Les mensonges de Locke Lamora – Scott Lynch

Lamora’s four *

locke_lamora* (allusion au film Ocean’s eleven).                                                    Les mensonges de Locke Lamora est le premier livre d’un cycle, Les salauds gentilshommes, qui, à terme, doit en compter sept (un second cycle, lui aussi de 7 romans, se passant 20 ans plus tard, et suivant de nouveaux personnages, est prévu ensuite -l’auteur est relativement jeune, il a « seulement » 38 ans-). Trois tomes sont déjà parus (et traduits), le quatrième étant attendu (en anglais) fin septembre (il sera suivi de textes courts devant combler certains blancs dans l’intrigue des tomes déjà parus ou remonter à la source de certaines péripéties qui y sont racontées).  Ils racontent une vingtaine d’années de la vie de Locke Lamora, voleur et surtout escroc.

Ce roman, qui est, aussi ahurissant que cela puisse paraître, le premier de son auteur, a créé une formidable onde de choc au moment de sa sortie. Salué comme un chef-d’oeuvre, il a, depuis, été traduit en quinze langues.

Univers *

Sin City, AC / DC, 1978, ici cover de Great White (<– le requin a une place d’honneur dans le livre)

La totalité du livre se passe dans la cité de Camorr (88 000 habitants tout de même), hybride entre Venise (pour l’aspect canaux et importance dans le réseau commercial de son monde ; d’ailleurs cette Cité-Etat porte le nom de Duché Serein de Camorr) et Naples. En effet, le nom est inspiré par Camorra, celui de la plus vieille organisation criminelle d’Italie, la mafia Napolitaine. Celle-ci, à la différence de la légendaire Cosa Nostra, est d’essence urbaine. Vous pouvez prendre toutes les caractéristiques de la Camorra et les transposer à la structure criminelle de Camorr, c’est la même chose : environ 3000 « affiliés » (à Camorr, on les appelle les Gens Biens -je vais revenir sur ce terme-), regroupés en quelques dizaines de familles (ce sont des bandes à Camorr), et ainsi de suite.

Ah, allez-vous me dire, c’est de la Fantasy Historique à la Guy Gavriel Kay, alors ? Non. C’est à la fois assez inspiré par la Venise et la Naples de la Renaissance pour établir de clairs parallèles, mais en même temps pas assez (y compris au niveau des allusions faites au reste de la planète) pour réellement parler de Fantasy historique. L’importante place de la magie et de l’alchimie, notamment, ainsi que des tas d’éléments imaginaires n’ayant aucun rapport évident avec la Terre (et la présence de trois lunes, au passage) font que nous avons juste affaire à une fantasy classique mais avec un très fort parfum de Renaissance Italienne. Et je ne parle pas du Verre d’Antan, un matériau indestructible laissé par les mystérieux Eldren lors de leur disparition, mille ans auparavant, qui nous fait nous demander s’il n’y aurait pas un aspect Science-Fantasy en plus (il est impossible de trancher à la simple lecture de ce tome 1, celle des tomes suivants sera nécessaire).

camorr_color_map

Carte issue du site de l’auteur

Sur la quatrième de couverture, G.R.R. Martin (dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas avare de commentaires sur les œuvres des autres) compare Camorr à Lankhmar (et à Ambre, même si cette dernière comparaison me paraît personnellement peu valable  : Ambre n’est ni un coupe-gorges -enfin, si, mais pas au niveau voleurs- ni assez décrite, rue par rue et quartier par quartier, pour la mettre sur le même plan que les cités imaginées par Scott Lynch ou Fritz Leiber). Ce parallèle est extrêmement pertinent, et ce à deux niveaux : d’abord sur l’aspect « vivant », réaliste de ces deux villes, dont l’atmosphère et les rues (et autres particularités) sont tellement bien décrites qu’elles acquièrent, aux yeux du lecteur, une forme de réalité presque tangible; Ensuite, sur l’aspect « ville de voleurs », Camorr se substituant désormais à Lankhmar en tant que référence absolue pour tout ce qui concerne le monde des cambrioleurs, escrocs, larrons, pickpockets et autres truands.

Camorr, donc, pour la situer dans un tableau plus général, est une des Villes-Etats du sud (avec Karthain, Lashain, Nessek, Talisham, Espara, Ashmere, Iridain, Balinel et Issara) issues de la désintégration du Trône Therin, dont la capitale, Therim Pel, a subi, l’équivalent magique d’une frappe nucléaire tactique par les Mages-Esclaves de Karthain (une sorte de Standard Oil de la Magie). Les villes du nord, elles, situées près des fleuves appelés les Sept Essences, sont tombées aux mains des Vadrans, un peuple de boucaniers qui a établi sa capitale à Vintila.

J’ai particulièrement apprécié la large place laissée aux Guildes et Corporations d’artisans, ainsi qu’à l’utilisation commerciale de l’alchimie dans l’univers. D’ailleurs, l’aspect finance et commerce (et criminalité en col blanc) est vraiment très plaisant, ça change de la Fantasy guerrière (avec laquelle, comme vous le savez si vous suivez régulièrement ce blog, je n’ai vraiment, mais alors vraiment aucun problème, par ailleurs).

Personnages *

SWAT Team exit – Ocean’s eleven soundtrack, 2001.

L’histoire suit une des bandes de Camorr, les Salauds Gentilshommes, celle de Locke Lamora. Chaque bande (il y en a plus de cent dans la ville) est dirigée par un Garrista (chef) et comporte un nombre variable de pezon (soldat, pas dans le sens militaire, mais dans celui attaché par exemple, dans notre monde moderne, aux hommes de rang des cartels colombiens / mexicains, des Triades, etc). Chaque garrista doit rendre des comptes à un Capa, ou plutôt au Capa, Barsavi, qui, une vingtaine d’années auparavant, a éliminé tous les autres pour s’établir comme chef suprême (et surtout unique) de la Pègre de Camorr. De nombreuses bandes sont citées au cours du récit : Visages Gris, Couronnes Lourdes, Gars de l’arsenal, Mains Rouges, Meute du Rhum, Sauteurs de canaux, Fraudeurs noirs, Barons de Prendfeu, Découpeurs du Faux-jour, Bâtards sages, Yeux Noirs.

Comme les autres, Locke et ses comparses sont des orphelins « récupérés » par le Garrista de la Colline des Ombres (un cimetière, où se planque cette bande), afin d’être formés au métier de voleur avant d’être vendus à d’autres bandes « clefs en main ». Mais le petit Locke va se montrer trop malin et trop entreprenant, et ce dès son plus jeune âge : il n’échappera à la mort que parce qu’il sera donné au Garrista Chains, un faux-prêtre qui pratique une forme de vol très particulière : l’escroquerie.

Car c’est là tout l’intérêt de l’aspect voleurs du livre : si les activités « traditionnelles » ne sont pas oubliées (pickpocket, etc), le roman se concentre sur le vol en col blanc, basé sur l’escroquerie, le déguisement, le baratin, les documents contrefaits, bref le vol mais avec la classe. A ce titre, la quatrième de couverture est d’ailleurs particulièrement trompeuse (comme souvent : je me dis qu’il faudrait arrêter de les lire ou que les éditeurs revoient totalement leur façon de les écrire) : elle donne une image entre Robin des Bois et Arsène Lupin, Gentleman Cambrioleur, qui ne correspond pratiquement à rien dans le bouquin pour le premier et n’est qu’un aspect pour le second. Car ne vous-y trompez pas : c’est de la Dark Fantasy, il n’y a pas l’ombre d’un doute là-dessus : on tranche des gorges, on vole des cadavres, on mutile, on brise la vie de pauvres types, on ruine des gens sans remord, bref, on est loin du gars en collants verts de Sherwood ou du Gentleman Cambrioleur Parisien. Alors attention, hein, il y aussi un net aspect cape-et-épée, on se bat plus volontiers avec rapière et stylet qu’avec une claymore, mais disons que plutôt que de faire un Z sur la poitrine du méchant, on va dessiner un Z par terre avec certains de ses organes externes, voire internes…

gentlemen_bastards

La bande de Locke est non seulement inhabituelle par sa manière peu orthodoxe de s’enrichir, mais aussi par sa taille très réduite : outre Locke, escroc de génie, elle comprend Jean Tannen, l’as de la hachette (<– trait d’humour subtil), les jumeaux Calo et Galdo et Moucheron. Un membre féminin, Sabetha, une rousse qui a à jamais ravi le cœur du Garrista (ce qui lui cause bien des problèmes avec les prostituées, au passage), est aussi évoqué à plusieurs reprises, mais on ne la « voit » jamais et nous n’en saurons que très peu sur elle. Nul doute que, par contre, elle aura un rôle de premier plan dans les tomes suivants (enfin, on l’espère). Il a bon goût, en tout cas, l’ami Lamora, il est comme votre serviteur, il ne peut pas résister à une rousse, qui pourrait, s’il lui en prenait la fantaisie, lui faire danser la macarena, le corps nu entouré de jambon, sur le periph’ à trois heures du mat’. L’effet Jean Grey, sans doute…

Les personnages de ce roman sont très marquants : les Salauds Gentilshommes, bien entendu, mais aussi leur mentor, Chains, le Capa Barsavi, le Roi Gris (l’antagoniste principal) et son âme damnée, le Mage-Esclave surnommé le Fauconnier. J’évoquais un net aspect Dark Fantasy, qui ne l’est jamais autant que dans la mortalité extrêmement élevée des antagonistes… mais aussi des protagonistes. Préparez-vous à avoir la gorge serrée… De plus, aucun personnage (à l’exception peut-être des antagonistes) n’est vraiment tout blanc ou tout noir, une psychologie polychromatique caractéristique, là aussi, de la Dark Fantasy (par opposition avec la nette dichotomie morale de la High Fantasy). Locke tue, vole et escroque quand ça l’arrange, sans états d’âme, mais met aussi sa vie et sa liberté en danger quand le bien de Camorr est en jeu.

Il y a de formidables contrastes dans ce livre : entre le début, le milieu et la fin du livre, par exemple (on glisse de la criminalité en col blanc au massacre tous azimuts), mais aussi et surtout, je trouve, entre le principal antagoniste, le Roi Gris, et Locke Lamora, le protagoniste : là où le premier se sert de violence, le second use de ruse, de subtilité, de tromperie ; là où le premier use de subversion, le second n’est que loyauté, celle qu’il inspire et celle qu’il offre à ses subordonnés.

Alors attention, je vous vois venir, vous lisez « orphelin », « escroc de génie », et ça y est, vous vous imaginez tout un tas de trucs à propos du roman : il faut savoir que ce dernier évite pas mal de clichés, et que ce qui est intéressant à propos de Locke, particulièrement, est le faisceau de domaines dans lesquels il n’est pas compétent, il n’est pas le maître épéiste, par exemple, que la rumeur, ses adversaires ou le lecteur se plaisent à dépeindre ou imaginer. Ce qui est fascinant, c’est de le voir, lui qui n’a pas un millième du talent de son comparse Jean au combat, justement y aller franco ; ce qui est intéressant, c’est que l’auteur nous évite l’aspect Gavroche du personnage de l’orphelin pour nous plonger, au contraire, dans un univers de luxe inouï. Ce contre-pied est d’ailleurs une constante du livre, comme nous sommes sur le point de le voir.

Narration

Pour un premier roman, ce livre est un incroyable exploit, et croyez-moi, je pèse mes mots. Premièrement, le style de l’auteur (et on peut aussi donner un grand coup de chapeau au traducteur, qui a fait un travail admirable) est un petit miracle : vous pouvez en effet jouer à une sorte de jeu avec son roman. Ce jeu est le suivant : ouvrez-le à n’importe quelle page, vous êtes quasi-certain de trouver une phrase digne d’être utilisée en citation. Scott Lynch a un sens de la formule, de la répartie, du dialogue, qui sidère dans le cadre d’une première publication.

Deuxième point, pour un jeune auteur inconnu (à l’époque), il n’a pas peur d’employer des techniques avancées, flash-backs et points de vue multiples notamment. Les premiers font l’objet d' »interludes », de courts passages (moins de dix pages, en général) apportant un éclairage pertinent sur les événements qui viennent de (ou parfois vont, comme celui sur les femmes de Camorr) se dérouler. La deuxième technique nous permet de voir les arnaques à la Ocean’s Eleven du point de vue de ceux qui en sont la cible. Dans les deux cas, ces techniques sont utilisées avec habileté et justesse. On peut lire certaines critiques reprochant aux Interludes de casser le rythme, et je dois dire que je suis totalement en désaccord : ces flash-backs permettent au contraire d’apporter beaucoup d’infos sur le background des personnages et d’expliquer leurs actions et comportements présents et à venir bien mieux qu’un déballage d’infos artificiel. De plus, de mon point de vue, la narration est extrêmement dynamique, il se passe toujours quelque chose, mais en même temps les Interludes permettent d’échapper à un sentiment de machine infernale qui s’est emballée et de maintenir pile le bon niveau de pression sur le lecteur, ni trop (il y a un net aspect thriller dans le roman) ni pas assez. Bref, c’est fait avec intelligence.

Il y a parfois des termes, des personnages et des événements qui sont mentionnés, mais sans être détaillés ou expliqués immédiatement : pas de panique, tout est systématiquement expliqué quelques dizaines ou centaines de pages plus loin. Le seul point qui reste obscur concerne Sabetha, comme je l’ai déjà mentionné.

Un livre coup-de-poing *

Brothers in arms, Dire Straits, 1985

grey_kingLes mensonges de Locke Lamora vous prend constamment à contre-pied : vous pensez avoir affaire à Robin des bois ou à un Gentleman cambrioleur ? Perdu. Vous pensez que tout le livre va être conforme à l’aspect Ocean’s Eleven / FBI Duo très spécial de la première partie ? Encore perdu. Pas d’histoire où les vols sont commis sans la moindre violence, et où la bande de malfaiteurs s’enfuit en riant sous cape, nantie de tonnes d’argent, ayant berné d’une façon jouissive les pigeons et les forces de l’ordre (heureusement, l’incident n’a fait aucune victime). Ici, les choses vont partir en vrille à de multiples niveaux. Et le thème principal du livre va se dessiner : VENGEANCE ! Je ne vais pas vous spoiler, évidemment, mais l’intrigue va alors se transformer en entrelacement et / ou successions de vengeances, les uns se vengeant de torts passés, en créant d’autres au passage, pour lesquels ils vont devoir payer, et d’une façon particulièrement gore, c’est à signaler (l’auteur a du être très impressionné par Les Dents de la mer lorsqu’il était minot).

Bref, c’est le triple coup-de-poing dans ta face, amie lectrice et ami lecteur : tu te délectes des escroqueries de Locke et de sa bande ? Pan, ça vire au massacre, coup de couteau dans la glotte. Tu penses que tout le monde va s’en sortir vivant ? Pan, certains personnages meurent. Tu penses que la vengeance de certains protagonistes va s’exercer dans le feutré ? Pan, c’est l’heure du massacre. Bref, c’est un livre (d)étonnant, qui commence dans la subtilité et finit dans le gore très Dark Fantasy. Mais en tout cas, c’est toujours fait avec intelligence, habileté et subtilité, et la vengeance de Locke est aussi jouissive à voir que celles des épisodes 9 et 10 de la Saison 6 du Trône de Fer. Bref, comme dirait Sylvester, « ça va chier » (et putain c’que c’est bon !).

Un mot sur la traduction : elle est excellente, comme je l’ai déjà évoqué. Il y a juste 2-3 scories dans le livre tout entier (550 pages tout de même), notamment la bande qui s’appelle les Faces grises à un moment et les Visages Gris cent pages plus loin. Mais rien de condamnable à ce niveau là. Il y a juste UN point qui me dérange, et qui est très personnel : ce terme de « Gens Biens ». J’ai l’impression qu’il s’agit de la traduction de goodfellas, terme utilisé par la Mafia pour qualifier les hommes de confiance et titre original du film Les Affranchis (*voix de Joe Pesci* à voir d’urgence, ok ?). Eh, monsieur le traducteur, pourquoi ne pas avoir utilisé le terme affranchis, justement, ça sonnait carrément mieux, non ?

En conclusion

Ce roman est une merveille, qui mérite amplement sa réputation, ses prix ou nominations (et encore, je le trouve bien peu récompensé par rapport à sa qualité) et sa traduction en quinze langues. Extrêmement subtilement rythmé, d’une écriture prodigieuse (phrases-choc, dialogues), aux personnages formidables, attachants et flamboyants, aux techniques d’écriture avancées appliquées avec doigté (pas comme une certain Ann L., pourtant beaucoup plus primée, hein…), il montre à la fois le monde du crime en col blanc dans une sorte de Venise mâtinée de Naples de Fantasy (riche aspect magique et alchimique) ET une intrigue où s’entrelacent de multiples vengeances selon un ton Dark Fantasy et gore.

Bref, c’est un livre qui pourra plaire à pas mal de monde, depuis celui qui aime le voleur, certes impitoyable, mais qui, parfois peut aussi se sacrifier pour le bien commun (et qui pratique une forme de vol subtile et, s’il peut l’éviter, sans violence), jusqu’à celui qui cherche à découvrir la face la plus sombre et la plus sordide des milieux criminels dans un monde imaginaire.

C’est aussi une histoire coup-de-poing, qui ne vous laisse pas vous installer dans vos certitudes, qui vous prend tout le temps à contre-pied (le sens des rebondissements et révélations de Scott Lynch est réellement très aiguisé), et saura vous choquer (mais à bon escient) lorsqu’il le faudra. Ça commence comme Ocean’s Eleven dans une Venise de Fantasy, et ça finit comme les Affranchis.

Au final, si vous avez le cœur bien accroché (ça reste avant tout de la Dark Fantasy et un livre adulte), cette lecture sera absolument in-con-tour-na-ble, particulièrement pour celle ou celui qui s’intéresse à l’univers des voleurs en Fantasy.

Après avoir achevé ce livre, j’ai pensé « voilà un nouveau (roman) Culte d’Apophis » (je rappelle, pour les nouveaux arrivants, que c’est de là que provient le nom du blog : les (romans) « culte » d’Apophis -c’est à dire, moi-). Il faut lui mettre le tag correspondant, me suis-je promis. « Hé, mais il n’existe pas !  » fut suivi par « mais C’EST QUI L’PATRON ?! ». Et hop, un nouveau tag. Lorsque j’aurais le temps (<– pas ces jours-ci, normalement), j’ajouterai ce tag aux autres romans de cette « catégorie » déjà chroniqués sur le blog (Inexistence, Hypérion, etc).  Comme ça, hop, vous allez dans la barre latérale du blog, vous cliquez dessus, et vous avez tous les romans cultes d’un coup sur la même page.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Lutin sur Albedo, celle de Boudicca sur le Bibliocosme, celle de Blackwolf, celle de Lorhkan

 

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31 commentaires pour Les mensonges de Locke Lamora – Scott Lynch

  1. Boudicca dit :

    Qu’est ce que je peux adorer cette série ! (c’est malin, j’ai plein de trucs à lire et tu me donnes envie de recommencer celui-ci ^^)

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    • Apophis dit :

      Oui, je sais, je suis Mauvais, MOUAHAHAHAHA !

      J’ai été littéralement envoûté par ce roman, de la première à la dernière ligne. C’est tout ce que j’aime en Fantasy, un riche contexte, du subtil ET du bien bourrin en même temps, des personnages flamboyants et attachants (et à la psychologie complexe), une histoire réaliste, qui ne cède pas aux sirènes du Happy end, une écriture qui, tout en étant fluide et directe, use aussi de tas de techniques avancées, voire tordues, bref, en deux mots : quel bonheur.

      Du coup, je suis bien embêté : je sens venir les autres tomes dans les prochaines opérations 10 ans / 10 romans / 10 euros, mais attendre un an à chaque fois, je ne sais pas si je vais en être capable ^^

      En tout cas, merci, c’est essentiellement grâce à ta critique et à celle de Lutin que je me suis décidé à lire ce livre. Parce que jusque là, j’avais été refroidi par des critiques mitigées issues de certains de mes chroniqueurs de référence sur Amazon.

      Aimé par 2 people

      • Boudicca dit :

        Les deux autres tomes sont sortis en poche chez J’ai lu si tu ne veux pas attendre 😉

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        • Apophis dit :

          Mon problème est qu’ils sont quasiment au même prix qu’une édition 10 ans / 10 romans / 10 euros… mais pas en grand format. Et j’aurais toujours une préférence pour le grand format par rapport au poche, c’est plus agréable à manipuler et plus joli dans une bibliothèque.

          Tout compte fait, étant donné les dizaines de livres que j’ai à lire, je pense que je vais attendre.

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  2. Ping : Les Salauds Gentilshommes, tome 1 : Les mensonges de Locke Lamora | Le Bibliocosme

  3. Je l’ai acheté la semaine dernière pour le lire cet été. Je pense que je vais me régaler! Super, ton article!^^

    Aimé par 1 personne

  4. lutin82 dit :

    Ravie de t’avoir convaincue… à bon escient!
    Je reviendrai demain mettre un mot plus digne de ta critique!

    Aimé par 1 personne

  5. Xapur dit :

    Ça donne sacrement envie une critique comme celle-ci !

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  6. lutin82 dit :

    Tu as aimé le tome 1, je pense que le tome 2 va encore davantage te plaire, il est un peu plus sombre encore et toujours aussi « visuel » (c’est à dire qu’il est écrit de telle sorte, que je lis plus, je vois le roman dans ma tête.
    J’ai adoré l’ambiance du roman et de lire l’histoire d’un héro aussi ambigu.
    Le choix musical est tip-top pour accompagner ta critique, en revanche, ma référence ciné serait davantage « Insaisissable » que les « Ocean’s ».
    Merci pour le lien et je suis très heureuse que mon avis ait compté.

    Aimé par 1 personne

    • Apophis dit :

      Ton avis compte toujours. Je considère, sur les différentes plate-formes (blogs, Babelio, Amazon, etc), que sept critiques sont particulièrement fiables, et tu es l’un d’eux. Ces chroniqueurs me servent de référence, si j’hésite à acheter un livre et que l’un d’entre eux a aimé, je me fie à son jugement sans le moindre doute. Et d’autant plus lorsque les avis de plusieurs d’entre eux sont convergents.

      Aimé par 1 personne

  7. Ping : Les Mensonges de Locke Lamora – Scott Lynch – Albédo

  8. Renaud dit :

    Un Culte ? Vendu !

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  9. Ping : Mage de sang – Stephen Aryan | Le culte d'Apophis

  10. Yoda dit :

    Voilà qui me donne très envie de reprendre la série ! J’avais beaucoup aimé les deux premiers tomes, mais à l’époque l’auteur n’avait pas encore écrit la suite, et le temps qu’elle arrive j’étais passée à autre chose…
    (mes souvenirs sont flous mais j’avais adoré l’histoire avec la chaise ^-^)

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  11. Bizarre, je ne retrouve pas mon commentaire…
    Bon au pire ce sera un duplicata : je disais que ton enthousiaste chronique me donnait bien envie de m’y replonger ! J’avais beaucoup aimé les deux premiers tomes, mais le 3°, me semble-t-il, avait tardé à paraître et quand il a enfin paru je ne l’ai pas remarqué.
    (ah oui, j’avais adoré l’histoire de la chaise !)

    Signé d’un Y qui veut dire, zip, zip… Yoda ! *-*

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    • Apophis dit :

      Désolé, c’est Akismet (le système anti-spam de WordPress) qui avait supprimé automatiquement ton premier commentaire, mais j’ai réglé ça. Je me suis aperçu il y a quelques semaines qu’il avait « neutralisé » 11 commentaires depuis l’ouverture du blog, sans m’en avertir et sans que les commentaires en question ne soient dénichables dans l’interface d’administration du blog. J’ai donc modifié les réglages pour qu’il ne supprime rien sans que j’ai mon mot à dire, mais si on poste beaucoup pendant une durée limitée avec la même adresse IP, Akismet a tout de même tendance à dégainer très vite.

      J’en profite d’ailleurs pour m’excuser auprès de gens qui auraient posté tout à fait légitimement (dans les 11, il doit forcément y en avoir) et auraient vu leur commentaire disparaître : ce n’est pas de mon fait, ce n’est pas de la censure, c’est, je le répète, dû à un système automatique trop zélé.

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      • J’avais posté 3 commentaires d’affilée, il m’a prise pour un robot ! Mais c’est un réglage en effet trop sévère pour un blog, bien des gens aiment comme moi faire un petit tour du centre d’attraction, en laissant des mots un peu partout 🙂

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        • Apophis dit :

          Ce qui est étonnant, c’est que l’ancien réglage est celui… par défaut.

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          • Sans doute parce que les lecteurs sont de grands bavards et, qu’en pratique, statistiquement les serials posteurs sont des imposteurs ! 😉
            Au fait, on a le droit à combien maintenant ? ^-^

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            • Apophis dit :

              En fait, il n’y a que deux réglages possibles :

              – Strict: silently discard the worst and most pervasive spam (c’est l’ancien réglage)
              – Safe: always put spam in the Spam folder for review (c’est le nouveau).

              Mais il n’y a pas d’autres précisions sur les paramètres suivis par l’application.

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              • Pas très souple comme système… enfin il ne doit pas y avoir de solution parfaite. Je ne connais qu’Eklablog ; a priori il n’y a pas ce genre de réglage, on peut juste bloquer une adresse IP et ça ne m’est arrivé qu’une fois d’utiliser la fonction, je ne suis embêtée ni par les robots ni par les trolls !

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  12. Ping : Les douze rois de Sharakhaï – Bradley P. Beaulieu | Le culte d'Apophis

  13. Loïc dit :

    Je confirme les aventures de Locke m’ont emballées; j’attends la parution du quatrième tome fraîchement sortie en anglais chez Bragelonne début 2017 ? ( je croise les doigts n »ayant malheureusement pas de contact avec cette sublime maison d’édition !)…
    Je sais pas comment tu fais pour attendre les versions à 10 € et ne pas craquer pour les superbes couvertures des premières éditions…. Moi c’est au dessus de mes forces ! Normalement 7 tomes sont sensés narré les aventures des salauds gentilshommes.
    Bravo pour l’ensemble de tes critiques pertinentes…Je repasserais sur ton blog.

    Aimé par 1 personne

  14. Ping : Challenge Printemps-été 2016 : Le bilan | Le culte d'Apophis

  15. Ping : Comprendre les genres et sous-genres des littératures de l’imaginaire : partie 4 – La Fantasy de demain | Le culte d'Apophis

  16. Ping : Skullsworn – Brian Staveley | Le culte d'Apophis

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