Skullsworn – Brian Staveley

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Un GROS coup de cœur ! 

skullswornBrian Staveley est un auteur américain connu pour sa trilogie Chronicle of the unhewn throne, une Fantasy épique dans la veine grim & gritty, vigoureusement rythmée et riche en scènes d’envergure (si vous souhaitez la découvrir, les 7 premiers chapitres du tome 1 -en anglais- sont disponibles gratuitement).  Skullsworn est un roman situé dans le même univers et qui constitue un stand-alone (un livre pouvant se lire indépendamment) par rapport à ce cycle. Ce qui, pour moi, fait tout son intérêt : il me permet de découvrir l’auteur et le contexte sans forcément me lancer dans une nouvelle trilogie.

Et puis il faut dire qu’en plus de la réputation flatteuse de cet écrivain, le résumé de ce titre est rudement alléchant : nous suivons Pyrre Lakatur, prêtresse-assassin du Dieu de la Mort, Ananshael. Enfin plus précisément une apprentie prêtresse qui, pour son épreuve finale, doit tuer sept personnes, dont « celui qu’elle aime ». Problème, elle n’a jamais aimé personne, et tricher n’est pas une option. Il ne lui reste donc que deux semaines pour trouver quelqu’un à aimer… et le tuer ! 

Genres, Ressemblances

A la base, c’est de la Dark Fantasy (très, très Dark, tendance grim & gritty), mais teintée par moments d’humour (et de savoureux dialogues). Ajoutons aussi un contexte exotique, se baladant entre l’Arabie (le sanctuaire des prêtres-assassins) et (surtout) l’Asie, particulièrement le Viêt Nam et le Cambodge (conquis par l’équivalent local des Romains…), avec une vague touche japonaise. Globalement, tout ça évoque parfois un peu les Nyueng Bao des Livres de la Pierre scintillante, le dernier des sous-cycles de la Compagnie Noire, et certaines particularités de la ville dans laquelle va se dérouler l’action évoquent également la Camorr de Scott Lynch (tout comme l’arnaque -en quelque sorte- montée par Pyrre).

Mais le vrai parallèle est aussi à mon sens à faire avec certains films : imaginez une version Dark Fantasy de Crocodile Dundee et de… Predator (si, si), et vous aurez une bonne idée du dernier tiers du roman.

Notez que si des explosifs sont mentionnés, cet aspect est trop ténu dans ce roman pour que je le classifie en Gunpowder Fantasy, d’autant plus que l’arme à distance de prédilection est l’arbalète, pas le mousquet, et que pas un des navires croisés dans le récit n’arbore le moindre canon.

Enfin, Skullsworn relève de la Fantasy épique, pas parce qu’il y a des duels de magie flamboyants ou le choc d’immenses armées, mais parce qu’il y a là-dedans certains des combats les plus spectaculaires que j’ai pu lire, et plus généralement des scènes d’une prodigieuse intensité émotionnelle et dramatique.

Univers

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Carte du monde du roman (source : site de l’auteur), cliquez pour agrandir

Je le disais plus haut, nul besoin de connaître la trilogie précédente de l’auteur, située dans le même univers, pour y comprendre quelque chose, le roman a été conçu comme un stand-alone. Ce qui n’empêche pas le fait qu’on sent effectivement que l’univers est beaucoup plus développé que ce qu’on nous montre parfois en filigrane dans ce livre. Ce contexte est plutôt classique (à ceci près que la focalisation sur sa partie d’inspiration asiatique l’est déjà beaucoup moins par rapport au roman moyen de Fantasy), mais fort agréable. Pour réussir son Épreuve et devenir prêtresse, Pyrre va choisir de retourner dans sa ville de naissance, Dombâng. L’auteur passe rapidement sur le voyage d’un mois depuis Rassambur (le sanctuaire des prêtres-assassins d’Ananshael), préférant se concentrer sur ce qui se déroule une fois sur place (notez que le voyage est malgré tout l’occasion d’une scène haute en tension dramatique).

Dombâng est une cité vraiment, mais alors vraiment pas comme les autres : ni l’histoire de sa fondation, ni celle de sa conquête ultérieure, ni l’endroit où elle est bâtie ne sont banals. Imaginez l’immense delta d’un fleuve, littéralement infesté de crocodiles, de jaguars, de serpents et d’araignées, ainsi que de l’équivalent local des piranhas. Le tracé des bras du fleuve, l’existence ou la non-existence d’îles ou de bancs de sable, tout change sans arrêt, aucun point de repère n’est fiable. Tomber à l’eau, c’est l’assurance (ou quasiment) d’une mort horrible sous les crocs des bêtes sauvages. Bref, c’est bien le dernier endroit dans lequel on imagine que des gens auraient envie de s’installer. Sauf, bien entendu, s’ils étaient poursuivis par des ennemis surpuissants et impitoyables, que seul un tel environnement serait à même de dissuader.

Des milliers d’années avant le début du roman, les fondateurs de la ville fuyaient les immortels Csestriim, et c’est le seul refuge qu’ils ont trouvé. Au cours des millénaires suivants, la ville s’est étendue, protégée côté terre par les marais du delta et, côté mer, par des chaînes immergées, des forts camouflés et d’autres pièges, permettant de faire passer les navires de haute mer pour le commerce mais de repousser une flotte d’envahisseurs. Les Csestriim, eux, ont été au fil des siècles pourchassés et détruits par tous les humains de la planète, et on pense aujourd’hui qu’il n’en reste, au mieux, qu’une poignée de survivants.

Deux siècles plus tôt, l’Empire Annurien a trouvé une solution à l’isolement de la cité : il a construit un ponton de quatre mètres de haut, assez large pour faire passer deux chariots de front et d’une longueur de… 64 kilomètres, permettant de faire traverser à ses troupes les marécages en toute sécurité. La ville a été conquise, et, de fait, sous la tutelle d’Annur, a bien plus gagné qu’elle n’y a perdu : stabilité, prospérité, etc. Une seule ombre au tableau : alors que la tolérance religieuse est de mise dans les contrées conquises par l’Empire (comme chez les Romains, d’ailleurs), le culte du Trio de dieux sanguinaires et surtout jaloux de Dombâng a été banni. Oh, certes, les fêtes religieuses ont été scrupuleusement conservées, mais simplement elles sont dédiées à des divinités plus recommandables que Sinn, Hang Loc et la déesse Kem Anh. Et on comprend mieux pourquoi lorsqu’on sait que ces noms signifient Serpent, Noire tempête et Mort fluviale. Si, partout, les gens prient pour obtenir quelque chose (une bénédiction, etc), à Dombâng on priait pour éviter le courroux des dieux, et c’est quelque chose qu’Annur ne pouvait tolérer. Les prêtres sont entrés dans la clandestinité, et mènent une résistance larvée à l’occupant. Cinq ans plus tôt, elle a été écrasée, mais au cours du roman, elle va se manifester à nouveau… en grande partie à cause de Pyrre !

Dombâng est une version hardcore (et le côté Renaissance italienne en moins) de Camorr : il n’y a pas de rues, mais un dédale de canaux, de quais, de ponts (qui tiennent le même rôle que les places du marché dans des villes plus classiques : lieux de rencontre, de commerce, d’échange de rumeurs et de cancans), de pontons, de barges, de marchés flottants, de cordes tendues entre le sommet des bâtiments, d’escaliers, de dix mille allées et passages isolés. Et il y a des lanternes (rouges), partout, d’où le surnom de Labyrinthe des Lanternes. Plus on habite près de la mer (donc vers l’est), plus on est défavorisé, car le courant emporte déjections et autres détritus vers l’embouchure du fleuve. Car cette cité sur pilotis est immense, sans cesse en expansion : elle atteint les 400 000 âmes.

Intrigue

Pyrre, donc, pour être officiellement reconnue comme Skullsworn (comprenez : lame d’Ananshael, prêtresse de ce dieu) et plus simplement comme acolyte, doit passer une Épreuve. Celle-ci est simple : tuer les sept personnes mentionnées dans une chanson (la mort et le chant sont très liés, dans ce livre), en fait sept archétypes (femme enceinte, donneur de mort, personne dont vous êtes amoureux, etc). Pyrre a quatorze jours pour réaliser ces meurtres à partir du moment où elle arrivera au lieu qu’elle aura choisi (celui-ci étant Dombâng, dont elle est native). Sa progression sera surveillée par un prêtre, Kossal, et une prêtresse, Ela, qui serviront de Témoins.

Si elle n’anticipe pas de difficulté particulière à propos des six premiers sacrifices (on verra qu’elle se trompe à propos de l’un d’entre eux…), le septième en revanche lui pose un inextricable problème : en effet, si elle a connu les joies du sexe, à 25 ans, elle n’a jamais ressenti clairement l’amour. Il faut dire que son entraînement comporte une forte part de contrôle et d’auto-analyse en permanence. Seule une personne, dans son passé, a fait naître en elle de puissantes émotions : un certain Ruc Lan Lac. Mais était-ce de l’amour… ou autre chose ?

Il se trouve que Ruc est à la tête des forces de l’Empire à Dombâng, et que c’est lui qui a écrasé l’insurrection cinq ans auparavant. Dès lors, une équation infernale va se mettre en place dans la tête de Pyrre (je me demande si l’auteur est fan de Guild Wars 1, au passage…) : pour savoir si ce qu’elle ressentait pour Ruc était de l’amour (et donc compléter le test en le tuant), elle doit se rapprocher de lui à nouveau, et quel meilleur moyen de le faire qu’en relançant artificiellement l’insurrection et en se présentant comme une Kettral (un ordre de guerriers-assassins d’élite au service de l’Empire) envoyée pour l’assister plutôt qu’une prêtresse d’Ananshael ? (quand je vous disais que ça ressemblait à du Scott Lynch, d’un certain point de vue : il y a même de l’escroquerie !).

Il va y avoir un seul problème, mais de taille : la résistance, centrée sur les prêtres, est loin d’être aussi affaiblie ou anéantie que tout le monde le pense, et les protagonistes vont vite s’apercevoir que les factions sont en fait plus nombreuses, plus anciennes et plus puissantes qu’on ne le pense ! Le livre va donc prendre un vague aspect Fantasy politique, avant de finir en une apothéose épique comme j’ai rarement eu l’occasion d’en voir.

Personnages *

The space between, Roxy Music, 1982.

Skullsworn-USLes personnages sont extrêmement intéressants, et ce sur plusieurs plans : psychologie (vraiment typique de la Dark Fantasy : même les « sympathiques » protagonistes sont en fait des gros tarés tuant sans aucun remord), évolution, dynamique de leurs relations. On est, par exemple, extrêmement immergé dans les questionnements de Pyrre autour de la nature de l’amour, de ce qui le différencie de l’attirance sexuelle, de l’attachement, de l’amitié, etc. Autant dire que dans sa relation avec Ruc, on est mais alors extrêmement loin des niaiseries Young adult type Rebelle du désert, ne serait-ce que du fait que notre (anti-)héroïne à 25 ans et pas 16 et qu’elle ne se comporte donc pas comme une midinette. Tout au long du récit, elle s’interroge sur la profondeur et la nature de son sentiment à son égard, jusqu’à trouver la réponse à la toute fin du roman. Rien à voir avec des papillons dans le ventre dès le premier regard, comme une évidence, donc.

Mais Pyrre se fait presque voler la vedette par ses deux témoins : d’un côté, il y a la belle Ela Timarna, 35 ans, une charmeuse exubérante, adepte d’alcool, de danse et d’hommes bien bâtis (ou de femmes souples, elle n’est pas raciste, hein) mais qui a réussi un assassinat réputé impossible (l’auteur a du voir John Wick) et dont l’apparence évaporée et délicate dissimule en fait une tueuse extrêmement douée. De l’autre côté, nous avons le taciturne Kossal, 70 ans, un vieux birbe (secrètement) amoureux fou d’Ela, et qui a tué 47 de ses amants avant de jeter l’éponge, devant la « vitalité » de la donzelle. Qu’on se le dise, cette dernière est un gros atout du roman, car elle génère des dialogues teintés de beaucoup d’humour et pour tout dire fort savoureux (mais un peu en sous-effectif à mon goût). Bref, ces trois là sont comme des serpents venimeux : ils ne font peut-être pas rêver (ils sont trop malfaisants pour cela), mais ils fascinent, hypnotisent le lecteur, qui se laisse mordre et savoure la brûlure du poison.

Ruc est également soigné, et toute une série de flash-backs (très bien insérés dans la trame principale de l’histoire, avec fluidité, naturel et habileté) nous montre l’histoire de sa rencontre avec Pyrre, dans le milieu des boxeurs, six ans auparavant.

Qualités d’écriture

Bien. Comme vous l’avez constaté, l’univers est intéressant, l’intrigue pas franchement banale, les personnages au top, bref, ce livre doit normalement vous paraître intéressant. Eh bien croyez-le ou non, vous n’avez encore rien vu. Sur ce roman, l’auteur aurait pu se planter d’une bonne demi-douzaine de façons différentes, sombrant dans le gnan gnan Young Adult ou le cliché. J’ai déjà évoqué l’aspect sentimental, solide, et je vous parlerai donc de l’aspect badassitude, puis de la subtilité du propos.

Les acolytes d’Ananshael sont entraînés, impitoyablement, dans l’art de donner la mort, avec une emphase sur la rapidité de la chose : il ne s’agit pas de torturer un adversaire qui sera dans 99 % des cas plus faible, mais de lui donner la paix promise par le Dieu, sans souffrance. Ils maîtrisent toutes les manières de parvenir à cet objectif : à mains nues, avec une cinquantaine d’armes, le poison, bref avec tout ce que vous pouvez imaginer et plus encore. Le corollaire est que même Pyrre, qui est pourtant très loin du niveau d’Ela, est une badass comme vous en avez rarement croisé en Fantasy. Et que, donc, elle pourrait potentiellement lasser rapidement le vieux de la vieille qui déteste ce genre de personnage surpuissant. Eh ben non. Et pourquoi ? Parce que Mr Staveley donne dans l’épique (certes Dark), messieurs-dames. Et qu’il va lui faire combattre quelqu’un qui est bien, mais alors bien plus fort qu’elle, histoire de montrer qu’on peut battre une main attachée dans le dos 99% du populo mais tout de même se faire écraser le jour où on croise un vrai maître de la mort. Immortel, Dieu, Vuo Ton (habitants « hardcore » du Delta, les Crocodile Dundee Dark Fantasy dont je parlais en début de critique), Ruc, Ela, autre chose ? Vous le saurez en lisant le roman ! Sans compter qu’elle est très forte, certes, mais que l’auteur ne lui fait pas faire le fou-fou non plus, et que quand les mecs sont deux douzaines et munis d’arbalètes en face, ben elle la joue profil bas, hein.

Parlons maintenant de la subtilité du propos : je n’imagine même pas le carnage littéraire qu’aurait pu donner le même postulat de base (prêtres-assassins du Dieu de la Mort) chez un auteur moins doué et expérimenté… Alors que Brian Staveley donne, lui, dans la nuance : certes, les prêtres et Acolytes d’Ananshael sont supposés donner la bénédiction de leur Dieu (=tuer), souvent, mais pas dans n’importe quelle condition, hein. C’est supposé être un acte de justice, de pitié, un moment de joie et de délivrance, la porte ouverte vers un monde où les hommes, enfin, sont tous égaux (Ananshael Président, France 2022 ?), pas un acte guidé par la colère sur quelqu’un qui a autant de chances de résister à un curé super-badass ultra-entraîné que la Creuse de résister à une invasion de l’US Army. Il y a donc des règles, des conditions restrictives. Et plus encore pour Pyrre, qui, pendant son Épreuve, ne peut tuer que les gens correspondant aux archétypes de la chanson, et personne d’autre (ce qui, au passage, lui cause bien des problèmes).

j’ajouterais que de la Dark Fantasy hardcore centrée sur des prêtres-assassins aurait presque pu sembler, d’un certain point de vue, risible, tant cela correspond à certains clichés Grosbillesques tirés des premiers temps héroïques de (A)D&D ou de Stormbringer, mais l’auteur a heureusement su éviter ce lieu commun (ou l’atmosphère étouffante qui, d’un autre point de vue, aurait pu aller avec) en trouvant un salutaire contrepoint à tant de noirceur et de badassitude via l’humour qu’il a distillé dans nombre de dialogues et de situations, notamment dans la relation Ela-Kossal.

Au final, l’auteur s’est tiré des pièges potentiels avec brio, nous livrant un roman qui est parfois d’une surprenante profondeur pour de la Fantasy : nature de l’amour (vous comprendrez mieux l’illustration musicale si vous lisez ce livre), vie et mort, sens de la vie (et de la mort), nature de la foi religieuse, et ainsi de suite. Là encore, on trouve un intéressant contraste entre une héroïne qui se bat pour devenir une prêtresse et Ruc Lan Lac qui, lui, tente de faire comprendre aux gens que la Trinité dont le culte est la base de l’insurrection n’est en fait formée que de faux-dieux (comme dirait un célèbre opposant de mon homonyme Stargetien).

Pour finir sur le chapitre écriture, signalons enfin que l’auteur est particulièrement à l’aise dans les (assez nombreuses) scènes à forte intensité dramatique et dans les combats, très bien décrits. Je voudrais aussi insister sur l’extrême noirceur de certains actes commis durant l’intrigue : je ne veux pas dire par là que l’auteur essaye de faire le buzz en décrivant avec force détails les meurtres, par exemple, mais plutôt que nous ne sommes clairement pas au pays des bisounours, c’est de la vraie Dark Fantasy pour les tatoués et les adeptes du Culte d’Apophis. D’ailleurs, la fin, assez surprenante (à ceci près que l’auteur a laissé miroiter un indice un poil trop tôt, et que je me suis douté du truc) est très loin d’un Happy End.

En conclusion

Ce stand-alone, dérivé de la trilogie qui a fait connaître l’auteur, propose un solide contexte, une intrigue originale et complexe tout en étant facile à suivre, des personnages (ainsi que les dynamiques de leurs relations et leur évolution psychologique) au top, de savoureux dialogues, des scènes à forte charge émotionnelle, des combats spectaculaires. Dark Fantasy très sombre mais non dénuée d’humour, cette oeuvre, malgré le fait qu’elle soit en grande partie centrée autour d’une potentielle relation amoureuse, a su éviter avec brio tous les pièges qui attendaient un auteur moins doué ou expérimenté, notamment via l’absence de surenchère dans le côté tueur surentraîné ou dans le côté adulte et complexe de la relation entre Pyrre et Ruc. Une fin de mon point de vue très réussie achève, pour moi, d’en faire un livre remarquable, et de faire de la lecture du reste de l’oeuvre de Mister Staveley une priorité absolue dès ce jour. C’est un vrai coup de cœur, et un nouveau (roman) Culte d’Apophis.

Niveau d’anglais : moyen (tendance relativement facile).

Probabilité de traduction : la probabilité pour qu’un quelconque des romans de Brian Staveley soit traduit est très élevée, mais si traduction il doit y avoir, elle concernera, du moins dans un premier temps, plus le premier tome de sa trilogie que ce stand-alone. Si vous souhaitez le lire, n’hésitez pas à vous exprimer en commentaires (comme dirait l’estimé Gromovar), plusieurs directeurs de collection susceptibles de publier de la Fantasy passent plus ou moins régulièrement en ces lieux…

 

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21 réflexions sur “Skullsworn – Brian Staveley

  1. Ouh que ça a l’air chouette ! (N’est-ce pas messieurs-dames des maisons d’éditions ? *clin d’œil subtil*)

    Tu m’as eue avec la mention de Predator, et le reste de la chronique ne dément pas cette bonne impression 🙂

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  2.  » …plusieurs directeurs de collection susceptibles de publier de la Fantasy passent plus ou moins régulièrement en ces lieux… »
    Apophis, sérieux, tu te la pètes un peu, là, non ? Jamais, j’ai vu un directeur de collection passer dans les parages. Cela dit, je note le nom de l’auteur et le titre du bouquin, ça a l’air parfait pour la salle d’attente de mon dentiste.

    Aimé par 1 personne

  3. Alala que c’est mesquin de faire une critique comme celle-ci pour un livre pas encore traduit !!! ;-D C’est effectivement très très tentant, je prends donc note précieusement de cette référence et vais guetter avec attention le catalogue des prochaines parutions d’éditeurs de SFFF en espérant l’y voir figurer !

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  4. « imaginez une version Dark Fantasy de Crocodile Dundee et de… Predator (si, si), et vous aurez une bonne idée du dernier tiers du roman. »

    Ah oui quand même !

    Si c’est un roman culte d’Apophis je dis oui pour une traduction ! 😀

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  5. Pour répondre sur la VF, vous imaginez bien que cet auteur a sans doute déjà été lu partout. L’absence de traduction vient à mon avis de la taille prodigieuse du premier tome, que j’ai adoré par ailleurs 😉
    Il ne faut jamais oublier le coût immense que représente une traduction dans l’équilibre financier de l’édition d’un livre, surtout sur les petites séries caractéristiques de l’Imaginaire en France …

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    • Partout ? Pas chez Denoël, par exemple, si j’en juge par l’intervention de M. Dumay plus haut dans ce fil de discussion. Lunes d’encre qui, certes, est plutôt une collection SF, mais qui publie aussi un peu de Fantasy (cf Pornarina qui débarque dans quelques semaines, ou La librairie de Mount Char qui peut, selon le point de vue, être considéré comme un roman de Fantastique ou de Fantasy urbaine). Mais bon, oui, je sais qu’il a déjà été lu par l’Atalante (ou du moins par certains de ses beta-lecteurs), même si c’est toujours utile de voir la chose confirmée par un des (co-)directeurs de collection de la Maison.

      Par ailleurs, je ne trouve pas la taille du tome 1 de la trilogie si exceptionnelle que ça : elle correspond, voire est assez largement inférieure (tomes 10+), à la VO de la plupart des Honor Harrington post-tome 5, que l’Atalante a pourtant réussi à publier via la technique du tronçonnage en deux tomes. Maintenant, que vous soyez frileux à l’idée de prendre un risque en finançant une grosse traduction, je peux le comprendre (surtout compte tenu du lancement de votre propre collection au format poche), même si je pense que vous serez d’accord pour dire que l’écriture vigoureuse, noire et épique de cet auteur a de bons atouts pour séduire le public français.

      Pour finir, admettons que la taille du tome 1 de la trilogie soit exceptionnelle, vous êtes mieux placé que moi pour en juger. Mais ce n’est pas le cas pour ce stand-alone, qui pointe à 320 pages en VO, ce qui signifie une taille assez standard en VF. J’espère donc qu’une maison d’édition ou une autre se lancera, au minimum, dans la traduction de ce volume unique, histoire que le non-anglophone puisse découvrir l’auteur. Si j’en juge par les réactions des gens sur ce fil, ce livre a de quoi éveiller au minimum l’intérêt, sinon l’enthousiasme.

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  6. Critique super intéressante!
    Le roman fait saliver notamment avec le pitch de départ et ton paragraphe sur les personnages qui sont tout à fait séduisants. Tout le reste participe à la tentation avec cet univers, la dark fantasy, le contre-point à Rebelle du désert,…. Pour être franche, tu me l’avais quasiment vendu avec « un GROS coup de coeur ».
    Que veux-tu, j’allais tout simplement pas dire : « vendu » en commentaire?…

    C’est chouette de savoir qu’il y a de fortes chances que la trilogie (de qualité) soit dans le viseur de l’édition française. En attendant, je découvrirai l’auteur avec ce stand alone, en anglais.

    Merci! 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Je te suggère de lire le commentaire de Kallisthène (un peu plus haut dans le fil), il faut croire que j’ai sur-estimé l’intérêt de l’édition française pour cet auteur. Ou plus précisément sa volonté de prendre le risque financier d’assurer la traduction de sa trilogie. Ce qui n’enlève rien au fait que Staveley est trop intéressant pour qu’à un moment ou un autre, un de ses romans ne franchisse la barrière de la langue 😉

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      • Ça y est je l’ai lu. Ah, oui ça calme un peu l’ardeur.
        D’un autre côté, je me suis aperçue avec Erikson et la lecture en VO que si je lisais certainement plus lentement, je n’éprouvais pas des difficultés insurmontables dans la langue d’Albion.
        Alors si je suis séduite, je me passerai de la VF pour le reste.

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        • C’est d’autant plus pertinent qu’à côté d’Erikson, un Staveley est une promenade de santé sur le plan de la difficulté de lecture. De mon côté, la lecture en VO monte de plus en plus en puissance, j’étais déterminé en début d’année à en faire une par mois, alors que maintenant il y a des fois où j’en inscris deux, voire trois par mois dans le programme de lecture.

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  7. C’est un auteur que j’aimerais bien découvrir, je n’ai entendu quasiment que des bonnes critiques de sa trilogie. C’est vrai que le niveau me fait toujours un peu peur en VO; surtout après avoir tenté Malazan, j’ai toujours l’impression que si c’est de la dark fantasy ça va être aussi difficile.
    Mais vu que tu as indiqué l’inverse du coup ça le remonte dans ma wish list =)

    Par contre je pense que je commencerais par la trilogie avant de tenter les oneshot, même si je garde en tête que celui ci peut être lu indépendamment.

    Aimé par 1 personne

  8. Pingback: Avril 2017, ne te découvre pas d’un livre! – Albédo

  9. Ouuuuh, que tu nous donnes envie ! Bon, je relativise : c’est de la VO. Avec mon rythme un peu pourri, j’ai peur de me mettre définitivement dedans avec un roman en anglais. Mais je note l’auteur, je vais suivre tout ça de très près !

    Aimé par 1 personne

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