The A(pophis)-Files – épisode 2 : le vaisseau spatial – véhicule, symbole, décor, élément d’intrigue… personnage !

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afiles_3Deuxième épisode de la série des A-Files, ces articles de fond consacrés aux grandes thématiques et aux objets ou créatures emblématiques de la Fantasy et de la Science-Fiction ! Nous poursuivons aujourd’hui l’exploration du thème du voyage spatial, commencée dans l’épisode inaugural. Après avoir parlé des modes de déplacement (plus rapide ou plus lent que la lumière), nous allons cette fois aborder l’objet en-lui même : le vaisseau. Je fais d’ailleurs un petit aparté : en SF (ou plutôt en Science-Fantasy), un astronef n’est pas toujours nécessaire à un déplacement interplanétaire ou interstellaire, car il existe parfois des pouvoirs psychiques permettant à un humain ou un extraterrestre de se déplacer à volonté dans l’espace, par la seule force de son esprit. On pourra penser, par exemple, au diptyque Endymion de Dan Simmons ou à une mini-série de SF récente dont je vais taire le nom histoire de ne pas dévoiler le coup de théâtre final !

Ceci étant posé, nous allons aborder l’objet dans toutes ses dimensions : de simple véhicule ou de symbole à décor, d’élément d’intrigue à… personnage (si, si). Attachez vos ceintures, l’U.S.S Apophis décolle sans plus tarder ! Au passage, vous pouvez retrouver tous les anciens épisodes des A-Files via cette page.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, une précision importante : dans une même histoire, un ou plusieurs vaisseaux peuvent remplir deux, voire la totalité des rôles précités à la fois. Dans le film Alien, par exemple, le Nostromo est à la fois le moyen de transport des personnages, mais aussi le décor de l’action, tandis que l’épave de l’astronef extraterrestre où se trouvent les œufs de Xénomorphe (c’est le nom officiel de la créature) est un élément d’intrigue. Autre précision : je ne vais pratiquement pas parler des arches spatiales, car elles feront l’objet d’un épisode à part entière.

Le vaisseau spatial : un « simple » véhicule

Avant toute chose, un vaisseau spatial est un véhicule, un moyen pour les protagonistes ou les antagonistes de se déplacer de planète en planète ou d’un système solaire à l’autre (c’est aussi potentiellement un engin de combat doté d’armes permettant de défendre ou de soumettre les mondes en question). Même s’il ne remplit aucun autre rôle dans l’histoire, cela ne veut cependant pas dire qu’il est aussi indigne d’attention que les outils, les armes ou les vêtements du héros : il ne se réduit pas à une pure dimension utilitaire. Sans pour autant accéder à un statut de personnage, il peut avoir une forme d’aura (il suffit de citer les différentes versions de l’Enterprise) ou de « personnalité » propre. Cela commence déjà par le fait de lui donner un nom, ou de lui parler gentiment lorsque ce fichu compresseur turbo-ionique refuse de démarrer.

Outre ses caprices à l’allumage, son nom, son passé / sa réputation, son capitaine, un vaisseau, même « simple » véhicule, se distingue par son apparence, son design. Et croyez-moi, il y a beaucoup à dire sur le sujet. Car dans l’écrasante majorité des œuvres de SF, quel que soit le support (livres, BD, télévision, films, jeux vidéo, etc), le design est franchement abracadabrant. Je m’explique : le critère majeur, dans la conception graphique d’un vaisseau, est son esthétique. En clair, il faut qu’il ait l’air cool, gracieux, redoutable, qu’il ne ressemble à aucun autre astronef déjà introduit dans l’univers concerné, et ainsi de suite. Il est très rare que l’appareil en question soit conçu sur des critères tenant en compte les réalités de l’ingénierie. Attention, je ne vous parle pas forcément de Hard-Science, mais plutôt de la prise en compte très rare de réalités très concrètes : par exemple, les œuvres qui tiennent compte la dissipation de la chaleur sont rarissimes, alors qu’il s’agit d’un point capital dans la conception d’un vaisseau un minimum réaliste. De mémoire, on peut par exemple citer l’astronef interstellaire aperçu au début d’Avatar ou le Cumberland chez H. Paul Honsinger. Et dans le même style, on pourrait aussi parler longtemps de ces myriades de chasseurs et de vaisseaux qui volent tout droit, sans jamais employer de poussée vectorielle (parmi les bons élèves, on peut au contraire citer Babylon 5 ou The Expanse).

streib_starshipCette emphase mise sur l’esthétique aboutit à des situations aussi débiles qu’irréalistes : quelle est, par exemple, l’utilité de ces courbes aérodynamiques… sur des vaisseaux qui ne sont pas conçus pour voler dans une atmosphère ? Quelle est l’efficacité réelle en terme d’alimentation en énergie des panneaux solaires des légendaires chasseurs TIE de l’Empire ? Les fameuses Ailes-X des chasseurs Rebelles du même nom sont très cool, mais à part faire joli, quelle est leur justification pratique (si vous voulez voir un chasseur en forme de « x » avec une vraie réflexion derrière en terme d’ingénierie, jetez un coup d’œil au Starfury de Babylon 5…) ? Dans les trois cas, la réponse est : aucune. En fait, les astronefs les plus réalistes sont, paradoxalement, les moins esthétiques. Star Trek donne plusieurs très bons exemples de cela : les Cubes ou les Sphères Borg, ou encore les étranges vaisseaux Breen (ou celui des extraterrestres Streib -voir l’image ci-dessus- qui apparaissent dans l’épisode Seul dans la nuit de la seconde saison de Babylon 5) sont peut-être peu attractifs, mais ils sont bien plus crédibles que les engins tout en courbes gracieuses que l’on voit ailleurs. Même si, parfois, lignes épurées et vraie justification sur le plan de l’ingénierie peuvent faire bon ménage : toujours dans B5, on explique que pour créer certains champs d’énergie, il faut des émetteurs situés sur des points précis, afin de créer une bulle uniforme. D’où la présence d’ailettes, de pylônes et autres dispositifs qui, comme par hasard, donnent aussi une apparence plaisante à l’appareil !

Mais bon, je vais arrêter là sur le sujet du design des vaisseaux, je pense qu’il mérite largement un futur article à part entière, non ?

Le vaisseau spatial : un symbole

Un vaisseau spatial peut représenter un symbole aux yeux de tout un peuple ou une race (voire de toute une galaxie), qu’il soit de peur, d’espoir ou de pouvoir. L’étoile de la mort est l’emblème du règne par la terreur impérial, les Vaisseaux (avec un grand « V ») du Dragon ne meurt jamais de Glen Cook sont le symbole du pouvoir absolu, tandis que l’étoile céleste de Babylon 5 représente un espoir contre la tyrannie du Président Clark et la menace que font peser les Ombres. Dans le même univers, l’étoile noire représente l’invincibilité supposée des Minbari, du moins jusqu’à ce que John Sheridan allume un beau feu d’artifice nucléaire. Et que dire de l’Enterprise, totalement représentatif de la diplomatie, de l’ouverture et de la coexistence pacifique entre les civilisations prônées par la Fédération ?

Certains vaisseaux sont connus car ils ne sont pas un astronef quelconque, mais celui du grand héros machin ou de l’illustre aventurière bidule (remarquez que certaines fois, l’individu en question est au contraire connu parce qu’il est le dernier capitaine en date du fameux vaisseau Z). Un très bon exemple est le Faucon Millenium de la saga Star Wars : sans être un véritable personnage comme peuvent l’être les vaisseaux de la Culture chez Banks par exemple, il n’en possède pas moins une identité forte qui le distingue d’un banal tas de circuits. Notez que le phénomène peut s’étendre à tout un équipage : dans la série Dark Matter, on craint l’équipage du Raza, tandis que dans The Expanse (la série et les livres), c’est celui du Rossinante qui est respecté pour sa probité. Un vaisseau connu, avec une « aura », c’est un peu comme une épée fameuse en Fantasy, un élément qui apporte du prestige (comme dirait le tavernier dans Kaamelott) à son heureux propriétaire (j’en profite d’ailleurs pour annoncer, au passage, qu’un futur épisode des A-Files sera consacré aux épées légendaires ou magiques).

Enfin, parfois, un héros en devient justement un parce qu’il a détruit un astronef fameux : on peut citer à nouveau l’étoile noire de B5 ou, bien entendu, l’étoile de la mort qui apporte une gloire éternelle à Luc Marcheurdeciel.

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Le vaisseau spatial : un décor

L’astronef peut servir de décor à l’action, sans jouer un véritable rôle dans l’intrigue mais en étant tout de même plus qu’un simple moyen de transport. Le Nostromo est un exemple emblématique de ce type de rôle : cet hybride d’usine et de camion de l’espace possède le côté sombre, bruyant, labyrinthique, oppressant, plein de jets de vapeur et de suintements de liquide, rempli de coins sombres et de chaînes sinistres pendant du plafond, propre à ménager à un prédateur extraterrestre en safari un parfait terrain de chasse et au réalisateur les moyens de faire grimper la fréquence du palpitant de son spectateur.

Mais le décor peut ne pas être conçu pour favoriser un sentiment d’angoisse, mais plutôt d’émerveillement : le Grand Vaisseau qui donne son nom au roman de Robert Reed est si vaste que ses réservoirs contiennent un océan d’hydrogène et que sa coque abrite une planète entière, comme la coquille d’une huître cache parfois une perle. Dans Excession de Iain Banks, le Service Couchettes a créé tout un tas d’environnements pour les diverses espèces d’animaux extraterrestres qu’il transporte, ainsi que pour son unique passagère humaine. Leur particularité est qu’ils sont situés à l’extérieur de sa coque, confinés par des champs de force.

Dans Croisière sans escale de Brian Aldiss, le décor se caractérise non par le sentiment d’angoisse ou d’émerveillement qu’il génère, mais par celui de mystère : il est rapidement évident qu’il s’agit des salles et des corridors d’un vaisseau géant, mais ces structures sont envahies par la jungle et habitées par des humains revenus à un stade extrêmement primitif. Pourquoi, comment ? Dans d’autres romans, le mystère peut se mêler à la peur, par exemple lors de l’exploration de vaisseaux aliens, dont on ne sait quels dangers ou quelles merveilles ils dissimulent (cf L’épreuve du courage de Tanya Huff ou Anges déchus de Richard Morgan). Enfin, le mystère peut se mêler à l’étrangeté, comme dans Rendez-vous avec Rama d’Arthur Clarke ou Vision aveugle de Peter Watts.

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Le vaisseau spatial : un élément d’intrigue

Un vaisseau peut aussi être un des points-clefs d’une intrigue : j’ai déjà cité la carcasse du vaisseau qui contient les œufs d’aliens, mais plus généralement, c’est tout un pan de la SF qui se concentre sur les épaves, les vaisseaux-fantômes et autres astronefs inhabités traversant le système solaire (citons également Event Horizon au cinéma ou Rendez-vous avec Rama en littérature). Je précise d’ailleurs que les épaves et les engins errants feront l’objet d’un épisode à part entière de cette série d’articles. Un appareil endommagé mais toujours capable de voler peut aussi créer, justement du fait de sa défaillance, toute une intrigue : citons Tau Zero de Poul Anderson. A l’inverse d’un vaisseau vide ou déjà endommagé, la destruction d’un astronef peut être le but de l’intrigue, l’exemple le plus emblématique restant, une fois encore, Star Wars. Mais pourquoi détruire un puissant appareil lorsque vous pouvez vous en emparer ? C’est précisément tout l’enjeu du Grand Vaisseau de Robert Reed. Enfin, vous pouvez aussi vouloir capturer un astronef parce qu’il contient la clef de certains secrets : c’est le cas du Hors de bande II dans Un feu sur l’abîme de Vernor Vinge ou du Streaker dans Marée stellaire de David Brin. Ou le copier / le capturer car il représente le pinacle de la technologie dans votre univers (Le dragon ne dort jamais de Glen Cook).

L’engin spatial peut se diriger tout droit vers la Terre sans que ses intentions puissent être clairement établies et sans qu’elles soient forcément hostiles au final : cependant, la taille ou l’étrangeté de l’engin ou de son éventuel mode de communication peuvent rendre bien des gens nerveux (c’est le sujet des films I et IV de la saga cinématographique Star Trek, avec V’ger dans le premier cas et l’énorme « sonde » émettant le chant des baleines dans le second). Dans certains cas, une méprise dans l’établissement de la communication peut mener à des conséquences tragiques : dans l’épisode Épreuve par le feu de la série Au-delà du réel, l’aventure continue, une flotte de vaisseaux étrangers approche de la Terre contemporaine, essayant de communiquer. Cependant, leurs messages sont incompréhensibles, et les militaires russes et américains deviennent de plus en plus nerveux. Lorsque les aliens envoient un engin dans l’océan, ils interprètent cette action comme une reconnaissance en prélude à une invasion, et tirent des missiles nucléaires sur la flotte en approche. Peine perdue, puisque la technologie supérieure des extraterrestres les détruit sans problème. Se sentant attaqués, ils détruisent Washington et Moscou. Sur ces entrefaites, le mystérieux message des « envahisseurs » est enfin compris : il se trouve qu’il était émis en anglais, mais… sous l’eau, puisque les créatures sont pisciformes. Et sa nature était : « Laissez-nous être vos amis »…

Dans d’autres cas, toutefois, l’astronef alien en approche est clairement hostile : citons l’inénarrable Independence Day, où l’intrigue va consister à détruire le vaisseau-mère des bestioles à l’aide d’un bon vieux missile nucléaire et d’un virus informatique dont la technologie doit avoir vingt générations de retard sur celle des extraterrestres (mais c’est pas grave, c’est un blockbuster estival…). PEACE !

Un autre exemple, très différent, du rôle clé d’un astronef (et de ses caractéristiques) dans une intrigue est la célèbre nouvelle Les équations froides (The cold equations) publiée par Tom Godwin en 1954 : un vaisseau courrier utilisé dans les situations d’urgence est envoyé vers un monde-frontière qui a un besoin immédiat et désespéré de médicaments. Or, ce type d’engin ne transporte que la quantité de carburant strictement nécessaire à l’accomplissement de sa mission (probablement afin d’optimiser le chargement proprement dit). Dès lors, le poids de l’appareil est capital, et lorsque le pilote découvre une passagère clandestine à bord, les termes d’une effroyable mais impitoyable équation se mettent en place…

Dans certains romans, c’est la mise au point d’un nouveau type d’astronef qui est soit au centre, soit un point important de l’intrigue : dans le cycle de Pandore de Peter Hamilton, par exemple, il n’y a pas de vaisseaux spatiaux, vu qu’on voyage grâce à des portails basés sur des Trous de ver et installés au sol (en clair, on passe d’une planète à une autre en train, en passant au travers d’un raccourci dans l’espace-temps qui fait coexister le point d’arrivée et de départ). Mais un incident mystérieux dans un système solaire éloigné force les autorités à mettre en chantier, pour la première fois, un appareil interstellaire. De même, dans Grand Central Arena, c’est du premier franchissement du Mur de la lumière dont il est question. Enfin, dans Voyage de Stephen Baxter, la mise au point d’une variante à propulsion nucléaire de la fusée Saturn V est une étape importante du vol vers Mars qui est au centre de ce récit uchronique.

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Le vaisseau spatial : un personnage

Pour terminer, dans certains cas, le vaisseau est bien plus que tout ce que je viens de décrire : c’est un personnage à part entière, doté d’un esprit, d’une voix, d’une personnalité. Dans la plupart des cas, cette psyché est celle de la ou des Intelligence(s) Artificielle(s) (IA) du bord, mais pas seulement, comme nous allons le voir.

Impossible de parler d’astronefs-personnages sans évoquer deux cas emblématiques : les vaisseaux de la Culture du regretté Iain M. Banks et le Discovery d’Arthur C. Clarke, ou plutôt son IA, le légendaire HAL 9000. Pourtant, difficile de faire plus dissemblable : autant le super-ordinateur psychopathe est inquiétant (au moins dans 2001, car dans ses suites il montre d’autres facettes de sa personnalité), autant les Mentaux des énormes vaisseaux de Banks sont plein d’humour et d’esprit, même ceux des rares appareils de guerre de la Culture, qui sont, certes, en quelque sorte des tarés, mais des tarés sympas. L’auteur écossais a créé quelque chose d’unique avec ses IA et ses drones, des entités d’une psychologie à la fois différente et semblable, par d’autres côtés, à celle des humains. Et surtout, il leur a donné une âme et un profond sens de l’humour, éléments qui participent beaucoup à leur charme.

Si la plupart des Mentaux de Banks sont conçus pour être enchâssés dans un vaisseau, en revanche, dans Une forme de guerre, il nous parle d’un vaisseau qui est construit à la hâte, de bric et de broc, afin d’évacuer au plus vite un noyau de Mental sur le point d’être capturé par les forces ennemies. De même, la Plautine du Latium de Romain Lucazeau n’était à l’origine qu’une simple IA, autour de laquelle on a construit un monstrueux astronef devant la protéger et lui permettre de se déplacer. Mais peu importe qui est venu en premier, de l’oeuf ou de la poule : que ce soit l’IA qui soit construite pour le vaisseau ou l’astronef pour accueillir l’intelligence artificielle, dans les deux cas le résultat est le même, à savoir un engin spatial qui est aussi intelligent, conscient, bref un personnage.

Mais l’intelligence artificielle n’est pas la seule piste, pour un auteur, pour faire d’un engin spatial un personnage à part entière, à l’égal d’un humain ou d’un extraterrestre : dans Le vaisseau qui chantait, Anne McCaffrey imagine que les nouveaux-nés sévèrement handicapés sur le plan physique mais dotés d’un QI élevé puissent devenir, via la chirurgie et la cybernétique, les « cerveaux vivants » de vaisseaux spatiaux ou d’autres installations, donnant ainsi à la structure concernée une âme et une intelligence, en faisant un personnage à part entière. Chez Robert Sheckley, dans la nouvelle Les spécialisés, tous les vaisseaux sont formés par l’assemblage symbiotique de formes de vie extraterrestres, chacune ayant un rôle spécialisé, depuis la simple paroi jusqu’au propulseur. Ainsi, personnages et technologie se confondent.

Même sans parler d’une symbiose d’aliens intelligents, le vaisseau sentient peut tout simplement être un être vivant, qu’il ait évolué naturellement (les Acanti utilisés par les Brood dans la saga X-Men) ou soit le fruit de la biotechnologie (les astronefs vivants des Vorlons dans Babylon 5, les Faucons et les Gerfauts de Peter Hamilton dans le cycle l’Aube de la nuit).

Une dernière piste est non pas l’intelligence artificielle, mais la ou les consciences d’êtres vivants téléchargées : on peut voir cela dans La sonate hydrogène de Banks ou dans Le dragon ne dort jamais de Glen Cook. Parfois également, consciences biologiques téléchargées et intelligences artificielles peuvent cohabiter dans les mémoires informatiques du vaisseau, participant de façon collégiale à son commandement ou à ses opérations de routine.

 

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29 réflexions sur “The A(pophis)-Files – épisode 2 : le vaisseau spatial – véhicule, symbole, décor, élément d’intrigue… personnage !

    • Je n’ai mentionné que les vaisseaux vivants intelligents-conscients, ce qui n’est pas le cas de l’Yggdrasil. La biotechnologie en général, ce sera pour un futur article.

      Concernant les vaisseaux-astéroïdes, je range ça dans la même catégorie que les arches spatiales, et donc j’en parlerai dans l’article qui leur sera consacré.

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      • C’est intéressant comme réponse. Je me suis toujours demandé si l’Yggdrasil était issu de la biotech ou si c’était un être naturel. Il y a une réponse à ça dans le roman, je ne me souviens pas ?

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            • Alors après vérification (début du 2e chapitre d’Hypérion), les arbres comprennent à la fois des ergs et des générateurs de champs d’énergie technologiques. Les arbres viennent bien du Bosquet de Dieu, mais par contre certains passages (p 533 -édition A&D- de L’éveil d’Endymion, par exemple) sous-entendent clairement que comme l’Arbre-étoile, les vaisseaux-arbres plus petits sont issus de la bio- et nano-technologie.

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      • Oui, effectivement, les vaisseaux astéroides sont plutôt des arches. Est-ce que quelqu’un a déjà imaginé un vaisseau planète qui dériverait ? Un peu comme la lune dans Cosmos 99.

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        • Je me souviens d’une très vieille série de BD aux Humanoïdes associés qui s’appelait les êtres de lumière, et qui présentait une lune qui se déplaçait dans l’espace.

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          • Brin et Benford ont imaginé la comète de Halley colonisée par les humains dans « Au coeur de la comète » sortie il y a 25 ans au Livre de Poche et jamais ressorti depuis (et difficile à trouver d’occase). Un très chouette bouquin, malgré une fin un peu « Deus Ex-Machina ».

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  1. Bon, sur ce registre je ne pourrais rivaliser, je n’ai lu surtout que des récits où le vaisseau est un moyen de transport.
    ET les autres tels que l’emblématique Enterprise, tu les as déjà cité.
    IL y a un registre que je souhaite explorer, mais j’ai déjà une ou deux piste, c’est la vaisseau artefact du genre Le Grand vaisseau (non lu pour l’instant et déjà dans ma PAL physique). Les seuls qui manquait à l’ordre du jour sont les vaisseaux vivants, mais le sujet est déjà abordé….
    Bref, je n’ai qu’un mot : comme toujours du joli travail pro. C’est passionnant!
    (au passage je m’aperçois qu’il y a beaucoup de lectures géniales que je te dois 🙂 )

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  2. Dans le genre vaisseau vivant et intelligent il y a la série « Farscape » où le vaisseau des persos principaux est un être vivant dans lequel vit en symbiose un autre être vivant qui sert de pilote.

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  3. Encore un article de fond très intéressant ! Merci beaucoup ! (comme pour le premier, je l’ai lu en diagonale en attendant un moment propice à une lecture beaucoup plus attentive – pour te dire à quel point ça m’intéresse, j’envisage même de me faire un petit dossier avec ta série d’articles pour le consulter tranquillement de temps en temps ;))

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  4. Les panneaux du chasseur TIE ne sont pas des panneaux solaires. Ils servent au refroidissement et sont parfaitement crédible scientifiquement. Les vaisseaux de Star Wars marquent une rupture car c’est un des premiers films à montrer des vaisseaux qui ne soient pas simplement longiformes.

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    • « Joe Johnston created additional details, such as the cockpit window and the attachment points between the solar panels and the hull »

       » TIE fighters’ solar panels power a twin ion engine »

      Ah oui, vachement crédible, deux panneaux solaires qui alimentent un moteur ionique à hautes performances (et même le concept de moteur ionique à haute performance est un non-sens, d’ailleurs, ce qui les caractérise est l’endurance, pas la vitesse) au lieu d’un réacteur nucléaire à fusion, fission ou thermoélectrique.

      https://en.wikipedia.org/wiki/TIE_fighter

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  5. Les A-files sont un vrai trésor pour moi. Comme je te l’ai déjà dit, j’ai retrouvé gout à la SF grâce à toi.
    Après en avoir fini avec les uchronies je prévois de m’essayer un jour à la SF, plutôt réaliste.
    Entre tes dossiers, l’énorme PAL de SF que je me suis constitué grâce à toi et différent sites et pages qui me permettent de suivre l’actu scientifique je ne manquerais pas de documentation le jours ou je m’y mettrais.
    Merci Apo.

    Aimé par 1 personne

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