mythiques. Cet incident n’est en fait que le dernier d’une série qui vient de frapper la ville.

Can Durukan est un enfant de neuf ans, affligé du syndrome du QT long, une maladie cardiaque qui le force à porter des implants auditifs devant filtrer les bruits ambiants : en effet, un bruit brusque et violent, et son cœur pourrait dérailler, provoquant sa mort. Fasciné par les histoires de détectives, c’est aussi un « expert » en bitbots, un « jouet » formé de robots minuscules pouvant se transformer pour prendre différentes formes animales, selon le besoin (singe, oiseau, rat, serpent). Il se trouve qu’après l’attentat, le jouet de Can remarque des drones bizarres, qui ont l’air de surveiller les victimes…

Georgios Ferentinou est un grec de 68 ans, qui sert de confident et de mentor à Can. Ancien professeur d’économie expérimentale, ancien activiste (ou plus précisément, anciennement amoureux d’une activiste de premier plan), il va plonger dans son passé et être recruté par le gouvernement dans un groupe de travail anti-terroriste devant examiner la situation selon des angles non-conventionnels. C’est aussi un des derniers membres de ce qui reste de la communauté grecque d’Istanbul, jadis bien plus nombreuse.

Adnan Sarioğlu est un trader spécialisé dans l’achat et la vente de gaz. Il met la dernière main, avec ses trois meilleurs amis, à une arnaque extraordinairement ambitieuse, baptisée Turquoise. Ce personnage est un peu une version Ottomane d’un croisement entre Bud Fox (le courtier du film Wall Street joué par Charlie Sheen) et Danny Ocean (l’arnaqueur de génie incarné par George Clooney dans Ocean’s eleven).

– Sa femme, la belle Ayşe, est une antiquaire spécialisée dans les objets religieux. Elle est engagée pour retrouver un artefact quasi-légendaire, l’Homme mellifié.

– Enfin, Leyla Gültaşli est une jeune diplômée en marketing qui se retrouve, un peu par hasard et suite à l’attentat, engagée par la société d’un cousin éloigné. Celle-ci développe la prochaine révolution industrielle et technologique, la bio-informatique qui rendra la nanotech obsolète.

Et bien entendu, un autre personnage est la ville d’Istanbul elle-même, comme je l’ai déjà mentionné.

De ces personnages, c’est Georgios dont l’histoire est la plus intéressante et qui, avec Can, attire le plus la sympathie du lecteur (la mienne, en tout cas).

Comparaison avec Luna

A part le côté non-ethno-centré et une certaine ambiance mélancolique à quelques reprises (le hüzün stambouliote remplaçant la saudade brésilienne), La maison des derviches et Luna sont en fait profondément différents. Je le précise car la récente popularité du second risque de conduire vers le premier (ou ses contreparties Indiennes) des lecteurs qui pourraient être déstabilisés de ne pas retrouver dans les autres romans de l’auteur ce qu’ils ont apprécié dans Luna. Car il y une différence colossale de rythme : alors que Luna part fort et maintient un rythme élevé tout le long (jusqu’aux monstrueuses 100 dernières pages), La maison des derviches est en revanche plus long, avec un rythme considérablement plus lent (ou plutôt posé : McDonald prend tout le temps nécessaire pour donner du relief à ses personnages, installer ses thématiques, mettre en place minutieusement la chute de dominos que constitue le dénouement de l’intrigue).

Autant dire, pour résumer, qu’apprécier l’un n’est pas forcément synonyme d’apprécier l’autre, tout dépendra de vos attentes. Personnellement, j’ai beaucoup aimé chacun des deux romans, chacun dans son genre, mais ce ne sera peut-être pas le cas de tout le monde.

Ambiance et thématiques

L’ambiance du roman est très particulière, et est en partie générée par les thématiques et l’angle par lequel elles sont abordées (en plus de l’atmosphère turque, évidemment). Le plus étonnant, dans ce livre, est le nombre de carrefours auxquels cette Turquie future se place (ainsi que l’intrigue qui s’y déroule) : entre tradition ottomane et modernité, entre Europe qu’elle vient de rejoindre et Asie à laquelle elle a toujours appartenu, entre religion / mysticisme et une SF nanotechnologique presque Hard. Signalons d’ailleurs que si la relation entre croyance et science peut paraître antagoniste, Peter Watts a su nous prouver que ces deux là pouvaient être liées, et c’est un peu la même approche qu’adopte McDonald dans son roman. Il est d’ailleurs étonnant, au sein d’un seul et même livre, de passer de passages parlant d’Histoire, de mysticisme et de religion à d’autres parlant d’IA et de nano-agents, avant de faire un petit détour par une économie du futur proche, via Adnan ou Georgios.

Au passage, McDonald égratigne la répression Turque durant les événements de 1980, le traitement des minorités kurdes ou grecques (Georgios doit par exemple faire très attention dans sa relation avec Can, neuf ans, pour ne pas être taxé d’abominations purement imaginaires, et il a été saqué durant sa carrière universitaire au profit de turcs moins compétents), ainsi que le fondamentalisme religieux dans une société hypermoderne, urbaine et hypertechnologique, ayant fait sa troisième révolution industrielle (nanotech, IA) et étant au bord de la quatrième (bio-informatique).

D’ailleurs, la nanotechnologie, ses dangers et les opportunités qu’elle génère, sont au centre du roman. Notez que l’auteur fait preuve de beaucoup d’humour : alors que les nanos sont utilisés par les étudiants et autres traders pour améliorer la mémorisation et la concentration, une société se propose de commercialiser un modèle générant de façon temporaire un syndrome de (La) Tourette, et ceci à des fins… récréatives ! (si vous n’êtes pas convaincu, regardez les épisodes dans lesquels Marty apparaît dans Shameless  😀 ).

Qualités et points pouvant poser problème

Clairement, pour moi, La maison des derviches est un excellent livre, notamment pour son contexte solide et très bien rendu, pour ses personnages très profonds et surtout pour son intrigue, qui met minutieusement en place les dominos avant de les faire basculer dans les dernières dizaines de pages, lorsque toutes les relations entre les personnages et les événements se mettent enfin en place dans l’esprit du lecteur. Le contexte, entre mystique et hypermodernité, est également fascinant.

Mais… certains de ces points, ou d’autres, peuvent poser problème à certains lecteurs, notamment ceux qui risquent de trouver le livre long et lent (McDonald a choisi une mise en place détaillée, posée et minutieuse de ses personnages, du contexte et des points d’intrigue, mais le corollaire est que les 700 pages du livre ne défileront pas forcément vite pour tout le monde), ceux qui n’apprécieront pas le nombre de sous-intrigues et leur haut degré de développement, ou encore ceux qui n’apprécieront pas la haute dose d’Histoire et de religion dans un livre de Nanopunk (et plus généralement de SF).

Un autre point qui peut poser problème (j’avoue que cela a été le cas pour moi) est la suspension d’incrédulité demandée pour croire à une nanotech aussi avancée dès 2027 (même si, on le sait, les développements technologiques liés à ce domaine risquent d’être exponentiels plus que linéaires) et aussi à la place importante laissée dans l’intrigue à un enfant de neuf ans (sachant qu’ici, l’insertion d’un tel personnage est moins « logique » que dans L’âge de diamant).

Je vois souvent, sur Babelio ou Amazon, des gens écrire des critiques disant « oui, j’ai voulu tenter devant la pléthore d’avis dithyrambiques, et j’ai abandonné au bout de 100 pages, vraiment, je ne comprends pas… ». Même si tous les goûts sont dans la Nature, je pense sincèrement que certains romans peuvent être à la fois très bons (voire des chefs-d’oeuvre) et laisser certains profils de lectrices / lecteurs bien particuliers complètement froids. Je pense que nous sommes tout à fait dans cette situation dans le cas de ce roman. C’est vraiment un livre qui va se mériter, se savourer, récompenser la patience de son lecteur devant la mise en place lente des personnages et de l’intrigue.

En conclusion

Dans un genre très différent de Luna (rythme complètement différent), La maison des Derviches impressionne pourtant par la richesse de ses thématiques, la qualité de son ambiance et de l’immersion dans une Istanbul du futur plus vraie que nature, la profondeur de l’historique et de la psychologie des personnages, et surtout par la minutieuse mise en place de l’intrigue, qui ne se dévoile tout à fait que dans les 50 dernières pages, en gros, sur 700. Pourtant, si ce livre est très bon, il ne plaira clairement pas à cette partie du public qu’un rythme très posé / lent, un grand nombre de sous-intrigues et la place importante de la religion, du mysticisme, de l’économie et de l’Histoire dans ce qui est, après tout, un roman Nanopunk, pourra déstabiliser, lasser ou sortir de l’intrigue. Comme beaucoup de grands livres, celui-là va se mériter et récompenser la patience et l’ouverture d’esprit.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Lutin sur Albedo, celle du Chien critique, celle de Blackwolf, de Vert sur Nevertwhere, de Lhisbei sur le RSF blog, de Gromovar (sur la VO), de Samuel Ziterman sur Lecture 42,

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22 réflexions sur “La maison des Derviches – Ian McDonald

  1. Celui je l’ai commencé mais lâché au bout d’une centaine de pages… mais c’était il y a longtemps, depuis j’ai lu Luna et j’ai bien l’intention de le reprendre et ta critique m’y incite !

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    • Merci. Dans le même ordre d’idée, après avoir lu Poumon Vert, j’ai eu envie de recommencer Les îles du soleil du même auteur, lâché en cours de route.

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  2. Je vais passer pour celui-ci, non pas que ta critique ne soit pas motivante, au contraire, mais ce genre d’univers ne m’attire pas du tout… (je suis pressée de lire ton avis sur La petite déesse par contre !)

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  3. Je connaissais pas cet auteur.
    Je viens d’ajouter ce livre à ma PAL et je vais jeter un oeil à ses autres oeuvres.

    Du coup, en plus de lire dans les transports et le midi, j’ai décider de bloquer ma soirée du lundi (dans la mesure du possible).

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  4. Encore un avis qui résume parfaitement le roman, ses points forts et faibles. (et merci pour le lien)

    Je pensais abandonné Ian McDonald, son style me laissant toujours sur le bord du chemin, mais comme tu signales que Luna est très différent… Enfin, j’attends la fin de la parution de la trilogie avant de m’y plonger.

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    • Merci ! Oui, Luna est à la fois plus court et beaucoup plus nerveux, très différent de la mise en place très lente et détaillée de La maison des Derviches. En gros, seul 1 personnage bénéficie du même niveau de détails dans Luna, les autres sont brossés à beaucoup plus grands traits (ce qui ne veut absolument pas dire que ce sont des personnages bâclés).

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  5. Je suis vendu à McDonald, donc forcément ce roman fait partie de ceux que je dois lire à tout prix. Il est d’ailleurs sur ma PAL, en grand format…
    D’après ce que tu en dis, il semble y avoir des liens de parenté avec « Le fleuve des dieux », grand chef d’oeuvre pour moi. Donc c’est du tout cuit… Quand j’aurais le temps ! 😀
    J’ai aussi le recueil « Etat de rêve » sur ma PAL, paru en 1988 en VO, la jeunesse de l’auteur, ça a sans doute son intérêt. Et si j’ai de la chance, j’aimerais trouver l’anthologie « Faux rêveur » chez Bragelonne, dans laquelle il y a une novella de l’auteur, « Tendeleo », dont j’ai entendu beaucoup de bien (et par ailleurs, au sommaire de l’anthologie on trouve Paul J. McAuley, Stephen Baxter, Graham Joyce, Kim Newman, Michael Marshal… Que du beau monde !).

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    • Tendeleo est une nouvelle qui fait partie de son cycle (la saga de Chaga) d’inspiration africaine, cycle jamais traduit et comprenant 2 romans et 2 nouvelles. Personnellement, je serais curieux de voir comment il se positionne par rapport à du Mike Resnick ou au cycle des enfants de Poséidon d’Alastair Reynolds au niveau du mélange Afrique + SF (à ce niveau, il faudra aussi surveiller Lament for the Fallen de Gavin Chait).

      A part le Fleuve des dieux et La petite déesse, c’est Desolation Road qui m’intéresse le plus, personnellement.

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      • Oui, j’avais lu ça dans le Bifrost consacré à l’auteur. Comme j’adore le « côté africain » de Mike Resnick, effectivement la comparaison m’intéresse, mais la barre est haute ! Je guette la publication de Gavin Chait au Bélial. 😉

        Pour « La petite déesse », c’est tout à fait lisible sans avoir lu « Le fleuve des dieux », mais ça prend tout son sens APRES la lecture de ce dernier. Enfin c’est mon avis. Et je m’en voudrais de chambouler ton programme de lecture ! 😛
        Desolation Road est radicalement différent, pourtant il y a pas mal de similitudes avec Luna (c’est la conquête de Mars ou lieu d’être celle de la Lune), mais c’est beaucoup plus fantasque, voire barré, en plus d’être un hommage à peine voilé à « Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez. C’est une satire sociale sur plusieurs générations dans un nouveau far west. Très particulier, original, j’ai beaucoup aimé.
        http://www.lorhkan.com/2012/02/17/desolation-road-de-ian-mcdonald/

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  6. J’ai le début et la fin de ta chronique et ça m’a convaincu pour que ce livre soit ma prochaine lecture, donc je le case entre deux ! Je reviendrai hanter ces pages après lecture 😉

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      • Avis posé.

        Tu en fais aussi une belle critique et une belle conclusion. Il est clair qu’il ne peut pas plaire à tout le monde, le rythme lent et dense peut rebuter.

        Le terme de Nanopunk est bien trouvé, c’est exactement ça, la pointe orientale rajoute clairement un plus, avec l’appropriation de la technologie dans une mégalopole bouillonnante.

        La comparaison avec Luna est pertinente. J’ai l’impression que l’auteur à pris tout ce qu’il a fait de mieux, l’a secoué pour en ressortir un condensé dans son dernier livre. Je verrais après la lecture du Le fleuve des dieux si cette impression persiste (Dommage que tu l’ais programmé pour 2019 !).

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        • Merci 🙂

          Oui, j’ai la même impression de « condensé » avec Luna. Je trouve d’ailleurs positif qu’il fasse évoluer sa formule plutôt que de toujours proposer la même.

          Le souci est qu’il y a beaucoup de cycles que je veux soit finir, soit découvrir, ce qui fait que j’ai tendance à mettre les one-shot dont je suis déjà sûr de la qualité (et qui émanent d’auteurs que je connais déjà) en bout de programme. Mais bon, en ce moment, je lis à un rythme parfois double de celui dont j’ai l’habitude, ce qui fait qu’il pourrait bien y avoir des « trous » dans mon programme dans lesquels glisser La petite déesse ou Le fleuve des dieux. Affaire à suivre.

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  7. C’est un très beau livre mais il n’est effectivement pas des plus faciles à lire. Ce qui est bien c’est qu’on n’est pas obligé de tout apprécier mais y’a au moins un personnage qu’on aura envie de suivre. Personnellement j’avais du mal avec tout l’aspect économique mais la quête de l’Homme mellifié m’a fasciné.

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    • Personnellement, si j’ai été relativement peu touché par l’aspect religieux / mystique / la quête de l’Homme mellifié, j’ai en revanche été fasciné par l’aspect économique et scientifique et par cette ville au carrefour de différents mondes, paradigmes ou époques. Et je suis totalement d’accord avec toi, il y a au moins un personnage qui nous fascinera (de mon côté, ça a été tout le monde, ça tombe bien 😀 ).

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