Secret Show – Clive Barker

Un excellent départ, une fin poussive

secret_showClive Barker est un écrivain britannique, un des plus grands auteurs de Fantastique contemporain et d’Horreur, dont il a participé au renouveau via l’émergence du Splatterpunk (en résumé : on prend l’esprit nihiliste du cyberpunk, l’aspect plus réaliste et nuancé de la Dark Fantasy, et on injecte tout ça dans ce que nous appelons le Fantastique et dans l’Horreur -rappelons que chez les anglo-saxons, le concept de Fantastique n’existe pas, il est purement français-). C’est aussi un réalisateur / scénariste / producteur de films, un peintre (il a réalisé les illustrations de certains de ses livres) un scénariste de comics et de jeux vidéo, et enfin un metteur en scène de théâtre. Bref, c’est un artiste. Ses romans sont si impressionnants que Stephen King en personne s’est déclaré époustouflé par leur qualité.

Voilà un moment que je voulais découvrir l’oeuvre de cet auteur, et je tiens à remercier Pyjam pour m’avoir conseillé ce roman en particulier, suite à ma critique de La bibliothèque de Mount Char (qui, au passage, sort en septembre en français chez Denoël / Lunes d’encre). Secret show est le premier volume, publié (en VO) en 1989, d’une trilogie, dont l’ultime roman n’est toujours pas paru au moment où je rédige ces lignes.

Contexte *

Dream is collapsing, BO Inception, 2010.

Hiver 1969, Omaha, Nebraska. Randolph Jaffe est le nouvel employé de la Poste locale, qui a ceci de particulier que la ville étant située pratiquement au centre des USA, elle hérite de tous les courriers qui n’ont pas trouvé leur destinataire (adresse incorrecte, illisible, etc). Son (petit) chef confie à Randolph, qu’il prend pour un idiot, la tâche herculéenne de trier le tas énorme de courriers de ce type qui s’est accumulé. Et ce dans un but bien précis : en retirer tout ce qui est « utile » (comprenez : argent, bijoux, chèques, magazines porno, etc), le mettre à gauche et se le partager. Oui, Clive Barker a une bien piètre opinion de nos amis postiers.

Jaffe est pratiquement l’archétype du looser : 37 ans, calvitie précoce, pas charismatique, n’attirant pas les femmes, évidemment célibataire, pas un sou en poche, infoutu de garder un boulot plus d’un an et demi grand maximum, etc. Sauf que le bonhomme a une ambition… démesurée. Il veut devenir « maître du monde ». Il part du principe que certains sont partis de rien (messies, stars, présidents, etc) et ont « conquis » la planète. Donc pourquoi pas lui ?

En ouvrant les lettres, il tombe, au fil des semaines, sur de plus en plus de courriers écrits par des gens qui pensent avoir soulevé le voile et vu la Réalité cachée derrière le quotidien. Il en déduit l’existence d’un Art (avec un grand « A ») mais l’absence d’un Artiste (idem). Ces révélations transforment littéralement l’homme : ses yeux acquièrent une lueur autre, qui lui permet d’obtenir presque tout ce qu’il veut, et lorsqu’on veut lui barrer la route, il n’hésite pas une seconde à tuer ou déclencher un incendie pour effacer l’obstacle sur le chemin de la Grandeur. Il va alors se lancer dans une sorte de Road Movie halluciné et hallucinant, à la recherche de quelqu’un qui pourra lui enseigner l’Art. Et puis finalement, il va décider de prendre une autre voie, de forcer la porte du Paradis. Ou plutôt celle de Quiddity, l’océan onirique qui s’étend au-delà du cosme (le monde physique). Chacun d’entre nous accède trois fois dans sa vie à cet endroit (à moins de faire partie de cette infinitésimale poignée de mystiques purifiés qui peuvent y aller à volonté), et ces brefs aperçus sont tout ce qui sépare l’humanité de la folie et du chaos. Mais si quelqu’un d’aussi dévoyé y accède, sa pureté sera à jamais souillée, faisant sombrer notre espèce dans la démence meurtrière.

Jaffe va rencontrer un scientifique, Fletcher, un génie désormais discrédité à cause de son penchant pour les drogues hallucinogènes. En combinant science et magie, ils vont mettre au point une substance, le Nonce, qui va les transformer tous les deux. Les alliés de circonstance vont alors devenir deux créatures suprahumaines, transcendantes, violemment antagonistes, Jaffe devenant le Jaff, être de ténèbres exploitant les peurs les plus abjectes des gens pour créer des serviteurs appelés Teratas, tandis que son opposé, Fletcher, deviendra une créature de lumière exploitant les rêves pour former ses Hallucingenias.

Leur combat durera longtemps, jusqu’à ce que les deux adversaires, épuisés, chacun n’osant relâcher son emprise sur l’autre, même pour une fraction de seconde, ne soient pris au piège d’une faille souterraine, près d’une petite ville californienne. Une faille située dans une dépression du terrain environnant. Un creux rempli d’eau par un violent orage. Un orage suivi par une chaleur écrasante. Une eau qui attire tel un aimant quatre jeunes femmes de dix-huit ans en sueur…

Structure, rythme

Ce que je viens de vous décrire ne correspond qu’à la première (et aux premiers paragraphes de la seconde) des sept parties du roman (600 pages tout de même). Le problème de ce dernier est que si les 2-3 premières sont passionnantes, ça s’essouffle assez rapidement par la suite, jusqu’à paraître vraiment poussif sur la fin. Le souci vient du fait qu’il y a trop de sous-intrigues, trop de personnages (au passage, certains ont des noms qui frisent le ridicule, comme Tesla Bombeck ou Harry D’Amour), et que le degré de développement est mal géré : certains personnages, points d’intrigue ou parties sont trop développé(e)s, d’autres pas assez (je pense que la première partie aurait gagné à plus entrer dans les détails). C’est un roman qui est paradoxalement à la fois trop dense et souvent pas assez, qui aurait gagné à être découpé en deux en développant plus certaines choses. Si le rythme est haletant dans certaines parties (surtout dans la première moitié), il est beaucoup moins bon par la suite et est mauvais sur la fin.

Je ne veux pas entrer dans trop de détails, ni sur les personnages, ni sur l’intrigue, pour ne pas vous gâcher certaines découvertes. Je vais donc rester volontairement très flou. Sachez cependant que certaines questions ne trouvent leur réponse que beaucoup plus tard dans le livre, et que certains personnages ne disparaissent pendant des dizaines ou des centaines de pages que pour mieux réapparaître un peu par surprise.

Personnages

Je le disais, il y en a trop, et d’autant plus que l’utilité de certains me paraît douteuse. Certains des personnages, y compris principaux, auraient gagné à être plus développés ou plus réalistes : il y a des changements de comportement qui m’ont paru difficiles à avaler (du genre : le type qui tue et viole qui, d’un coup, se met à combattre le mal), et j’aurais aimé que Raul soit beaucoup plus mis en lumière. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas intéressants : la palme revient (comme beaucoup de choses dans le roman, d’ailleurs) à la Ligue des vierges.

Par contre, j’ai trouvé assez moyenne la surenchère à propos des antagonistes, le grand méchant d’une des parties du livre changeant de comportement ou étant ringardisé en puissance / importance par celui de la partie suivante. Sans compter qu’il y en a trop : Jaffe, Death Boy, Kissoon, Iad.

Ambiance, écriture

J’attire votre attention sur le fait que si ce livre est recommandable pour sa qualité et son côté prenant (du moins dans une partie du récit, voir plus loin), il requiert cependant une tolérance conséquente aux scènes de crimes et de violence (y compris psychologique), de sexe et d’horreur explicites (par opposition à suggéré-e-s) typiques de Barker et des écrivains du même courant littéraire. Pour être clair, ce n’est pas un livre qui donne dans la demi-mesure, il y a des scènes excessivement glauques (le chien dans le bar mexicain, la création des Lix) et il exige donc des lectrices et des lecteurs d’une certaine trempe. Sachez cependant qu’il y a aussi de la beauté et de la poésie là-dedans, comme dans la troisième des circonstances qui permettent à tous d’avoir un aperçu de Quiddity dans sa vie.

Si Secret Show est globalement un roman assez moyen, en tout cas, d’après ce que j’ai pu lire, loin du meilleur niveau de Barker, il n’en reste pas moins que sa seconde partie, celle consacrée à la Ligue des vierges, est absolument fascinante, un vrai chef-d’oeuvre d’immersion, d’horreur et d’écriture. Cette partie à elle seule justifie amplement l’achat et la lecture de ce livre, à mon avis. L’écrivain britannique a un talent fou, et on comprend dès lors mieux les louanges de Maître King en personne. Il a aussi une imagination démentielle, réécrivant à la fois la cosmologie, la cosmogonie et l’Histoire (tout spécialement celle des religions… et celle de l’Atlantide !) pour proposer son propre monde où le rêve est au centre de tout. Cette idée que les gens captent des bribes du Grand Secret, les couchent sur le papier et qu’il suffirait de lire assez de ces courriers pour accéder à un autre niveau de conscience cosmique est totalement fascinante, je dois dire. Une sorte de Necronomicon en kit, faisant le tour du pays en permanence. Et d’ailleurs, l’influence Lovecraftienne est visible à tous les étages, de la genèse de certains personnages (qui pourraient bien être natifs de Dunwich) aux antagonistes (Iad) en passant par les divers territoires des « Contrées du rêve » (Kadath et Quiddity, même combat), Cosme, Ephéméride et Metacosme. D’ailleurs, ce personnage en quête obsessionnelle de la cité au centre du rêve et de l’univers ne s’appelle-t’il pas… Randolph Jaffe ?

Malgré tout, même sur le sujet de l’écriture, l’ouvrage reste critiquable : si certaines scènes de sexe se justifient, certaines sont un peu gratuites (celle avec Ellen, par exemple), et servent à attirer le chaland ou à assouvir quelque fantasme de l’auteur. De plus, on reste particulièrement frustré par le manque de détails sur Quiddity (et des sujets connexes dont je vais là aussi soigneusement éviter de parler) et par une fin qui ne règle finalement pas grand chose (même s’il faut se rappeler que ce n’est que le premier tome d’une trilogie -de plus en plus théorique, d’ailleurs-).

Thématiques

Outre une étude de la psychologie humaine, de son rapport au bien et au mal, au rêve et à la réalité, il ne faut pas s’y tromper, c’est à un sévère coup de poignard à la société occidentale, et en particulier américaine, que vous aurez affaire : lorsque Fletcher donne aux habitants de Palomo Grove le pouvoir de matérialiser leurs « dieux » (les créatures qui constituent l’essence de leurs rêves les plus fous et les plus chéris), que font la plupart d’entre eux ? Ils font apparaître des stars de télévision, de cinéma… ou de porno ! Les réactions des gens, l’absence d’entraide, que ce soit lors de l’affaire de la Ligue ou de l’invasion de la ville par le surnaturel, sont aussi très éclairantes sur l’égoïsme de nos sociétés et un certain côté bigot et moralisateur. Enfin, c’est à une sévère charge contre les « vedettes » que nous avons affaire, toutes se révélant plus perverses, superficielles, hyper-égoïstes, corrompues et à moitié dérangées  les unes que les autres.

Les allégories, voire réécritures de la religion chrétienne (Howie, Jo-Beth et Tommy-Ray sont des figures christiques ou antéchristiques évidentes -ainsi que d’Adam / Ève / Lilith pour les deux premiers-, ne serait-ce que par la nature de leur venue au monde, le Jaffe et Fletcher sont une recréation de l’éternel combat entre mal / bien et ténèbres / lumière), sont omniprésentes. Barker en profite pour bâtir son propre panthéon de dieux parcourant l’Amérique contemporaine, même s’il est beaucoup plus glauque et bigarré que celui de Gaiman (les deux cependant s’accordent en bonne partie sur ce que vénèrent, inconsciemment, les habitants de ce pays).

Enfin, le viol, que ce soit celui de la Réalité / de l’isolation et de la pureté de Quiddity, celui de l’esprit via la compulsion ou la possession, ou celui du corps d’une femme, est omniprésent dans le roman.

En conclusion

Ce roman, qui décrit le combat de plusieurs entités pour accéder de force, sans passer par la case des mystiques purifiés ultra-happy-few, à une forme de « paradis » onirique au centre de la réalité, derrière les voiles d’illusion du quotidien, se révèle prenant sur trois de ses sept parties, avant de succomber à un trop plein de personnages, de sous-intrigues et à de nettes longueurs. Il propose aussi une sévère critique de nos sociétés occidentales, de leur égoïsme, de leur superficialité, et donne un vicieux coup de canif aux vedettes en tout genre, parfois jusqu’à l’absurde (Buddy et sa collection, les Hallucigenias). Malgré tout, et particulièrement dans la seconde des sept parties, Barker fait mouche, proposant des passages incroyablement glauques, fantastiques, noirs, immersifs, à la plume virtuose. Dommage qu’un tel niveau ne soit pas maintenu pendant les 600 pages de Secret Show, qui sans ça aurait été digne des meilleurs livres de l’auteur, peut-être.

Malgré tout, ce roman a atteint son but : me donner envie de découvrir les meilleurs ouvrages signés Barker.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Pyjam,

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12 commentaires pour Secret Show – Clive Barker

  1. Pyjam dit :

    Comme je m’y attendais, ton analyse se montre intéressante et instructive, et je constate que nos opinions se rejoignent.

    Secret Show impressionne un peu mais est globalement maladroit, et selon moi reste en-dessous de ce que Barker peut faire de mieux non seulement en terme de construction mais également – et j’espère te mettre l’eau à la bouche – en terme d’imagination et de descriptions fantastiques.

    À mon goût, Secret Show reste encore trop terre-à-terre et classique – toujours en comparaison de ce que Barker a montré qu’il pouvait faire. Notamment, la visite de Quiditty est bien trop courte et frustrante.

    Comme tu dis, le livre a trop de personnages (dont certains fort peu intéressants) et donne trop peu de réponses (même si dans un roman fantastique les réponses ne sont pas forcément ce qu’il y a de mieux et nécessaire).

    Je me suis finalement décidé à lire la suite : Everville. Alors là… le livre est d’un tout autre niveau ! Ok, il y a toujours trop de personnages, notamment certains du premier livre qui reviennent et sont toujours aussi peu intéressants et utiles. Mais heureusement, ils interviennent assez peu.

    Le bon côté en revanche c’est l’imagination qui s’y déploie, notamment dans la visite de Quiditty où se déroule une grande part du roman. Là, on croirait un livre écrit à trois mains par Lovecraft, Jérome Bosh, et Lewis Carroll que Clive Barker aurait rédigé par channeling ! Bref, une pure folie, un livre écrit sous acide. De plus, le livre fournit des réponses que j’attendais dès le premier livre.

    Bref, j’espère que malgré une opinion mitigée sur ce livre tu auras envie de lire la suite, mais surtout « Le Royaume des devins » (dont les personnages sont bien moins nombreux), et pourquoi pas « Imajica » (mais c’est un gros morceau et la construction n’est pas non plus exempte de défaut). D’autres favoris sont pour moi « Galilée » et « Sacrement ».

    Aimé par 1 personne

    • Apophis dit :

      Oui, tout à fait, je suis bien décidé à poursuivre l’exploration de l’oeuvre de Barker, aucun doute là-dessus ! J’avoue que ta description d’Everville m’impressionne, je pense que je continuerai par là avant d’enchaîner peu à peu les classiques de l’auteur.

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  2. Lutin82 dit :

    Bon, je vois que tu es décidé à poursuivre l’aventure avec Clive Barker. C’est sans doute une bonne chose.
    Tu le conseilles aux lecteurs qui « ont de la trempe », je ne pense pas en manquer, toutefois je reste encore très frileuse sur l’aspect glauque (je n’y peux rien, je n’aime pas tellement). Comme il est de coutume, il faut également expérimenté et sortir de sa zone de confort. Surtout quand tu soulignes qu’il y a une certaine poésie dans tout cela.

    Voilà, j’hésite beaucoup, et je me demande, s’il ne faut tout simplement pas attendre un autre Barker, plus « à ma portée ».

    Bref, que me conseilles-tu, Master Apophis ?

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    • Apophis dit :

      Alors étant un expert en psychologie du Lutin, je pense que Barker en général est trop glauque pour toi : là ce ne serait pas une sortie aux bordures de la zone de confort, mais carrément une exploration lointaine de la zone de l’inconfort. Maintenant, je pense que Pyjam ou un autre habitué de l’oeuvre de l’auteur pourra peut-être te conseiller un autre roman dépourvu de passages vraiment VRAIMENT hardcore, si tant est qu’il en existe un. Après tout, une partie de la réputation de l’auteur a été bâtie sur son dépoussiérage ultra-explicite du Fantastique / Horreur à l’ancienne.

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      • Lutin82 dit :

        Merci Docteur ès Lutin! 🙂

        je m’en doutais, mais il faut dire que ta critique est séduisante et fait de l’oeil aux lecteurs. Forcément, l’envoûtement fonctionne….
        Barker a cette réputation, c’est pourquoi je n’en ai pas lu jusqu’à présent. Sans doute trop glauque pour moi. 😉

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        • Pyjam dit :

          Barker a cette réputation à cause de ces recueils de nouvelles (Les Livres de Sang) et de ses films, comme Hellraiser.

          Mais en réalité, il explore tout aussi bien le merveilleux. Il a même écrit plusieurs livres pour enfants très bien accueillis.

          Il mélange horreur et merveilleux souvent. Il explore des fantasmes inavouables. Et je pense que son homosexualité doit l’aider à comprendre aussi bien les psychologies masculines et féminines (et intermédiaires). Et nombre de ces romans contiennent deux personnages principaux : un homme et une femme. C’est le cas du Royaume des devins.

          Bref, je te recommande de ne pas renoncer avant d’avoir essayer !

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          • Lutin82 dit :

            Je n’aime pas renoncer à un auteur de SFFF sans avoir essayer quand il y a un petit quelque chose qui m’interpelle. C’est le cas avec Barker. Je suis heureuse que tu m’aies donné une bonne piste avec le Royaume des devins.

            Merci! 🙂

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    • Pyjam dit :

      Tu peux toujours démarrer par « Le Voleur d’éternité ». Je ne l’ai pas lu, mais il jouit d’une bonne réputation et c’est un livre pour enfants, donc ça devrait aller. Idem pour « Abarat ».

      Sinon, je ne recommanderais jamais assez « Le Royaume des devins ». Pour beaucoup, c’est l’œuvre qui les a subjugués. Même s’il y a – forcément – des scènes horrifiques, je n’ai pas le souvenir qu’il y ait des passages à caractère sexuel aussi fortement dérangeants que dans d’autres livres (notamment dans « Coldheart Canyon » qui est surement le must en matière d’horreur à caractère sexuelle).

      Par contre, reste à l’écart des films et des « Livres de Sang » ! :0)

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      • Lutin82 dit :

        Le royaume des devins. OK je vais tenter.
        Ceux sont justement Les livres de sang qui m’ont un peu glacé celui qui circule dans mes veines quand j’ai lu quelques petits extraits et critiques! Je vais éviter, sûr!

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  3. Maned Wolf dit :

    J’avais a-do-ré Abarat il y a une dizaine d’années, tu me donnes bien envie de voir ce qu’il fait pour les adultes. Peut-être que je ne commencerai pas par celui-ci, le grand écart me semble un peu extrême, mais je vais me pencher sur la question 🙂

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  4. lorhkan dit :

    Intéressante critique pour moi qui souhaite également m’intéresser à Clive Barker (en fait j’ai déjà commencer avec le premier « Livre de sang »).
    Ce qui m’attire chez lui, plus que l’horreur c’est son imagination fertile et les mondes obscurs et/ou supérieurs qu’il met en scène, son jeu avec les mythes aussi.
    « Le royaume des devins » est sur ma PAL, ce sera sans doute ma prochaine lecture de l’auteur (à moins que je ne lise le deuxième « Livre de sang », on verra).

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