Luna – Ian McDonald

Quelle claque ! 

luna_mcdonaldIan McDonald est un écrivain britannique (irlandais par sa mère) vivant à Belfast. Les conflits d’Irlande du Nord (et les facteurs qui les sous-tendent) ont d’ailleurs marqué son oeuvre, qui est également caractérisée par son fort aspect technologique et postcyberpunk, par une tendance aux contextes exotiques (inspirés par l’Inde, la Turquie, l’Afrique, l’Amérique du sud) et par des économies et des sociétés en plein développement ou changement de paradigme.

Luna est le premier tome d’une trilogie (une nouvelle, The fifth dragon, est également un prélude à ce cycle). Le roman parle des intrigues associées aux cinq familles qui contrôlent l’industrie d’une Lune colonisée, ce qui, pour reprendre les propres termes de l’auteur, donne un « Game of Domes » ou un « Dallas de l’espace ». Les nombreux fans de McDonald seront d’ailleurs ravis d’apprendre que la traduction du tome 2 (qui doit sortir en VO le 28 mars) est d’ores et déjà entamée. J’anticipe un peu, mais je peux vous dire que personnellement, je vais attendre cette suite avec une GRANDE impatience !

Genre(s), Ressemblances

Pour une fois, ça va aller vite : on est entre le postcyberpunk, le Planet Opera et un petit aspect Hard SF (qui reste très compréhensible, le seul point un poil ardu restant la mention -très passagère- d’un « système algorithmique à stochastique quantique »). Car à mon avis, c’est trop noir pour être qualifié de Solarpunk (= vision écologiste / optimiste / pacifiste du futur proche). D’ailleurs, puisqu’on parle de ce dernier, est-ce que ça ressemble à La Terre bleue de nos souvenirs d’Alastair Reynolds ? Non, ou seulement dans la mainmise des corporations sur l’exploitation des ressources spatiales et le fait que l’histoire soit très peu ethnocentrée. Mais sinon, l’ambiance est très différente, tout comme l’univers, moins post-humaniste. De plus, j’ai trouvé Luna plus original, prenant et réussi que le roman de Reynolds (qui est par ailleurs bon, ce n’est pas la question).

Le vrai parallèle littéraire est à faire avec la trilogie Martienne de Kim Stanley Robinson, à mon avis : on retrouve la description vivante, « comme si l’auteur y était réellement allé » d’une colonie établie sur une autre planète / un satellite, l’approche plutôt hard-SF (mais qui reste à des années-lumière, en terme de difficulté, d’un Greg Egan), le sense of wonder généré par d’ambitieux projets d’ingénierie, les différences faites entre nouveaux arrivants et anciens, entre colons de la première génération et des générations ultérieures, et ainsi de suite. Sachant que les styles et rythmes des deux auteurs sont radicalement différents : si celui de Robinson est majestueusement lent, celui de McDonald est, sur ce roman, nerveux, commence très fort dès la première page et ne ralentit quasiment jamais.

L’auteur en personne fait un parallèle avec Le trône de fer, spécifiquement à propos des luttes entre grandes dynasties, ainsi qu’avec la série Dallas, pour les mêmes raisons (d’autant plus que les deux familles qui sont à couteaux tirés dans Luna ont respectivement un monopole sur l’extraction d’Hélium-3 -ressource énergétique comme le pétrole de la série- et de terres rares pour l’industrie). Il dit aussi s’être inspiré du Parrain et de la relation Thor / Loki entre Rafa et Lucas (voir personnages). Pour ma part, j’ai aussi pensé à l’excellent film Moon, doté d’une ambiance et d’un cadre (industrie de l’Hélium-3) connexes, même si pas strictement identiques.

Enfin, étant donné que les Corta, la famille au centre de l’intrigue, contrôlent l’Hélium-3 qui alimente les réacteurs à Fusion nucléaire, donc l’approvisionnement en énergie de la Terre (et donc son éclairage, son chauffage, etc = une ressource indispensable au maintien de la civilisation), on peut effectuer des parallèles (limités) entre eux et les Atréides de Dune.  D’ailleurs, les luttes dynastiques Corta / Mackenzie n’ont pas grand-chose à envier à celles entre Leto / Paul et leurs vieux ennemis Harkonnen, et les robots Zabbalins de Luna sont d’aussi zélés recycleurs de cadavres que les Fremen. Les Vorontsov évoquent les Navigateurs de la Guilde par leur mainmise sur tous les systèmes de transport (rail, BALTRAN, cycleurs, vaisseaux) et leur mutation supposée du fait de leur mode de vie en apesanteur, tout comme la Sororité a des points communs avec le Bene Gesserit (et la Fondation).

Univers *

Walking on the moon, The Police, 1979.

Début du 22ème siècle. La lune a été colonisée par des intérêts privés, bien qu’une instance politique, la LDC (Lunar Development Corporation), contrôle sur le plan légal le satellite, et distribue concessions et arbitrages juridiques selon son bon vouloir. Un habitant de l’astre n’est pas citoyen, mais client de cette société.

La réalité est cependant un peu plus complexe. Ce sont cinq dynasties industrielles, les « cinq Dragons », qui ont le vrai pouvoir, celui de l’industrie, du contrôle des infrastructures, de l’économie et de la finance. Chacune a un quasi-monopole sur un secteur-clef de l’économie sélène… ou terrestre : métaux (Mackenzie), énergie / He-3 (Corta), transport spatial et ferroviaire (Vorontsov), agriculture, biotechnologie et services (Asamoah) et high-tech (Sun). Les Corta sont considérés comme le cinquième et dernier Dragon en date, mais aussi, par les pionniers que sont les Sun et surtout les Mackenzie, comme des parvenus, voire des voleurs, des « bandits des favelas ». Car aucune de ces dynasties n’est originaire d’Europe ou d’Amérique du nord : si les Mackenzie sont australiens et les Vorontsov russes, les Corta sont brésiliens, les Sun chinois et les Asamoah Ghanéens.

Il faut bien comprendre que sur la Lune, il n’y a pas d’autres lois que 1/ le consensus implicite, tel celui qui interdit les armes à projectiles (dans un environnement pressurisé, c’est plus sûr !) et 2/ les contrats, qu’ils soient de mariage ou commerciaux. Il n’y a pas de droit civil ou pénal sur notre satellite (et donc ni crime, ni police), seulement du droit contractuel. Et pas d’appel non plus (qui relève quasiment du tabou), une fois qu’un deal est fait, on ne revient pas dessus. Et lorsqu’on sait qu’il est parfaitement légal de trancher un litige par un duel à mort…

Lorsqu’un terrien débarque, on lui impose une lentille de contact interactive, le chib, qui lui permet d’accéder à la fois à une couche de réalité augmentée et à un familier (IA servant d’assistant personnel), et surtout à ce que l’on appelle les Quatre Fondamentaux : les comptes / jauges en eau, carbone, données… et air. Si la jauge de la personne devient basse, les autorités modulent automatiquement, via l’implant, sa faculté à respirer. Car si l’énergie est abondante sur la Lune, les ressources sont en revanche rares, ce qui fait que même les cadavres sont recyclés pour récupérer leur carbone et autres éléments utiles. Il y a 1.7 millions d’habitants sur l’astre, il faut bien les approvisionner. Donc dès que vous posez le pied sur notre satellite, rien ne vous appartient plus, tout est en location… y compris votre propre corps.

Au bout de deux ans, un terrien a tant perdu en résistance osseuse et musculaire qu’il ne peut plus retourner sur la planète-mère sans risque mortel : s’il ne repart pas avant cette date fatidique, on lui implante une version définitive du chib. Cependant, 10 % des « Joe Moonbeam » (les non-acclimatés / non-nés sur la Lune) meurent dans les trois premiers mois, vu à quel point l’environnement est dangereux et ne pardonne ni l’erreur, ni l’inattention. Malgré tout, ils ont leur utilité : leur masse musculaire fait qu’ils font d’excellents gardes du corps… ou briseurs de rotules. Car il ne fait pas bon attirer l’ire des Dragons : demandez aux journalistes qui ont subi une décompression « accidentelle »…

L’analyse économique de McDonald est également fort pertinente : économie post-pétrole basée sur le code-machine, guerre des classes, disparition de la classe moyenne, « apocalypse fleurie (en référence au concept aztèque de guerre fleurie) robotique » (= les robots n’exterminent pas les humains à la Terminator, mais en revanche l’automatisation croissante retire la plupart des gens du processus industriel d’abord, puis de tous les autres au fur et à mesure du développement des IA), tout est logique, bien pensé, et s’intègre bien au reste.

Cet univers est donc très bien décrit, très cohérent et réaliste (application des codes de la Hard-SF), sait provoquer l’émerveillement (comme pour la ville-train des Mackenzie, Creuset, qui suit en permanence une voie ferrée équatoriale qui lui permet de faire fondre et raffiner sans interruption le minerai extrait grâce à des miroirs solaires, les gens se déplaçant dans les wagons sous le métal en fusion), et présente une extrapolation pertinente des technologies (imprimantes 3D) ou tendances sociales actuelles (comme le comportement sexuel, mélangeant hétéros, homo, bi-, pan- et a- et même auto-sexuels -avec au passage l’apparition d’un troisième sexe, les neutro-, ou les contrats de « mariage » multiples permettant d’avoir plusieurs amor, les seules limites étant celles fixées par le dit contrat, comme pour tout sur la Lune).

Mais les bonnes idées ne s’arrêtent pas aux aspects économiques, technologiques ou sociaux : certaines notions, comme celle de cycle éternel, sont aussi très présentes (les cycleurs Terre-Lune, Creuset qui parcourt un trajet infini sur sa voie ferrée équatoriale, la course éternelle dans laquelle Carlinhos entraîne Marina, etc).

J’anticipe un peu sur la narration, mais l’auteur utilise, outre des termes portugais (les Corta sont originaires du Brésil), d’autres d’origine coréenne, chinoise, russe, yoruba, espagnole, arabe ou ghanéenne (il y a un glossaire à la fin de l’ouvrage, et heureusement vu que certains de ces termes sont introuvables sur le net). Bref, la façon de raconter l’histoire est aussi multi-culturelle que la fondation de la société lunaire, même si un point important est la notion d’identités post-nationales, telle qu’exprimée par Adriana Corta dans son discours : « J’étais brésilienne en arrivant, me voilà à présent une femme de la Lune ». Car ce nouvel environnement, du fait de son caractère petit, autonome et contraint (sur le plan environnemental), permet d’essayer des modèles de société nouveaux, « loin des Etats-nations, des impérialismes et du tribalisme des groupes identitaires » (dixit McDonald).

Personnages *

Roots bloody roots, Sepultura, 1996.

Le travail sur les personnages est tout simplement excellent : le Dramatis Personæ en début de livre est très long, et fait un peu peur, mais les personnages sont si vivants et si bien caractérisés que je n’ai pas rencontré de problème pour suivre.

Nous suivons principalement les Corta de (et pas sur) trois générations : Adriana, la matriarche, ses enfants (Rafa, Lucas, Ariel, Carlinhos, Wagner) et trois de ses petits-enfants (Luna, Robson et Lucasinho). L’histoire de la fondation de leur empire industriel et de l’arrivée d’Adriana sur la Lune est racontée via toute une série de flashbacks (très, très intéressants). Mais nous avons aussi le point de vue des rivaux de toujours, les Mackenzie (dont celui du patriarche, Robert), ainsi que, de façon plus minoritaire ou fragmentaire, celui des autres dynasties et d’autres lobbys lunaires.

Ce qu’il faut bien saisir, c’est que les dynasties elles-mêmes sont des personnages à part entière, elles sont quelque part plus que la somme des membres qui les composent. Ce sont des entités politico-économiques pour lesquelles, outre les clans d’industriels à la Dallas ou les Familles mafieuses, ont peut faire des parallèles avec… des lignées royales féodales. Tout y est : les mariages dynastiques arrangés pour des raisons politiques, pour empêcher une guerre commerciale (voire une guerre tout court, la dernière ayant fait 120 morts) ouverte, les luttes d’influence pour faire des enfants issus de ces mariages un levier pour prendre le contrôle des activités de l’autre (ou pour le détruire), et ainsi de suite. Et bien sûr, il y a les assassinats (ou les tentatives pour les perpétrer), qui sont le moteur de l’intrigue : après une scène initiatique mettant en scène Lucasinho, haletante et spectaculaire, en ouverture de roman, le premier rebondissement d’envergure concerne justement une telle attaque sur la personne de Rafa. Et il ne sera pas le dernier Corta visé…

Chaque dynastie, étant un personnage, a sa propre personnalité : si les Mackenzie cherchent le pouvoir politique, les Corta s’en sont jusque là tenus éloignés; si les Sun sont des obsédés du non-alignement, les Asamoah sont les plus fidèles alliés des brésiliens.

Outre la matriarche et fondatrice de Corta Hélio, Adriana, qui est extrêmement bien caractérisée (et quelle femme à la volonté extraordinaire !), tous ses enfants ont une personnalité complexe et une voix propre : Rafa charme (mais est en parallèle très sanguin, il vit les choses de tout son être, bref, il est latin), Lucas manigance, Ariel, l’avocate spécialisée dans les mariages et les divorces, parle et sauve les fesses des membres de sa famille de contrats d’amorat désavantageux, et Carlinhos se bat, est le col bleu dans cette fratrie de cols blancs, celui qui passe son temps en surface, en scaphandre, et qui va perpétrer les coups de main, les couteaux dégainés. Et puis il y a Wagner, le mal-aimé, un personnage étonnant, véritable loup-garou intellectuel dont les facultés cognitives sont exaltées… par la pleine Terre !

Mais nous ne suivons pas que les princes et les rois des dynasties : nous avons également, notamment, le point de vue des madrinhas, les mères porteuses / nourrices / nounous / gouvernantes employées par les Corta, qui deviennent ensuite des tantes officieuses, de véritables membres de la famille, ainsi que celui de Marina Calzague, une norte qui, après avoir sauvé la vie d’un des Corta, se retrouve à leur service. Cette « Joe Moonbeam » nous permet de découvrir de façon habile et en douceur les nombreuses particularités de la société et de l’environnement lunaire, sans le côté artificiel, lourd et maladroit d’un info dump.

Bref, ce livre a de nombreux points forts (en fait, il n’a que des points forts), et sa galerie de personnages très réussis en est incontestablement un. Je salue d’ailleurs le fait, avec une galerie de protagonistes ou d’antagonistes aussi large, d’avoir réussi à donner à chacun une voix immédiatement identifiable et une personnalité riche, non-monodimensionnelle et pas vraiment stéréotypée.

Narration, atmosphère *

* ou comment osciller entre Ratamahatta (Sepultura / Carlinhos Brown, 1996) et Sodade (sic ; Cesaria Evora, 1992) !

Il faut d’abord savoir que le point de vue (pdv) varie sans arrêt dans un seul et même chapitre (sauf dans les flashbacks), ce qui m’a d’ailleurs posé un léger souci dans la version électronique vu qu’à part un saut de ligne, rien n’y marque justement le changement (pas d’étoiles au milieu de la page, par exemple). Il faut donc parfois quelques lignes pour se rendre compte que le pdv a changé ou pour identifier de quel personnage parle le nouveau paragraphe. Rien de rédhibitoire, mais c’est tout de même à signaler. Tout comme cette variation incessante de pdv, justement, vu que je sais que certain(e)s d’entre vous y sont allergiques et préfèrent un narrateur unique.

Signalons aussi que dans les flashbacks sur le passé d’Adriana, la narration passe à la première personne, ce qui est particulièrement immersif, au passage.

Il y a un point très particulier à bien saisir : globalement, ce roman est un re-dou-ta-ble page turner, qui, sans atteindre l’intensité d’un thriller (sauf dans la -longue- fin), propose tout de même un rythme élevé et une intrigue très dense et prenante, ménageant bien peu de scènes sans grande importance / intensité. Les luttes dynastiques se font dans une ambiance nerveuse, électrique. Mais, d’un autre côté, les flashbacks proposent, tout en s’intégrant parfaitement entre les scènes du présent, une atmosphère et un rythme complètement différents, très proches, pour moi, du concept de saudade. Difficile à appréhender pour quelqu’un qui n’est pas de culture ou d’expression lusophone, celui-ci navigue entre nostalgie extrême (du passé, de son pays dont on est éloigné, de choses qui ne se feront jamais ou ne reviendront plus), mélancolie, regrets, tristesse, impression de vide ou de perte de quelque chose qui devrait être présent en un instant particulier mais qui n’est pas ou plus là. C’est un sentiment profond, qu’on vit plus qu’on ne peut le transmettre avec des mots. C’est un paradoxe, une fusion de joie d’avoir connu quelqu’un ou quelque chose et de tristesse pour l’avoir perdu. Du café au Brésil en passant par Carlos et son premier amour féminin, les récits d’Adriana baignent à fond dans ce sentiment doux-amer. Personnellement, j’ai adoré ce ton.

Mais bon, pour contrebalancer tout ça (ainsi que la violence, qu’elle soit physique ou psychologique -dans les relations entre personnages-), l’auteur fait également parfois preuve d’un humour très rafraîchissant : citons les conceptrices de narcotiques à destination de la haute société qui s’appellent les Chemical Sisters, le familier de Lucasinho qui l’alerte en disant « Danger ! Danger, Lucasinho Corta ! » (le « Will Robinson style »), et bien entendu ce « graffiti » géant visible de la terre et en forme de pénis, nommé très justement King Dong 😀

La fin… ah, la fin ! Elle est encore plus extraordinaire que le reste du livre. Et elle vous donne une furieuse envie de lire la suite immédiatement. C’est simple, si je ne savais pas que celle-ci est déjà en cours de traduction, j’aurais acheté la VO dans la seconde. Quel cliffhanger, nom de moi-même !

Un mot sur l’édition (électronique)

Outre les changements de point de vue pas signalés de façon super-visible dont j’ai parlé plus tôt, il y a des points-virgules sans objet qui se baladent un peu partout. Le Dramatis Personæ est présent, ainsi qu’une carte des terrains lunaires (signée Aurélien Police). La traduction est globalement excellente, à quelques petites erreurs près comme le coma magnétique de la Terre alors que dans un contexte astronomique, il faut parler de la coma (chevelure, sillage, par analogie à celle d’une comète). Enfin, signalons à nouveau le glossaire (dont j’aurais aimé m’apercevoir de l’existence avant d’avoir fini le livre  :D).

En conclusion

Ce livre, quelle baffe ! Il frôle la perfection de tellement près que c’en est presque incroyable. Rythme, ambiance, personnages, intrigue, univers, thèmes, dialogues, tout est maîtrisé, passionnant de la première à la dernière ligne. Ah ça, ces derniers temps, nous avons eu droit, tous éditeurs confondus, à d’excellents romans de SF, mais ce nouveau McDonald les écrase tous. Game of Domes, Dallas de l’espace, déclare l’auteur. Certes, les comparaisons avec l’oeuvre de G.R.R. Martin en SFFF sont la plupart du temps abusives… mais pas là. C’est exactement ça (mais mélangé à du Kim Stanley Robinson -en plus nerveux-, entre autres). Luna vous happe dès les premières lignes et ne vous lâche plus jusqu’au dernier mot. Vivement la suite, et bravo messieurs McDonald et Dumay, continuez comme ça, de la SF dans ce genre là, j’en redemande !

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Samuel Ziterman sur Lecture 42, celle de Lorhkan, celle de Gromovar (sur la VO), de Blackwolf, de Yogo, de Xapur

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39 commentaires pour Luna – Ian McDonald

  1. Renaud dit :

    Ca tombe bien, je me disais justement que ma pile de livres en attente commençait à laisser passer la lumière du jour…..

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  2. Ça fait 2 très bons avis dans la journée 🙂
    Déjà le titre me fait envie.
    Sépultura en musique pour les personnages ça promet 😉

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  3. Critique richement détaillé comme à ton habitude. Il y a tellement de chose à dire, décrire, sur les personnages et sur l’univers. La contemplation des installations, comme le train des Mackenzie ou les extractrices !

    Pour la fin, je n’en ai pas fait mention, tant la surprise est de mise ! D’ailleurs, niveau narration, il y a quelques rebondissements qui m’ont bien surpris.

    Sinon, pas mal le coup du glossaire, bravo ! 😀

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  4. Xapur dit :

    L’ayant commencé hier soir, je n’ai que survolé (uh uh) ta chronique, mais je reviendrais plus tard. Vu comme j’ai aimé les derniers McDonald, j’espère bien me régaler à nouveau.

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  5. yogo dit :

    Comme Xapur, je n’ai que survolé ta critique, je n’ai lu que 60 pages mais c’est très immersif, très dense !!! (Et je n’ai pas encore tilté au point virgule se baladant !! 😉 )

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  6. Lutin82 dit :

    Apo, je ne lirai pas ta chronique. Je l’attendais celui-ci. Alors, je reviendrai après. Le titre de ta chronique suffit à me procurer un appétit conséquent…

    J’avais déjà envie de le lire, et je sais que c’est du tout bon. Merci! 🙂

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  7. stelphique dit :

    On sent beaucoup de potentiel et que tu l’as adoré!!!!Du coup, je me laisserai bien tenter! C’est vrai qu’en ce moment, je vois beaucoup de bons avis sur les éditions Denoël! Il n’y a que le coté Premier tome qui me fait hésiter comme je n’aima pas trop attendre….

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    • Apophis dit :

      D’après le directeur de collection, la traduction du tome 2 est déjà en route, donc je pense que l’attente ne sera pas forcément très longue.

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      • Ça, c’est une sacrée nouvelle ! 😀

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        • Gilles Dumay dit :

          Ian a été pas mal en retard sur la livraison du T2, mais ça fait un moment que Gilles Goullet bosse sur la traduction. La remise du T3 en VO est prévue pour septembre 2017 (retard non compris ;-). On va caler tout ça avec Gilles Goullet au mieux pour une parution resserrée (en espérant que ses impératifs de planning le permettront). Dans l’idéal : T2 en premier trimestre 2018 et T3 en dernier trimestre 2018.
          Je suis en train de sélectionner des passages pour l’illustration du T2, toujours réalisée par Manchu. Je pensais à une vision de Creuset la fonderie-ferroviaire des McKenzie. Ca me rappellera mes vieux J’ai lu illustrés par Chris Foss.

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          • Apophis dit :

            @ GD : merci pour toutes ces précisions. Je me joins à Samuel pour abonder dans le sens d’une illustration représentant Creuset, j’ai hâte de voir les roughs, du coup.

            @ Sam : je trouve ça rapide, personnellement, trois tomes en moins de deux ans, c’est plus que respectable comme rythme.

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            • @ Apophis : Tu as entièrement raison, c’est rapide ! Je savais pas ou en était la sortie du tome 2 en VO, alors j’ai commencé à me faire des films ! 😀

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            • Gilles Dumay dit :

              Normalement le T2 aurait du sortir en fin d’année, c’est ce qui était prévu. Mais l’agent m’a rendu le texte définitif (mais pas si définitif que ça) en retard, et un vrai texte définitif encore plus en retard. Gilles Goullet ne pouvait plus rendre la traduction dans les délais pour une parution à l’automne, surtout que McDonald ça ne se traduit pas comme du Isaac Asimov. Stylistiquement, il est à fond tout le temps ou presque. C’est un cauchemar pour un traducteur.

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  8. Ping : Chroniques des livres éligibles au Prix Planète-SF 2017 : L à Z (par titre) - Planète-SF

  9. Merci de nous recadrer dans la réalité ! 🙂

    Y a plus qu’à attendre.

    Pour l’illustration le rendue du Creuset peut-être assez fou !

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  10. Boudicca dit :

    Alala, je suis tentée (alors que ce n’est pas du tout mon type de roman). Merci Apophis 😉

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  11. Loial dit :

    Vendu ! 😀

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  12. Thomas D dit :

    L’aspect commercial fait froid dans le dos et me fait penser à la série de jeu Syndicate.
    Concernant les problèmes des notes de pieds pages qui arrivent un fin de livre c’est un peu systématique avec les ebook, notamment avec Kindle. C’est due aux algo d’Amazon qui transforme les fichiers textes en ebook. Donc systématiquement sur cette plateforme les notes finissent un fin d’ouvrage.

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    • Apophis dit :

      Non, il ne s’agit pas des notes en bas de page qui finissent en fin de chapitre, ça j’y suis habitué (et il n’y en a pas dans ce roman). C’est juste que sur liseuse, je n’ai pas le réflexe qui consiste à aller voir à la fin du livre ce qui s’y trouve (comme je le fais sur un livre papier), et que donc je ne me suis aperçu de la présence du glossaire qu’après avoir achevé la partie roman de l’ouvrage.

      Mais bon, je le précise, les termes se déduisent facilement du contexte la plupart du temps, donc ça n’a pas nui à ma compréhension. J’ai juste précisé cette histoire de glossaire pour que d’autres soient au courant et aient le réflexe d’aller à la fin avant de commencer le livre, pas après l’avoir fini 😀

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  13. Shaya dit :

    Il a l’air bien cool ce roman, je le note pour plus tard, quand mon cerveau sera de nouveau disponible pour des lectures réclamant un peu plus d’attention ^^

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  14. Ping : Luna, tome 1, de Ian McDonald - Lorhkan et les mauvais genresLorhkan et les mauvais genres

  15. Vert dit :

    Il me tarde de le lire celui-là…

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  16. Ping : Luna – tome 1 : Nouvelle Lune – Ian McDonald | Les Lectures de Xapur

  17. Devine quoi? Je vais recevoir Luna grâce à la Masse critique de Babélio! Merci pour la suggestion de lecture!

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  18. bouchondesbois dit :

    .. Wow ! Comment résister à un avis pareil, je te le demande un peu ? Moi qui suis plus branchée fantasy que SF, j’ai quand même bien, BIEN envie de m’y plonger. Je note !

    Aimé par 1 personne

  19. Ping : Sunday’s Books #85 – Les lectures de Bouch'

  20. Ping : La maison des Derviches – Ian McDonald | Le culte d'Apophis

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