Sous le vent d’acier – Alastair Reynolds

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Un second tome largement supérieur au premier, un livre de SF très prenant, mais…

poseidon_2Sous le vent d’acier est le second tome de la trilogie Les enfants de Poséidon, après La terre bleue de nos souvenirs. Son intrigue se déroule deux siècles après celle du tome 1, ce qui ne nous empêche cependant pas de retrouver certains personnages que nous connaissons déjà, grâce à l’allongement faramineux de l’espérance de vie permis par les nouvelles technologies. Nous suivons toutefois principalement un nouveau protagoniste, Chiku Akinya (la fille de Sunday). Un ? Pas tout à fait. Car Chiku a fait réaliser deux clones d’elle-même, ce qui fait que nous allons en réalité suivre plusieurs versions du personnage.

Si le premier tome naviguait entre Hard-SF, Postcyberpunk et Science-Fiction Trans-/Post-humaniste, c’est ce dernier aspect et lui seul qui caractérise cette suite. En effet, la progression du niveau technologique ces deux derniers siècles fait que l’univers du roman s’est éloigné des exigences de plausibilité scientifique qui caractérisent la Hard-SF.

Signalons (ça vous aura probablement sauté aux yeux) une couverture triste, cliché et un peu cheap. C’était pareil pour le tome 1 en édition grand format, pour lequel j’aurais, et de loin, préféré avoir droit à la couverture de l’édition poche, nettement plus esthétique et recherchée. Enfin, un point très important à signaler est qu’il me paraît impossible de lire ce tome 2 comme un one shot, sans avoir lu le roman précédent (alors que c’est possible dans certains autres cycles, comme celui de Stephen Aryan, pour rester chez le même éditeur). 

Force rouge, Force verte, Force jaune *

Hardwired, Metallica, 2016.

150 ans avant le début de l’action, Chiku a fait réaliser deux clones, qui possèdent sa mémoire et sa personnalité (il ne s’agit en fait pas d’un clonage normal, avec des techniques issues du génie génétique, mais d’une déconstruction / reconstruction – copie par nanomachines, bref c’est plus avancé et plus classe). Un tirage au sort (avec des papiers de couleur, d’où le nom des personnages -non, ça n’a rien à voir avec Bioman-) a été effectué, pour déterminer ce que chacune d’entre elles allait devenir (il faut préciser que suite à l’opération nanotechnologique effectuée, aucune ne sait si elle est l’originale ou la copie) :

  • Chiku jaune resterait sur Terre.
  • Chiku rouge allait partir dans un monoplace rapide pour essayer de rattraper La Reine d’Hiver, le vaisseau d’Eunice (cf tome 1).
  • Chiku verte allait s’embarquer dans un voyage interstellaire de plusieurs siècles à destination de la planète extrasolaire appelée Creuset (celle où le télescope spatial géant Ocular a détecté l’énigmatique structure extraterrestre appelée Mandala).

Cette façon de nommer les personnages rappelle vaguement celle employée par Stephen Baxter dans Exultant, avec Pirius rouge et bleu (bien que dans ce cas, ce soit lié à l’effet Doppler et à des problèmes de paradoxes temporels, et pas à de simples papiers de couleur). Cela permet en tout cas de distinguer facilement plusieurs versions du même personnage, et c’est plus élégant que Chiku 1, 2 et 3.

Un point très important à souligner est que les trois Chiku peuvent échanger des mises à jour de souvenirs / expériences grâce à des nanomachines quadrillant leur cerveau, dans le même esprit que les Personnalités Partielles d’œuvres comme Ilium / Olympos de Dan Simmons par exemple. Au début du roman, Chiku jaune a perdu le contact avec la version rouge et la version verte, mais, sans trahir un gros secret, elle va avoir accès à une mise à jour des souvenirs de Chiku verte qui va la lancer dans un périple à travers le système solaire.

Le futur, comme vous l’avez déjà vu à de multiples reprises… mais en mieux ! 

L’auteur va nous faire faire un tour complet du monde (ou plutôt des mondes) des 24ème et 25ème siècles (je reviendrai sur les dates), comme si nous y étions. Comme dans le tome 1, c’est essentiellement du déjà-vu, il n’y a pas à proprement parler d’innovations, mais en revanche le tableau brossé est très complet et très réussi. Nations vivant à la surface des océans sur des « plaques » géantes (des îles artificielles métalliques en forme d’hexagone pouvant s’assembler ou se désassembler pour former des territoires plus ou moins grands ou autonomes), Mars livrée aux machines intelligentes de l’Evolvarium (croisé dans le roman précédent), la saisissante Vénus (qui rappelle celle de Ben Bova, mais bien plus avancée dans son exploration / colonisation), Hypérion et la Lune, nous allons voyager dans tout le système solaire dans le sillage de Chiku jaune.

Le point de vue alterne entre les versions de Chiku, pas chapitre par chapitre mais toutes les quelques dizaines de pages environ.  Nous suivrons par exemple les événements vécus par Chiku verte dans son vaisseau à générations, le Zanzibar. Sur ce thème largement exploité en SF et depuis longtemps, Reynolds n’est pas à proprement parler original (voir plus loin), mais en revanche l’ampleur de sa vision est époustouflante : en gros, prenez le Caillou (un astéroïde) du cycle Éon / Éternité / Héritage de Greg Bear (enlevez la Voie, faut pas pousser mémé dans les orties non plus, hein ^^), triplez le nombre de chambres que vous allez creuser à l’intérieur (36), fixez la taille à 50 Km, la vitesse à 13% de celle de la lumière, la population à environ 10 millions d’habitants, et surtout, imaginez que ces vaisseaux-mondes sont fabriqués à la chaîne. Ben oui, pourquoi en lancer un vers 61 Virginis (le système qui abrite la planète Creuset) ou vers les autres planètes extrasolaires, lorsqu’on peut les lancer en caravanes d’une dizaine, et créer de véritables ponts aériens comprenant de quelques à plusieurs centaines de caravanes pour chaque étoile ciblée ? Bref, Alastair Reynolds, via sa description minutieuse et ambitieuse d’une humanité panspermique (signalons également des scènes saisissantes dans l’atmosphère et même à la surface de Vénus), distille un sacré Sense of wonder, et on ne peut qu’admirer son livre pour cela.

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Un point en particulier est à retenir, car il va avoir une énorme influence sur l’intrigue : la caravane dont fait partie le Zanzibar a choisi de brûler tout le carburant qui devait servir à la décélération (pour arriver plus vite) et de démonter le moteur Chibesa (celui mis au point dans le tome 1) pour gagner de la place et faire accoster les navettes inter-Holovaisseaux plus facilement, via les axes de l’astéroïde. L’idée était de mettre au point un moteur basé sur une physique post-Chibesa pendant le voyage (coucou Frank Herbert…), sauf que les incidents se sont multipliés (dix millions de victimes dans l’explosion du Pemba), et alors que la destination n’est plus si loin que ça, la caravane n’a aucun moyen de freiner et de se mettre en orbite autour de Creuset !

Narration : temporalité et syndrome Ann Leckie

La narration est assez particulière, pas tant à cause des changements de point de vue (puisqu’il n’y en a pas tant que ça entre les différentes Chiku, finalement), mais à cause de la temporalité. En effet, ce tome 2 couvre… un siècle (en gros, 2365-2465). Vous imaginez donc aisément qu’il va y avoir des ellipses : dans certains cas, vous allez sauter de 15 à 40 ans… en un seul chapitre ! Les procédés utilisés sont variés et, la plupart du temps, habiles et pertinents : hibernation pour Chiku Verte, modification de la perception de l’écoulement du temps via la technologie, et ainsi de suite. L’auteur est bien obligé, car un voyage interstellaire, c’est long, d’une part, et d’autre part, pour ce qui concerne les communications Zanzibar – Terre, il faut tenir compte des délais de transmission (ces dernières étant limitées à la vitesse de la lumière, ce qui fait qu’une transmission entre les deux Chiku prend entre quarante et cinquante ans selon le point du récit où on en est…).

Il y a un point qui m’a dérangé : un des personnages s’appelle Travertine, et lorsqu’on parle de « lui », l’auteur n’utilise ni il, ni elle, ni le pronom personnel ille du langage non sexiste, mais… alle. Pourquoi ? Nous n’en savons rien. Au début, j’ai pensé que c’était du même ordre d’idée que le « A. » dans A.Bettik chez Dan Simmons, mais Travertine n’est ni un androïde, ni une IA. Aucune explication n’est donnée, donc vous en serez réduit aux hypothèses, tout comme moi. Ce qui est certain en tout cas, c’est que ça nous donne droit à de « magnifiques » passages qui semblent tout droit sortis d’un livre d’Ann Leckie. Jugez plutôt :

On établit l’identité de Travertine en apportant des preuves qu’alle (sic) était bien calle (sic) que la délégation du Zanzibar prétendait.

Je vous rassure, ce genre de passage n’est pas présent à la même dose que dans les livres du cycle de l’Ancillaire (ouf !), ça reste supportable, mais c’est à signaler, et surtout ça n’apporte strictement rien à l’histoire, et ce d’autant plus qu’on ne sait pas à quoi ça correspond.

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Thématiques et ressemblances, rythme *

Eye in the sky, The Alan Parsons Project, 1982.

Histoire d’éviter de spoiler, je vais éviter de vous dévoiler la thématique centrale du roman. Je vous dirais juste qu’elle est en lien avec la communication et la coexistence entre ce que David Brin appelle, dans son cycle de l’Élévation, les différents Ordres de la vie. Je peux par contre vous parler de la thématique transhumaniste omniprésente, qui donne lieu à des scènes saisissantes, comme le fait que la mort soit devenue tellement rare que chacune est un petit séisme, quelque part.

J’avais déjà signalé, dans ma critique du tome 1, les nombreuses convergences avec (voire hommages à) de grandes œuvres de SF, mais dans ce tome 2, c’est encore plus net : il m’est souvent arrivé de me dire : « Tiens, ça ressemble à Hypérion ; Une contre-mesure ? Ah oui, comme dans Un feu sur l’abîme. » Ou encore qu’un point précis rappelait Homme-Plus de Frederik Pohl, ou qu’un passage de la fin (ou de la rencontre avec Arethusa) évoquait d’une façon suspecte Arthur Clarke dans 2001/2010. Ou encore que ces Big Dumb Objects rappelaient Bear, Watts, Clarke ou d’autres…

Bref : c’est encore moins original que le tome 1, mais c’est encore plus intéressant. D’abord parce que c’est très bien rythmé : il n’y a quasiment pas de trou d’air (il y en a un petit lorsqu’on attaque la seconde moitié), on ne peut pas lâcher ce roman (bref rien à voir avec le tome précédent, qui mettait un gros tiers à démarrer réellement). Et ce, je viens de vous le démontrer, même si on est un vieux de la vieille qui a lu tout ce à quoi Alastair Reynolds rend hommage ou tout ce qu’il a mélangé ensemble dans sa marmite pour faire son propre plat.

Personnages *

Alive and kicking, Simple Minds, 1985.

Ce qu’il y a de formidable avec l’allongement de l’espérance de vie, c’est que même deux siècles après, on peut retrouver certains personnages du tome 1 (mais pas tous). Mais à part deux d’entre eux (dont June et un autre dont je vais éviter de parler pour ne pas spoiler), ils se font rapidement voler la vedette par Chiku et les nouveaux protagonistes, dont Travertine et Imris. J’ajouterais juste qu’il y avait un… hum… « personnage » dans le tome 1 sur lequel l’auteur était resté très évasif et qui prend une importance capitale dans ce roman.

Notez que certains personnages que nous connaissions déjà ont subi une évolution assez radicale : vous vous souvenez peut-être que Sunday Akinya (la mère de Chiku) était, dans le livre précédent, une artiste, alors que dans celui-ci, c’est une sommité de la physique post-Chibesa en cours d’élaboration ! De même, les Akinya en général sont très loin du niveau de richesse, de puissance et d’influence qu’ils avaient deux siècles auparavant : la maison familiale, en Afrique, tombe notamment en ruines… J’ai beaucoup apprécié ce twist, personnellement, j’avoue préférer voir les personnages en baver plutôt que de constater que tout leur tombe tout rôti dans le bec.

Au passage, je vous signale (j’anticipe un peu) que le tome 3 repart en partie sur de nouvelles bases lui aussi, puisque d’après ce que j’en sais, il est centré sur Goma, la petite-fille de Chiku (ne comptez pas sur moi pour vous dire de quelle Chiku il s’agit ! ).

Mon problème avec ce livre

J’ai quand-même avec ce livre quelques petits soucis, qui vont au-delà d’un manque flagrant d’originalité : il s’agit d’un souci de cohérence et de choses qui sont complètement laissées de côté.

Je vais commencer par ce dernier point : il y a des tas de choses qui ne sont jamais expliquées. J’ai déjà mentionné cette histoire de pronom « alle », mais ce n’est pas le seul exemple. Les vaisseaux-mondes astéroïdes, par exemple, sont appelés des holovaisseaux : pourquoi ? Mystère, le terme n’est jamais expliqué. Un peu dans le même ordre d’idée, il y a une scène, à la toute fin, dont on est sûr qu’elle va marquer la fin de l’apparition d’une des Chiku dans le tome 2, et servir de cliffhanger. Sauf que… quelques pages plus loin, on retrouve cette Chiku (tant pis pour le cliffhanger…), et les conséquences de cette scène à grand spectacle seront évacuées en quelques lignes, alors que le lecteur en attendait légitimement une description complète. C’est d’autant plus frustrant que, bien que tout le roman ou quasiment soit très prenant et intéressant, certaines autres scènes auraient pu être évacuées sans dommage pour l’intrigue, alors que celle-là me paraissait capitale.

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Mon plus gros souci reste cependant un problème de cohérence (attention, je vais un poil spoiler par contre, allez directement au paragraphe suivant si vous ne voulez rien savoir) : le Zanzibar finit par mette au point un moteur basé sur la physique post-Chibesa (PPC) et par envoyer un vaisseau-éclaireur en avance sur la Caravane vers Creuset. Il est clairement précisé que ce moteur consomme du carburant, et d’ailleurs quand l’astronef atteint la planète, il est quasiment à sec. Or, un des moteurs de l’intrigue est justement que les Holovaisseaux ont brûlé tout leur carburant, n’en gardant pas pour ralentir une fois aux abords de 61 Virginis et se mettre en orbite autour de Creuset. Dans ce cas, mettre au point un propulseur plus efficace ne sert à rien s’il n’y a rien pour l’alimenter… Alors peut-être que les deux types de moteur (Chibesa et PPC) utilisent deux types de carburants différents, et que celui de la PPC peut se fabriquer facilement à partir des ressources disponibles, mais c’est pareil, on nage dans un flou absolu. Franchement, pour un spécialiste de la Hard-SF comme Reynolds, je trouve ce genre de flou artistique assez décevant. Alimenter un petit vaisseau, c’est une chose, mais un astéroïde de 50 km de long avec une masse à l’avenant, il m’aurait fallu une explication, pas seulement convaincante, mais bel et bien une explication tout court. Par exemple : avec quelques kilos d’Apophium raffiné, boum, on a une propulsion Alcubierre, et du coup, 61 Virginis, c’est pour les noobs, Andromède, nous voilà !

C’est pareil, je n’arrive pas à comprendre la logique de l’auteur, parfois : dans les vaisseaux-astéroïdes, on considère comme un privilège la possibilité d’entrer en hibernation pour « sauter » des décennies de voyage, et se réveiller au plus près de Creuset. De fait, il y a apparemment un nombre conséquent de personnes en hibernation. Cependant, ça ne cadre pas avec l’idée que je me fais d’un vaisseau devant transporter un grand nombre d’humains d’une étoile à l’autre : en effet, en SF, on connaissait les vaisseaux à générations (des biosphères mobiles dans lesquelles les gens vivent, ont des enfants, meurent, jusqu’à ce que leurs lointains descendants atteignent le monde lointain visé, au bout de siècles de voyage), ceux à congélation (en gros, ils sont en grande partie automatisés, l’écrasante majorité des colons dort en hibernation et seuls des robots / quelques humains assurent une surveillance pendant les siècles que dure le voyage), plus quelques cas spéciaux (comme dans Les Envoyés de Williams / Dix, où les colons sont digitalisés, envoyés vers les planètes extrasolaires dans des vaisseaux de la taille d’un bus, puis transférés dans des corps recréés par nanotechnologie sur place). Ici, nous sommes dans ces trois cas… à la fois : on a à la fois la copie d’êtres humains avec Chiku, de la cryogénie et un vaisseau à générations. Bref, ça ne tient pas vraiment debout, tout simplement à cause de l’échelle de la cryogénie (il ne s’agit pas de quelques centaines de places pour une élite, mais de beaucoup plus), du mélange des genres qui n’a pas lieu d’être, ou de la sous-utilisation des technologies de clonage nanotechnologique qui, là encore, signent un manque de cohérence de la part de l’auteur. Si on dispose du clonage nanotech, pourquoi ne pas digitaliser tout le monde, les faire vivre en réalité simulée, puis leur refabriquer des corps à l’arrivée ? Ça nécessiterait moins de place et de ressources (eau, air, etc). Si on dispose d’une technologie de cryosommeil fiable sur des décennies, pourquoi ne pas congeler tout le monde ? Là encore, ça nécessite moins de ressources et d’infrastructures de vie (immeubles, écoles, etc). Bref, ça ne tient pas vraiment la route.

En conclusion

Ce tome 2 est largement supérieur au premier (car mieux rythmé et globalement encore plus intéressant), et c’est un livre de SF à la fois prenant et fascinant, bien que pas plus original que son prédécesseur. Il s’agit toujours d’une compilation ou d’un best-of des œuvres ou des concepts posthumanistes / postcyberpunks les plus marquants de ces 60 dernières années, en gros, mêlé au meilleur de ce qu’Alastair Reynolds a déjà pu lui-même proposer dans ses autres livres.

Les thématiques centrales sont, outre la posthumanité et la panspermie, la communication et la coexistence de formes d’intelligences issues, comme dirait David Brin, d' »Ordres de la vie » différents.

Toutefois, ce tome 2 n’est pas exempt de défauts, comme un problème de cohérence sur un point capital de l’intrigue, un effet de style à la Ann Leckie (heureusement mineur…) qui ne s’imposait pas, une tendance à ne jamais expliquer certains concepts, à faire des ellipses temporelles qui ne plairont pas à tout le monde, ou à décider, à la fin, de sauter de façon incompréhensible une scène qui promettait d’être hyper-marquante pour la résumer un peu plus loin en quelques lignes lapidaires.

Dans l’ensemble, cependant, ça restera une de mes meilleures lectures SF de 2016 pour le moment, même si je suis un poil déçu par un aspect Hard-SF que Reynolds semble de plus en plus enclin à abandonner au profit du Space Opera et de la SF Transhumaniste. Je lirai évidemment le tome 3, même s’il est réputé très décevant pour une saga de cette envergure.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce livre, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Lune,

Ce roman est le deuxième tome d’une trilogie : retrouvez sur Le Culte d’Apophis la critique du tome 1 et du tome 3.

 

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15 réflexions sur “Sous le vent d’acier – Alastair Reynolds

  1. Parfait, je suis au premier tiers du tome un et je confirme que ce n’est pas très rythmé. Je m’y accroche car c’est « mon premier » Reynolds. Pour l’instant, je ne suis pas très captivée, pour tout dire.
    Je n’ai pas vu initialement de critique du tome 1 , tu l’avais cachée?

    Merci, je me jette sur les DEUX critiques maintenant.

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    • Non, elle n’est pas cachée lol, elle a fait partie des premières critiques publiées, début janvier, si je me souviens bien.

      Je te confirme que le premier tiers du tome 1 est laborieux (c’est expliqué dans sa critique), mais que par contre, après, c’est nettement plus intéressant ^^

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  2. Pingback: La Terre bleue de nos souvenirs – Alastair Reynolds | Le culte d'Apophis

  3. OK, je prends, et cela m’encourage à continuer le tome 1 un peu plus vite.
    J’aime bien les univers alambiqués et les trames qui ne sont pas toujours fluides, alors, je sesn que ce tome 2 malgré les défauts de cohérence et d’une originalité limitée va me plaire.

    Les Chikus verte, rouge, bleue ou jaune cela me fait penser aux japoniaiseries (faute volontaire) que regarde ma fille, mais bravo pour Metallica! Et pour les illustrations.

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    • Merci 🙂
      Oui, je pense que tous les gens de notre génération vont penser à Bioman ^^

      Attention par contre, moi je ne trouve pas ça original parce que je suis un bien plus gros lecteur de SF que de Fantasy (en nombre, en constance, etc), ce qui fait que j’ai toutes les références nécessaires pour faire les parallèles qui s’imposent. En revanche, quelqu’un qui n’a pas lu tout ce que je cite dans la critique va littéralement en prendre plein les yeux. Même en ayant déjà lu tout ça ailleurs, on est bluffé par le Sense of Wonder déployé par l’auteur, alors si en plus c’est tout nouveau parce que c’est la première fois qu’on lit un bouquin sur la thématique x ou y, là c’est carrément l’hallu totale.

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  4. L’intrigue plutôt plate du premier tome n’incitait guère à lire la suite, si elle était construite sur les mêmes rebondissements artificiels. Le fond spéculatif paraissait sous-exploité. Le compte rendu laisse l’impression que cela ne s’est pas amélioré. Pas sûr donc d’avoir envie de s’y plonger, a fortiori s’il faut arriver à tenir pour un troisième tome.

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  8. J’ai fini récemment ce deuxième volume en anglais. Concernant Travertine, la vo emploie ve au lieu de he/she, vis/ver au lieu de his/her. Je me demandais justement comment le traducteur s’en était accommodé. Grâce à toi, je sais maintenant ce qu’il en est. Cela m’intriguait un peu et au début je me demandais quel pouvait bien être la particularité de ce personnage. Et au bout d’un moment j’ai décidé de ne plus me poser la question. La raison n’est pas importante et en même temps j’appréciais l’idée de proposer ce genre de petit changement sans pour autant l’expliquer. C’est un élément probablement commun de ce futur et ça ne justifie pas plus d’explication que le fait qu’on appelle quelqu’un monsieur ou madame.

    Je suis aussi un peu en désaccord sur certaines des choses que tu juges incohérentes, en particulier concernant le mode d’organisation du vaisseau. D’abord, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait tant de gens que cela en hibernation. Ça parait au contraire être quelque chose de pas très fréquent et qui ressemble presque à une récompense, un procédé qui doit se mériter en quelque sorte. Ensuite, on n’est pas vraiment dans un vaisseau génération, puisque du fait de l’allongement très conséquent de l’espérance de vie, la quasi-totalité des gens qui ont embarqué depuis la Terre doivent normalement voir la fin du voyage, même si ce dernier dure un siècle ou plus. Enfin, les techniques auxquelles à eu recours Chiku pour se démultiplier ne sont pas fréquemment évoqué et m’ont donné l’impression que c’était une chose possible mais visiblement pas « à la mode ». Et là je me permets de contrer ton « pourquoi ne pas y avoir recours massivement » par un « parce que les gens n’en ont pas envie ». C’est peut-être involontaire de la part de Reynolds, mais d’une certaine façon il donne un peu un exemple d’une technologie qui ne prend pas vraiment. Et je trouve ça intéressant comme façon de voir. 🙂

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    • C’est une façon de voir les choses intéressante, en effet. Concernant le procédé subi par Chiku, je pense que ce qui bloque sa diffusion massive est que la nature du procédé ne permet pas de distinguer l’original des copies (c’est explicitement précisé au début du livre). Et sans doute aussi une question de coût ou de difficulté technique.

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      • Il peut d’ailleurs y avoir un effet un peu similaire à la téléportation, qui parait super cool sur le papier mais une fois qu’on explique au gens que l’original est détruit et qu’on reconstruit une copie à l’autre bout, ça risque d’en faire tiquer plus d’un (moi le premier). 😉

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