Le samouraï virtuel – Neal Stephenson

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Que de maladresses et de lourdeur dans la narration…

samourai_virtuelNeal Stephenson est un auteur américain de science-fiction et d’uchronie, titulaire de quatre Locus, d’un Hugo et d’un Grand Prix de l’Imaginaire (ce dernier ayant été attribué au roman dont je vais vous parler aujourd’hui), excusez du peu ! Egalement connu, selon l’édition française à laquelle vous avez affaire, sous son titre original Snow crash, Le samouraï virtuel marque une étape fondatrice dans le passage du cyberpunk classique à son évolution, le postcyberpunk (voir mon article si vous ne connaissez pas ces termes), via sa fin très positive (ce qui, dans un cadre Cyberpunk / dystopique, signifie surtout que les héros font évoluer les choses dans le bon sens). Cependant, il constitue surtout une parodie du Cyberpunk classique, et il faut avouer que beaucoup d’éléments plaident en ce sens (à commencer par le nom du protagoniste -qui s’appelle Hiro… Protagoniste- ou son emploi de livreur de pizzas… pour la Mafia).

J’aborde cependant ce livre avec confiance, ayant beaucoup apprécié, il y a quelques années, un autre livre de l’auteur (un des romans fondamentaux du sous-genre Nanopunk, L’âge de diamant). Au final, s’il n’est pas dépourvu de qualités, Le samouraï virtuel est aussi et surtout affligé d’un nombre énorme de défauts, qui font que je n’ai guère été convaincu par cette lecture, la forme torpillant complètement un fond thématique hyper-intéressant à la base. 

Univers

On a l’habitude, dans les univers Cyberpunk, de voir des USA balkanisés et / ou des enclaves extraterritoriales ( = des zones de votre pays où un autre Etat possède la souveraineté -pensez aux ambassades-). D’habitude, la balkanisation concerne l’effritement des anciens Etats-Unis en pays plus petits (typiquement : le Texas, la Californie, la Bible Belt, etc), et l’extraterritorialité concerne des enclaves corporatistes, à savoir des zones dans laquelle une multinationale possède des droits souverains similaires à ceux d’une véritable nation. Rien de tel ici : le territoire américain s’est hyperbalkanisé en une galaxie de petites enclaves (de la dimension d’un quartier ou d’un lotissement), dont la plupart sont des franchises (pensez à un un MacDo ou une quelconque boutique de vêtements de la marque X ou Y) de nations (dont la plupart sont nouvelles ou complètement transformées, comme la Narcolombie ou la Nouvelle Afrique du Sud -celle de l’Apartheid, hein- par exemple) ou d’organisations (la Mafia, principalement). Et pour ce qui est de l’extraterritorialité, entourez votre lotissement de murs, donnez lui une constitution et des lois, et boum, vous voilà un Etat de plein droit. Un peu comme si la Zone Verte de Bagdad ou les lotissements hyper-sécurisés d’Afrique du Sud avaient en fait le même statut juridique et la même souveraineté que Monaco.

Et cela ne s’arrête pas là : même une autoroute peut être franchisée, un milliardaire peut racheter un porte-avion (le bien nommé Enterprise) pour en faire un yacht, et un individu possédant une bombe atomique peut être considéré comme une nation souveraine et une puissance nucléaire, au même titre que les membres du Conseil de sécurité ! Et en parlant de sécurité, les gardes surarmés et chiens de garde cyborgs sont courants, et plusieurs armées mercenaires (le Système de défense du Général Jim et la Sécurité Nationale de l’Amiral Bob) sont des « partenaires » de ce qui reste de l’Armée officielle (c’est-à-dire pas grand-chose). Comprenez qu’elles la remplacent, donc.

Je parlais de parodie du Cyberpunk à papa en introduction, mais sur cet aspect balkanisation et extraterritorialité, on est en plein dedans : il est poussé pratiquement jusqu’à l’absurde. De fait, la situation extrême du curseur sur ces deux plans me pose personnellement un gros problème : je n’arrive pas à y croire, point. Pour moi, ce n’est tout simplement pas réaliste, sauf dans un contexte post-apocalyptique. Alors certes, on va me rétorquer que l’effondrement économique et l’hyper-inflation décrits (il y a des billets d’un billion et d’un trillion de dollars, qui valent tellement peu en réalité que certains s’en servent de… papier toilette) peuvent être assimilés à une forme d’apocalypse, mais je suis désolé, intellectuellement, pour moi, ça coince.

On retrouve aussi l’aspect dystopique propre au Cyberpunk classique (par opposition au Postcyberpunk, où il n’est pas forcément présent) : si vous livrez votre pizza en retard, vous pouvez y laisser la vie, si vous bossez pour l’équivalent local de Bill Gates, on peut vous virer pour vos mauvaises mœurs, qu’on aura constatées de visu via les appareils-espions qui parsèment votre domicile, et si vous mettez trop ou pas assez de temps pour lire la dernière circulaire (ou que vous ne faites pas des heures sup’ systématiques -et sans qu’on vous le demande-), vous perdez des points, voire votre place. Et je ne vous parle pas du passage régulier au polygraphe ou de la fouille corporelle tous les matins pendant des semaines si vous avez le malheur de contredire un de vos chefs pendant une réunion…

Enfin, l’aspect cyber- est bel et bien présent (pour un roman écrit en 1992, l’anticipation de l’internet moderne et des espaces virtuels massivement multijoueurs du type MMORPG ou Second Life est bluffante -l’auteur avait même anticipé la télé-réalité et le terme d’avatar désormais entré dans le langage informatique courant !-), via un monde virtuel appelé le Metaverse, dans lequel on se rencontre pour discuter, faire des affaires, voire livrer des duels au sabre japonais ! Et quand je dis massif, ça l’est vraiment : l’auteur parle de 120 millions de connectés simultanés à tout moment. Il y a également des êtres humains améliorés (ou suppléés) ainsi que des chiens transformés via l’ajout d’implants (pour être beaucoup plus efficaces en tant que gardiens : ils peuvent se déplacer à Mach 1 !). Le chienchien cybernétique, j’aurais d’ailleurs l’occasion de vous en reparler dans quelques mois.

L’autre problème que j’ai avec cet univers (outre le fait de trouver que les curseurs sont placés beaucoup trop loin) est que s’il constituait une anticipation magistrale en 1992, à l’époque de sa sortie en VO, il a depuis été rattrapé par le monde réel et / ou par des dizaines de livres de postcyberpunk, ce qui fait qu’on a le sentiment (certes irrationnel) que c’est « du déjà vu » (ce qui est particulièrement injuste pour l’auteur).

Au final, donc, l’univers a vraiment peiné à me séduire.

Personnages

Imaginez que Wikipédia soit alimenté en toutes sortes de contenus (vidéos, retranscriptions de conversations, images, etc) par des consultants spécialisés, et que chaque fois que quelqu’un consulte ce que l’un d’eux a intégré aux bases de données, il soit rémunéré : tel est le métier du héros, Hiro Protagoniste (anciennement livreur de pizzas pour la Mafia), qui bosse comme Freelance pour la Bibliothèque, la bdd de la Central Intelligence Company (et pas Agency) de Langley. Ce métis afro-américain et coréen est, que ce soit dans le monde réel ou, surtout, dans le virtuel, un expert du maniement du sabre japonais, et un hacker (selon sa carte de visite, c’est même le « dernier des hackers indépendants »), pionnier du Métaverse.

Suite à une mésaventure lors de son ultime livraison de pizzas (qui aurait pu lui coûter la vie), il s’associe à Y.T (Yours Truly -Sincèrement votre-, qu’il faut cependant comprendre, comme l’explique le traducteur, phonétiquement comme « Whitee », soit Blanchette), jeune fille dégourdie de quinze ans (mais un 15 piges Cyberpunk, hein, pas Young Adult…) qui lui a sauvé la mise. Y.T est kourier, comprenez une forme de coursier utilisant une planche à roulettes high-tech et un grappin magnétique pour s’accrocher aux voitures ou aux camions et transporter plis et autres colis dans la jungle urbaine de la Californie balkanisée moderne (au passage, aucune date n’est citée, mais certaines références au Vietnam ou à la Seconde Guerre mondiale permettent de situer l’époque du récit dans le futur proche -par rapport à la date de parution du roman-).

Là aussi, j’ai vraiment eu du mal avec les personnages, que ce soit les principaux ou les secondaires : parodiques (du samouraï des rues à la Shadowrun pour l’un, de la panzergirl -cf Câblé de Walter Jon Williams- pour l’autre), aux noms ridicules (outre ceux déjà cités, parlons un peu aussi de Vitaly Tchernobyl ou, pire, de ce « figurant » nommé Transubstanciacion, abrégé… Tranny -ce qui veut dire Transsexuel en argot anglais-), à l’historique parfois grotesque (celui de Raven, de sa rencontre avec les religieux ou de sa moto) et à l’équipement complètement improbable (le couteau en verre est juste risible, et étant collectionneur de lames, j’en parle en toute connaissance de cause : déjà que les lames céramique ne servent à rien pour une utilisation tactique, alors du verre…), ils agacent plus qu’ils ne passionnent, la plupart du temps. Et je ne vous parle pas des stéréotypes, comme le chef de la Mafia, Tonton Enzo, Mr Lee, boss du Grand Hong Kong, ou L. Bob Rife, l’antagoniste, qui semble sortir tout droit d’un James Bond tant il est caricatural, du mélange classique du Milliardaire capitaine d’industrie (il a le monopole des réseaux informatiques et autres infrastructures de communication) et du savant fou voulant recréer le monde selon sa propre vision. Le seul personnage réellement intéressant a été, pour moi, Juanita, mais elle est si peu présente qu’elle ne peut à elle seule sauver ce livre du naufrage sur ce plan. Raven aurait aussi pu l’être, mais il est trop en mode Jason Momoa pour cela.

Intrigue et thématiques

Je ne vais même pas essayer de vous résumer l’intrigue, tant elle est complexe. Je vais plutôt vous parler des thématiques. Elles s’articulent selon deux axes :

– En premier lieu une critique acerbe, du capitalisme et de ses excès d’abord (ce qui est classique dans un livre Cyberpunk), de la religion, de la bureaucratie et d’une certaine culture d’entreprise, de l’American way of life ensuite, et plus généralement du modèle social occidental. Et la charge est violente, parfois trop, comme lorsque l’auteur s’en prend aux amateurs de catch en les traitant à demi-mots de débiles. Je ne regarde pas de catch, personnellement, mais je promets bien du plaisir (à base de croc de boucher et de poignée de gravier) à l’individu qui tentera de m’expliquer si le loisir X ou Y que je pratique (ou qui m’intéresse) est validé par la bien-pensance ou pas.

Ensuite une liaison complexe entre la religion (principalement Sumérienne), la mémétique, la neurolinguistique, la glossolalie, les virus (biologiques ET informatiques), une drogue (le fameux Snow crash) et l’informatique. Ces thématiques sont assez bluffantes (sur le fond, parce que sur la forme… voir le paragraphe suivant), notamment via le passage mème vers gène, gène vers mème ou phonème vers gène. Notez que Stephenson n’est pas le seul à avoir mêlé religion, informatique et virologie : citons Greg Egan ou, récemment, Peter Watts dans Echopraxie. L’analogie avec ce dernier auteur (aux écrits postérieurs) est d’ailleurs sensible, à mon sens, dans cette idée que la conscience serait apparue suite à l’action d’un « antivirus » protégeant l’équivalent neurologique du BIOS d’un ordinateur dans les structures profondes des centres de langage du cerveau. Mais la convergence entre Watts et Stephenson est aussi visible dans la charge sans merci contre la religion et l’irrationnel.

Une narration catastrophique

Pour moi, la narration est catastrophique : outre des scènes qu’on peine à comprendre (il m’est arrivé plusieurs fois de croire que l’auteur faisait un flash-back alors que ce n’était pas le cas), ce roman est affligé de terribles longueurs et baisses de rythme (sauf dans le dernier quart, plus intéressant), conséquence du pire info-dump que j’ai jamais vu, surtout chez un auteur supposé être de talent. Stephenson vous assène, quasiment sans paraphrase, des pages, des pages ET des pages d’extraits d’ouvrages théologiques, archéologiques, neurolinguistiques, mémétiques ou autres sans faire le moindre effort pour que ça ne ressemble pas à ce que c’est, à savoir du copié-collé. Donc ni paraphrase, ni synthèse à l’horizon. Autant dire que vous allez rapidement faire comme moi, à savoir lire en diagonale. Inutile de dire que ce procédé extrêmement maladroit noie complètement l’intérêt de la convergence religion-linguistique-mémétique-génétique-informatique, surtout lorsque Hiro Protagoniste, jusque là plus ou moins largué dans les explications d’une IA, se met à expliquer à ses partenaires tous les tenants et aboutissants d’une Histoire cachée multi-millénaire, sans qu’on comprenne quand et comment il a eu ces infos, les a mises bout à bout et synthétisées. Pour le lecteur, par contre, le niveau des concepts mis en jeu fait qu’il faut s’accrocher pour suivre (même si c’est très intéressant, bien que peu plausible).

Au chapitre des points positifs, j’évoquerais l’humour (bien qu’il soit nécessaire d’accrocher à la parodie), une écriture très visuelle des scènes d’action (qui s’explique facilement lorsqu’on sait qu’à l’origine, le projet qui a finalement donné naissance à ce livre était prévu pour accoucher d’un roman graphique), et des dialogues sympathiques (surtout ceux mettant en jeu Y.T.). Mais là encore, ces points positifs ne sauraient, pour moi, sauver la catastrophe que constitue, globalement, une narration très mal maîtrisée. 

En conclusion

Ce roman, connu pour être un précurseur du Postcyberpunk, possède un fond thématique très intéressant, malheureusement desservi par une narration lourde et maladroite (info-dump monstrueux faisant énormément fluctuer le rythme et l’intérêt du lecteur), des personnages caricaturaux, un univers parodique et peu plausible, et par le passage du temps, qui fait que si en 1992, à l’époque de sa sortie en VO, il était vraiment visionnaire, il a depuis été rattrapé par la réalité ou par d’autres livres (dont ceux d’Egan ou de Watts) qui, sur des thèmes similaires (relation entre religion, virologie et informatique), ont fait bien mieux.

Ayant adoré L’âge de diamant du même auteur, je dois dire que si je compare les deux romans, c’est le jour et la nuit : autant j’ai adoré ce dernier livre, très rythmé et constamment intéressant, autant j’ai vraiment peiné à la lecture du Samouraï virtuel, qui ne me laissera pas un bon souvenir. Pour moi, un livre est le mélange d’un univers (de préférence intéressant et / ou original), d’une intrigue et de thématiques : or ici, seules ces dernières ont réussi à m’intéresser, le reste étant plombé par l’entropie ou de l’info-dump et des longueurs. Je ne dis pas qu’il n’est pas intéressant, mais en revanche je pense qu’il faut être deux pour danser et que je n’étais pas dans le tempo. Sans doute l’aurais-je plus été en 1996, à sa sortie en français. Ça m’apprendra à attendre vingt ans pour lire certains classiques.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Xapur,

 

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27 réflexions sur “Le samouraï virtuel – Neal Stephenson

  1. Tout d’abord merci pour l’ensemble du travail effectué sur ce blog que ce soit sur les critiques ou sur les articles de fond. Ensuite j’ai eu le même ressenti sur ce livre : des thématiques sympa mais une grosse difficulté à rentrer dans le livre . J’ai eu le même ressenti avec neuromancien de Gibson ..

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  2. Hélas pour nous, je suis à 100% d’accord avec toi pour les problèmes de rythme, et les pages sur la civilisation sumérienne et ses dérivés, les langages et les virus. Moi aussi j’ai décroché sur ces pavés indigestes.
    Par contre, j’ai beaucoup aimé l’aspect humoristique, cynique, la charge virulente (sic) sur la société occidentale, l’aspect outrancier de tout ça (parce qu’un samouraï qui livre des pizzas pour la Mafia, il faut aller la trouver celle-là). Reste que la fin est précipitée et assez confuse, et que, comme tu le soulignes, le livre a été dépassé par la réalité et n’a plus d’aspect novateur de nos jours.
    Dommage, un bilan mitigé pour moi aussi.

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    • Grosse déception pour ma part, j’en attendais beaucoup (trop, peut-être) du fait de son statut de roman de référence dans son genre et parce que j’avais adoré L’âge de diamant, et le constat final est cruel.

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  3. Nous avons été à un cheveux de lire le même titre en même temps!!! J’ai hésité longuement entre Voyageurs et Samouraï virtuel…. C’est presque dommage, j’aurai adoré échanger pendant la lecture. Bon, je m’en vais lire ta critique maintenant! 🙂

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  4. Ah! Ben là alors je suis assez scotchée. Je ne m’attendais pas du tout à cela.
    Surtout que ce que tu en dis, la parodie poussée jusqu’à l’absurde correspond exactement à ce que je n’aime pas du tout. Et si tu n’y crois pas…. je ne vois pas comment je peux me sentir impliquée.
    Bah… je suis déçue. 😦

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    • .Merci. Oui, sur le plan de l’anticipation dans le domaine informatique, on a vraiment affaire à un livre particulièrement visionnaire. Pour le reste, tout dépend de l’endroit où tu places ton curseur personnel en terme de tolérance à la parodie.

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  5. Ah bah flûte… J’avais noté ce roman suite à un conseil dans le dernier Bifrost et à une chronique (ou une simple mention ?) lue je-ne-sais-plus-où sur le web. Du coup je vais l’enlever de ma liste d’envie (qui est déjà bien trop longue, de toutes façons ^^).
    (flûte pour ta déception aussi, c’est dommage)

    Et quand tu dis que « Raven aurait aussi pu [être intéressant], mais il est trop en mode Jason Momoa pour cela », tu parles bien de l’acteur de Game of Throne, Aquaman et Conan ? N’ayant vu ni cette série, ni ces films, je me demande ce qu’est le mode « Jason Momoa », tu peux m’éclairer ? 🙂 (Désolée si je donne l’impression de me focaliser sur des détails non littéraires… Mais au moins, tu vois que je lis toute ta chronique 😛 )

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    • Oui, c’est bien lui. Le « mode Jason Momoa », dans mon esprit, c’est celui du personnage qui arrive dans une pièce remplie de gros durs et fait taire tout le monde d’un seul regard, tant les gens sentent que le type est un fauve capable de tous les dézinguer avant même qu’ils n’aient compris qu’il avait bougé. C’est le type grand, balaise, au regard noir, qui manie d’énormes armes, avec lesquelles il est expert, qui se déplace plus vite qu’un guépard, a les réflexes d’une mangouste et frappe plus fort qu’un gorille.

      Il y a un film (Bullet to the head en VO, me souviens plus du nom de la VF) où c’était l’antagoniste alors que Stallone était le héros : le type pénètre TOUT SEUL dans un endroit bourré de gros badass, et les bute tous. Lorsque la Police arrive, les types de la criminelle en déduisent que vu le carnage, les tueurs devaient être au moins une demi-douzaine, alors que Momoa était en fait… tout seul. C’est ça, le mode Jason Momoa. Le Raven, là, je l’ai vu tout le long avec la tête de Momoa : il tue quasiment tout l’équipage d’un sous-marin nucléaire avec un couteau taillé dans un éclat de verre, il dézingue des types en gilet pare-balles avec des javelots en bambou taillés en pointe, il a un side-car portant une tête nucléaire, et j’en passe. Jason Momoa, quoi.

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  6. >>>le couteau en verre est juste risible, et étant collectionneur de lames, j’en parle en toute connaissance de cause

    Il y a un ou des articles sur ta collection quelque part ?

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    • Non, mais bon elle n’a rien de particulièrement impressionnant, je n’ai que quelques dizaines de couteaux et pratiquement rien de cher, de rare ou de prestigieux. Je suis plus orienté pliants industriels pas chers (moins de 125 euros) dont on peut se servir efficacement dans la vie de tous les jours et avec un bon rapport qualité / prix (Kershaw – particulièrement les copies d’Emerson-, CRKT, Buck -particulièrement les Vantage-, etc) que couteaux de prestige (Chris Reeve, Rick Hinderer, Protech, Microtech, etc).

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  7. J ai beaucoup aimé  » Le samourai virtuel « , mais c-‘est aussi parce que j ai aimé ce coté pur délire, complètement fou; j y ai plongé tête première.
    Beaucoup de folie , beaucoup d idées, et après tout a quoi ça servirait de trouver des idées absurdes et incroyables si on ne créait pas un contexte pour les insérer. alors oui livrer des pizzas pour la mafia, c est absurde, oui le parrain « Tonton Enzo » qui s’agenouille si la pizza n est pas livrée en moins de 30 min, c est aberrant mais seulement si on se limite au monde actuel, pas si on cherche un écrivain atypique.
    Je viens de lire l age de diamant, et c est vrai qu a comparer les deux, on voit que l age de diamant est plus cohérent, même s il est rempli de concepts eux aussi assez loufoques.
    Et puis il y a la princesse Nell.

    La samourai est une plongée dans l’archéologie de l écriture du cyberpunk, et en tant que tel, c est a lire,

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  8. Pingback: Le Samouraï Virtuel – Neal Stephenson | Les Lectures de Xapur

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