Marée Stellaire – David Brin

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Un incontournable de la science-fiction centrée sur les extraterrestres, un modèle de construction d’univers

maree_stellaire

C’est avec une grande déception et une certaine tristesse que j’ai récemment fait une critique impitoyable (mais correspondant honnêtement à mon ressenti) d’un roman de David Brin, auteur que j’apprécie particulièrement par ailleurs. Pour ceux qui ne connaîtraient pas son oeuvre, il me semblait donc très important de « rééquilibrer la balance » en leur présentant son livre le plus emblématique et le plus réussi, Marée Stellaire. Sorti en VO en 1983, ce roman est titulaire à la fois du prix Hugo et Nebula, ce qui  en fait, sur ce plan, l’égal de références prestigieuses comme Dune, Neuromancien ou, pour rester dans le Planet Opera, l’Anneau-Monde de Larry Niven. Il s’agit du second livre d’un cycle, dit de l’Élévation, mais il s’agit pour moi du véritable début de ce dernier.

Mais, allez-vous me demander, qu’est-ce qui rend ce roman si intéressant, pour ne pas dire incontournable, qu’est-ce qui en fait un des romans « cultes » d’Apophis  ? La réponse est simple : son univers.

Extraterrestres et Science-Fiction

Nombre d’entre vous ont peut-être l’impression que SF à grande échelle spatiale et temporelle (= ne se passant pas seulement dans le futur proche et seulement dans le système solaire) et présence d’extraterrestres sont des éléments automatiquement associés. Rien ne saurait en fait être plus faux. Même sans y réfléchir ou faire des recherches, et même si vous n’êtes pas un fin connaisseur en matière de SF, n’importe lequel d’entre vous ou quasiment est capable de citer deux classiques de la SF se passant dans un lointain futur et sur une zone recouvrant une partie significative, sinon toute la galaxie, et ne présentant aucune race extraterrestre : il s’agit de Dune et Fondation.

De même, certains autres univers célèbres de SF, s’ils montrent quelques races extraterrestres (parfois même une seule), n’en font qu’un élément secondaire, voire anecdotique, de l’intrigue et du contexte, et se concentrent sur la ou les civilisations humaines. Je pense notamment au cycle d’Honor Harrington de David Weber (à l’inverse, il n’y a que deux races étrangères dans Alien, et pourtant elles sont au cœur de l’intrigue et de l’univers).

La plupart des univers de SF montrent toutefois plusieurs races extraterrestres majeures, ainsi que leur interaction, pacifique ou violente, avec l’humanité. Des franchises comme Star Trek franchissent encore un pas supplémentaire, en montrant un véritable bestiaire rempli d’innombrables espèces étrangères. Toutefois, les humains y restent au centre de l’histoire et de la narration.

Les Extraterrestres dans Marée Stellaire

Marée Stellaire va encore nettement au-delà. Non seulement les races extraterrestres avancées sont extrêmement nombreuses, mais il y a aussi des espèces terrestres et non-humaines intelligentes (je vais y revenir). La narration alterne entre le point de vue des premières, celui des secondes et celui des humains, qui deviennent finalement un élément minoritaire, même si pas tout à fait négligeable, de la narration.

Outre les espèces classiques de toute SF (écrite, TV ou ciné), comme les plus ou moins humanoïdes (regardez le nombre d’espèces dans Star Trek, par exemple, qui ne diffèrent de l’humain -à part sur le plan culturel- que par un minuscule détail, au niveau du nez, du front ou des oreilles -Bajorans, Vulcains, etc-), les animaux bipèdes et intelligents (comme N’Grath ou les Gaims dans Babylon 5, ou comme les Xindi-insectoïdes dans Enterprise) ou les boules de fourrure (les wookies ou les ewoks dans Star Wars), David Brin nous présente des espèces d’un type jamais vu pour certaines (je pense aux Jophurs, mais pas seulement, comme nous sommes sur le point de le voir), ou bien rassemble dans le même univers des choses qu’on a pu voir ou apercevoir brièvement chez d’autres écrivains, comme les machines pensantes de Fred Saberhagen plus les Jupitériens d’Arthur Clarke (quoi que pour ces derniers, ma référence personnelle aille vers l’Algébriste de Iain M. Banks).

En effet, outre de classiques êtres basés sur le carbone et respirant de l’oxygène, Brin crée d’autres Ordres de la Vie, comme les hydro-Sapiens (êtres respirant de l’hydrogène et vivant au sein des géantes gazeuses type Jupiter), les Quantiques ou encore les Memetiques, qui ne sont rien d’autres que des idées parvenues à l’existence dans une des nombreuses strates de l’hyperespace. On trouve aussi des espèces Retirées et Sublimées / Transcendantes, exactement comme chez Banks, qui s’est visiblement amplement inspiré de nombreuses idées de Brin pour bâtir sa communauté galactique (c’est particulièrement visible dans Une forme de guerre, ainsi que dans Trames et tous les tomes postérieurs). Les hydro-sapiens sont considérés comme ayant particulièrement mauvais caractère, et pour qu’une coexistence pacifique puisse avoir lieu avec les Oxys respirant de l’oxygène, des Instituts ont été mis en place, comme celui des Migrations (qui décide qui va exploiter telle planète ou système pour quelle période) ou celui pour une Guerre civilisée.

La grande originalité de l’aspect extraterrestre de l’oeuvre de David Brin ne réside en effet ni dans le nombre faramineux de races, ni dans le caractère très inhabituel de la nature physique de certaines d’entre elles, mais bien dans les relations qui les unissent.

Patrons et Clients

Tout part d’une idée simple : l’accès naturel (via l’évolution) à une intelligence et une conscience de niveau humain serait un phénomène extrêmement rare. En fait, si rare que l’écrasante majorité des races est persuadée qu’il ne s’est produit qu’une fois, avec une race devenue mythique et connue sous le nom de Progéniteurs. Il y a plus d’un milliard d’années, cette race se serait donné pour mission de faire fleurir ce don précieux dans son petit coin de l’univers (l’action des romans s’étend sur 5 galaxies, même si de vieilles bases de données parlent d’une époque où 17 galaxies étaient reliées par des Points de transfert), en pratiquant génie génétique et eugénisme (un processus connu sous le nom d’Élévation) sur une espèce pré-sapiente (au seuil de l’intelligence-conscience humaine), puis en lui donnant pour mission de transmettre à son tour ce don à toute créature dont elle croiserait le chemin dans le vaste univers.

Cette chaîne s’est poursuivie, chaque nouvelle espèce Élevée devenant le Client (terme à rapprocher du système romain de Clientélisme) pendant 100 000 ans de son Patron, avant de devenir au bout de cette période un Patron potentiel pour de nouvelles espèces. Les Patrons disposent d’un grand pouvoir sur leurs Clients, comme celui de trifouiller leur génome, de limiter leurs « privilèges de reproduction », ou de leur imposer des diktats politiques absolus. Le statut de Patron donne un grand prestige à une espèce, proportionnel au nombre de Clients, à leur « réussite » sur la scène galactique et au nombre de Clients qu’ils élèvent eux-mêmes une fois devenus Patrons. Il se crée ainsi de véritables dynasties reliant les espèces entre elles, connues sous le nom de Clans. Ceci se reflète jusque dans le nom de l’espèce, qui est défini par une nomenclature complexe comprenant les noms des Patrons et aussi ceux des éventuels clients : par exemple, le nom officiel des Soros reptiliens est Soro ab-Hul-ab-Puber-ul-Gello-ul-Forski-ul-Paha-ul-Kisa, ce qui indique que les Hul et les Puber font partie de la chaîne d’espèces qui les ont élevés et que les Gello, les Forski, les Paha et les Kisa ont été élevés vers l’intelligence-conscience par les Soros.

Les humains ont, dans cet univers, un statut vraiment très particulier : en effet, personne n’a été capable de retrouver une trace de leur Patron, ce qui pourrait indiquer… qu’ils auraient évolué naturellement, comme les Progéniteurs. Une idée inacceptable dans une société galactique caractérisée par son dogmatisme, son conservatisme et sa rigidité, dans laquelle les Progéniteurs et la doctrine de la chaîne d’Élévation ont acquis un statut quasiment sacré et indéboulonnable. Certains refusent l’idée et préfèrent croire à un Patron caché (c’est un peu le thème de Jusqu’au coeur du Soleil, premier roman du cycle), ou pire, à un Patron qui aurait eu l’attitude criminelle de disparaître avant d’achever l’élévation des humains.

Lorsque ces derniers sont découverts par la société galactique, les espèces, Clans et alliances politiques les plus extrémistes veulent soit les détruire (à cause des dégâts écologiques qu’ils ont infligé à leur planète, un point sur lequel les Instituts Galactiques ne plaisantent vraiment, mais alors vraiment pas), soit leur imposer de force un statut de Client. Malheureusement pour elles, et heureusement pour l’humanité, il se trouve que quand ce premier contact à lieu, les humains ont, tout seul dans leur coin, et sans rien connaître aux règles, pour ne pas dire aux rituels, du processus pratiqué par la société galactique, procédé non pas à une mais à deux élévations : celles des Dauphins et des Chimpanzés. Ils ont donc, de fait, le statut de Patrons (Humain ul-Dauphin ul-Chimpanzé ; vous remarquerez évidemment l’absence de « ab »), ce qui, que ça plaise ou non aux Soros, Tandus et autres Jophurs, leur donne des droits, notamment celui de se voir attribuer leur propres planètes à coloniser par l’Institut des Migrations ou leur propre antenne de la Bibliothèque galactique par l’Institut du même nom.

Mais évidemment, on peut ruser, et les Galactiques (comme les humains les appellent) ne s’en privent pas : les planètes qu’on leur attribue sont des désastres écologiques (par exemple ravagées par des occupants précédents, qui ont certes été sévèrement punis -parfois jusqu’à l’éradication !-, mais il n’en reste pas moins que le mal est fait), et le Clan Terrien a de gros doutes sur certaines informations de la Bibliothèque. Pour autant, il y a quelques espèces amicales, avec lesquelles des relations sont nouées.

Intrigue & personnages

Toute l’intrigue part de là : à la fin du 25ème siècle, un vaisseau, le Streaker, est envoyé vérifier certaines données cartographiques de la Bibliothèque. Il a comme particularité d’être commandé par un Néo-Dauphin, et de voir cette race former l’écrasante majorité de l’équipage (le reste se partageant entre quelques humains et un unique Néo-chimpanzé). Etant donné que personne ne met jamais en doute les données de la bibliothèque, cette expédition tombe sur quelque chose qui, de fait, est resté caché jusque là, puisque nul n’aurait eu l’idée de se rendre physiquement dans ce coin perdu : une flotte de centaines de vaisseaux, énormes (de la taille d’une lune), incroyablement anciens. A l’intérieur, on trouve des cadavres d’une race inconnue ou oubliée, peut-être les Progéniteurs en personne, et l’un d’eux est amené à bord. Le rapport que le Streaker transmet à la Terre est intercepté, et aussitôt, des hordes de vaisseaux de guerre appartenant à tous les Clans et alliances politiques ou religieuses se mettent à sa poursuite, lui coupant tout passage au travers des Points de transfert longue distance et lui tendant des embuscades au travers des différentes strates de l’hyperespace. Le vaisseau finit par être acculé dans le système de Kithrup, et, endommagé, finit par se cacher sous les flots de cette planète océan. Il a cependant droit à un sursis lorsque les différentes factions se mettent à se battre entre elles pour sa possession (une fois qu’il aura été retrouvé).

Le capitaine et ses officiers ont un plan, une forme astucieuse de cheval de Troie, pour s’en sortir, mais une partie de l’équipage fomente une mutinerie car elle estime ridicule de ne pas se rendre en fournissant aux Galactiques le cadavre et les données de navigation qui les intéressent. De plus, cette planète du bout du monde se révèle abriter un mystère ainsi qu’un trésor inattendu, à savoir une espèce pré-sapiente qu’il serait possible d’élever. Mais les secrets ne sont pas seulement à l’extérieur de la coque endommagée du Streaker, puisque certains membres d’équipage ne sont pas tout à fait ce qu’ils semblent être… Marée Stellaire a un incontestable aspect Planet Opera dans la découverte de la planète, même s’il est sans doute moins marquant que dans un roman comme Dune par exemple.

La narration alterne entre les différentes factions de Galactiques, les humains, les Néo-Dauphins et le Néo-Chimpanzé. L’auteur a un talent absolument ahurissant pour nous immerger dans des esprits et des cultures autres, et c’est, avec les thèmes très profonds (principalement l’écologie et les dogmatismes religieux ou institutionnels des civilisations ayant atteint une certaine ancienneté) et la minutieuse construction de l’univers, ce qui fait un des multiples intérêts de ce roman, ce qui en fait aussi un incontournable de la SF.

Un dernier point à signaler : David Brin a également une imagination proprement faramineuse en terme de technologie ou de domaines assimilés, comme la nature ou la structure de l’hyperespace, une variété prodigieuse de moyens de déplacement supraluminiques, ainsi, par exemple, que l’utilisation d’armements de nature psychique. Ce dernier point est absolument rarissime dans la SF post-1970, même si pouvoirs psi et SF ont jadis fait très bon ménage.

En conclusion

Même sans parler de l’intrigue ou des personnages, c’est la qualité hors-normes de son univers qui a permis à ce roman de gagner les prix les plus prestigieux de SF (amplement mérités, ce qu’on ne peut pas dire par exemple de la plupart des prix Hugo récents) et sa très bonne réputation. Si vous vous intéressez aux extraterrestres et aux univers très détaillés et très cohérents, ainsi qu’à l’écologie en SF, c’est une lecture indispensable.

J’espère que si vous ne connaissiez David Brin que par la lecture de Terre ou de ma critique s’y rapportant, celle de Marée Stellaire vous aura donné envie de découvrir le reste de son oeuvre, car d’une part ça vaut réellement le coup, et car d’autre part c’est un peu un incontournable pour un amateur de SF. En matière de construction de civilisation galactique et d’âme donnée aux différentes races qui la peuplent, je ne connais que deux auteurs qui se sont approchés de ce niveau : Iain Banks (même si, comme je l’ai expliqué, la Galaxie de la Culture doit beaucoup à celle imaginée par David Brin) et Vernor Vinge dans Un Feu sur l’abîme (qui fera l’objet de ma prochaine critique du type « les -romans- cultes d’Apophis »).

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un autre avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Shaya, celle de Lutin sur Albedo,

 

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14 réflexions sur “Marée Stellaire – David Brin

  1. Je n’ai rien lu de David Brin jusqu’à présent, et c’est vrai que votre dernier article ne m’avait pas du tout encouragée dans l’idée d’y remédier.
    Cela a l’air très complet et solide comme roman? Vous dites qu’il n’y a pas besoin de lire le premier tome pour lire Marée Stellaire, mais du coup, l’immersion dans le roman n’est-elle pas ardue, avec ce système de patronage et les appellations associées, l’histoire de fond des Galactiques ?

    Il fait combien de pages le bouquin ?
    J’ai une crainte, c’est de débuter par celui-ci et de ne pas y trouver la saveur décrite sans passer par le premier par manque de références initiales ?

    Enfin, j’ai déjà vu le nom de David Brin de multiples fois, mais il semble inconnu en France, pas du tout mis en avant? ESt-ce le cas ? pourquoi ?

    Merci Apophis.

    (un autre dans ma PAL?)

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    • Bonsoir Lutin,

      (à moins que vous ne teniez absolument au vouvoiement, je vous propose de passer au tutoiement, c’est quand-même plus sympa)

      Si je me souviens bien, j’ai lu Marée Stellaire (le tome 2) avant le tome 1 (jusqu’au coeur du soleil), donc on peut suivre sans aucun problème, tout ce qu’il y a à expliquer est clairement précisé par l’auteur. >Pour tout dire, le tome 1 est un cran en-dessous (et est à vrai dire beaucoup plus intéressant sur un plan hard-science, sur lequel il est très ambitieux), et si le tome 3 (en 2 parties) est très intéressant, ce n’est pas vraiment le cas des 5 (si ma mémoire est bonne) autres suites (Rédemption 1 à 5).
      Il fait 672 pages, mais c’est tellement passionnant à de multiples niveaux qu’on ne les voit pas passer.

      Le nom de Brin était connu en France, mais c’est 1/ un scientifique et 2/ quelqu’un qui fait beaucoup de conférences / apparitions TV / activités en tant que consultant aux USA (où c’est une grosse star), ce qui fait qu’il n’a pas sorti de romans pendant quelque chose comme dix ans. D’ailleurs, à ma connaissance, son dernier roman paru aux USA n’a même pas été traduit chez nous. Donc en gros, en France, on l’a un peu oublié.

      Sinon, j’en profite pour m’excuser, je me suis rendu compte que tu avais laissé tout un tas de commentaires sur mes critiques Babelio, mais depuis qu’ils sont passés au nouvel habillage du site, je ne reçois quasiment plus de notifications sur les commentaires. N’y vois donc pas de snobisme, c’est juste que je ne m’en suis rendu compte qu’aujourd’hui et que je n’ai pas voulu faire de la nécromancie sur de vieux fils de discussion.

      Aimé par 1 personne

      • C’est Ok pour le « tu ».
        Bon allez un de plus pour la PAL! Pas de soucis pour les commentaires, je n’y ai pas vu le moindre snobisme.
        J’adore tes avis qui sont très complets et me permettent de faire un choix, je sais quoi attendre du livre et surtout s’il correspond à mes aspirations du moment ou s’il entre totalement dans mes goûts. Je sais s’il y a des points qui seront « à surmonter » (en quelques sortes).

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    • Excellente critique, comme d’habitude devrais-je dire !
      J’allais même taquiner sur le manque de critiques négatives … et bien non finalement 😉
      Concernant les nouvelles productions de Brin, je les ai lu en anglais, c’est d’une horrible lourdeur, on dirait qu’il est possible de perdre tout son savoir-faire d’écrivain !
      Dans les romans méconnus de Brin, je ne citerais pour finir que « Le peuple d’argile » qui vaille le coup à mes yeux.

      yop !

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      • Merci. Concernant les critiques négatives, il se trouve que je passe beaucoup de temps à faire une sélection de mes lectures « en amont », en consultant tout un tas de sites où les gens peuvent donner un avis sur leurs lectures (blogs, amazon fr + us, babelio, goodreads, etc), histoire de me faire un avis aussi précis que possible sur le bouquin. De plus, je cherche en priorité l’avis de critiques « de confiance », des gens dont je sais qu’ils vont avoir une critique nuancée, qui ont le même angle de lecture que moi, et dont j’ai déjà pu vérifier la pertinence (ou pas) des avis via des lectures communes. Dans cette liste, très restreinte, il y a un premier cercle, où vous figurez tous les trois, ainsi que quelqu’un comme Fnitter ou Alfaric sur Babelio, et un deuxième cercle, avec des gens comme Lady Lama ou Leather sur Amazon (en clair, des gens dont je respecte le jugement, mais qui ont un angle de lecture légèrement différent du mien, ce qui fait que nos avis peuvent diverger plus ou moins).

        La conséquence est qu’avec une telle sélection en amont, j’ai rarement affaire à des bouquins mauvais / qui ne me plaisent pas. J’essaye toujours d’écrire des critiques aussi honnêtes et précises que possible, donc je n’écarte pas les mauvais points même dans un très bon livre, cependant, mais en n’achetant que des livres dont je suis quasi-certain qu’ils vont me plaire / correspondre, les chances d’avoir une critique vraiment négative sont minces. Là, il se trouve que sur Terre de David Brin, je n’ai même pas regardé les critiques, c’était du Brin, donc j’ai foncé, ça m’apprendra.

        Concernant ses nouvelles productions, ça rejoint ce que j’avais entendu dire, sur le fait que la qualité de sa production avait chuté de façon spectaculaire. De toute façon, c’était déjà sensible sur le cycle d’Élévation, dans lequel plus on avance, plus la qualité décroit.

        Concernant Le Peuple d’Argile, ça a l’air intéressant, en effet. Ça rappelle vaguement le roman d’Hélène Wecker sur le djinn et le golem sorti il y a quelques mois en VF. Mais bon, pas de version Kindle et que de l’occasion en VF, grrrr.

        Aimé par 1 personne

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