Kane – Intégrale 3 – Karl Edward Wagner

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Un ultime tome très inégal

Kane_3Troisième et dernier volume de l’intégrale des aventures de Kane ! Il comprend neuf nouvelles (plus une première version de Lynortis, qui se trouvait dans le Tome 2), un poème, un fragment de quatrième roman (12 pages seulement) et un article rédigé par Karl Edward Wagner en personne et consacré à son (anti)héros. La plupart de ces textes font 20-30 pages, sauf cinq d’entre eux, qui naviguent entre 70 et 130.

Particularités de ce tome 3 : Kane y vit des aventures dans notre monde moderne, et il rencontre un autre antihéros de Fantasy fameux : Elric en personne. De plus, cette fois, sept des neuf nouvelles étaient inédites en français au moment de la publication de l’ouvrage.

Mais voyons tout cela de plus près : 

Les 9 Nouvelles

Le nid du corbeau

L’action se déroule dans la même chaîne de montagnes (en Lartroxie) que dans la nouvelle Lynortis, mais plus au sud et à l’est. Kane y mène une redoutable bande de brigands, qui, depuis des années, attaque et rançonne les caravanes marchandes, les campements miniers et les villages. Les riches marchands du sud lui expédient une puissante compagnie de mercenaires, qui décime ses hommes, ne laissant qu’une poignée d’entre eux s’échapper en traînant derrière eux un Kane grièvement blessé et atteint d’une étrange fièvre. Il les mène malgré tout vers un refuge, une auberge (ce qui rappelle la nouvelle Le dernier chant de Valdèse) qu’il pense abandonnée : et pour cause, un peu moins de huit ans auparavant, lui et sa bande l’ont pillée et partiellement incendiée, tuant la famille qui la tenait et violant toutes ses femmes. Les chasseurs de primes à leur poursuite, ainsi que le fait que, comme par hasard, cette nuit soit celle du Seigneur Démon, font que même quand l’auberge se révèle encore tenue par la dernière survivante du massacre, il n’y a pas d’autre alternative possible. Et les choses prennent un tour d’autant plus étonnant quand certains indices sur la véritable nature de l’établissement se font jour, et quand Kane rencontre la fille de sept ans de la propriétaire, une femme dont il a jadis abusé : une rousse aux étranges yeux d’un bleu vif…

C’est un bon texte, sans plus (même si on se demande jusqu’à la fin ce que Kane va faire avec l’enfant, ce qui ajoute un intérêt supplémentaire). La thématique principale est le libre-arbitre, le fait pour Kane de décider de son chemin dans la vie sans être le jouet de forces supérieures.

Réflexions pour l’hiver de mon âme

Cette nouvelle se déroule dans l’extrême-nord du Grand Continent Septentrional. Son début répond de manière courte mais satisfaisante aux questions laissées en suspens à la fin du roman 2, La croisade des ténèbres (dans le Tome 1 de l’intégrale). Kane se retrouve pris dans une effroyable tempête de neige, et trouve refuge dans un manoir fortifié perdu au milieu de nulle part. Bloqué par les éléments, il se retrouve coincé alors qu’une série de massacres prouve l’existence d’un Loup-Garou parmi les occupants. Commence alors une enquête classique en environnement clos, avec de nombreux suspects, assez pour maintenir l’incertitude sur le coupable jusqu’à la fin.

C’est un texte assez réussi, ayant sur le fond des points communs avec la nouvelle Deux soleils au couchant (du Tome 2), à savoir une opposition entre civilisation humaine et vie sauvage proche de la Nature.

La froide lumière

Nous nous retrouvons cette fois en Lartroxie du Nord. Après qu’une des innombrables bandes de pillards menées par Kane ait été anéantie, il se dirige vers une nation morte, enclavée entre deux déserts et ravagée par une terrible épidémie. Seuls quelques centaines de survivants, apathiques et ne faisant quasiment rien d’autre qu’attendre la vieillesse et la mort, occupent cette « ville fantôme » à l’échelle d’un pays. Kane, une fois de plus à la recherche de cette paix intérieure qu’il est condamné à ne jamais atteindre, s’y rend et y coule des jours paisibles, sans menacer personne, en compagnie d’une jeune femme locale. Hélas Gaéthaa, dit le Croisé ou le Vengeur, un noble qui s’est donné pour mission de détruire le Mal sous toutes ses formes (sorciers, tyrans, brigands, monstres, etc), a fait de notre antihéros préféré sa nouvelle cible. La traversée du désert a été coûteuse, cependant, et c’est seulement avec huit hommes, pour la plupart des tueurs froids et des mercenaires sans cœur, qu’il arrive en ville, traquant un Kane totalement ignorant du péril mortel qu’il court. Mais rapidement, les chasseurs vont devenir la proie…

C’est un excellent texte, à la fois sur l’aspect « neuf mercenaires », sur l’aspect « la proie devient le chasseur », et surtout grâce à sa thématique centrale : Gaéthaa est supposé servir le Bien, agir dans l’intérêt commun ; pourtant, Alidore, son lieutenant, s’interroge, car depuis quelques temps, les hommes et les méthodes qu’il emploie le font de plus en plus ressembler à ce qu’il combat. Combattre le feu par le feu, le Mal par des méthodes mauvaises, est-ce encore faire le Bien ?

Mirage

Retour sur le Grand Continent Septentrional. Alors que Kane fuit la capitale, après avoir pris part à la conspiration (ratée) visant à déposer le Roi, il tombe dans une embuscade, et reçoit un coup sur la tête. Lorsqu’il se réveille, tout le monde est mort, il est dans un état second, et entouré par des Goules. Il fuit dans la forêt, sa conscience vacillant sans arrêt. Lorsqu’il retrouve un peu de lucidité, il est parvenu à un village en ruines, au pied d’une citadelle décrépite. Alors qu’il est à nouveau cerné par les Goules, il est sauvé par une jeune femme à la ténébreuse beauté, avant de sombrer à nouveau dans l’inconscience.

C’est un bon texte, bien que sans aucune surprise car très classique (il faut, cependant, souligner l’écriture très évocatrice du texte, magnifiée, une fois de plus, par la remarquable traduction de Patrick Marcel). Les thématiques balayées sont très profondes : vie et mort, réalité et illusion, etc.

L’autre

Il s’agit d’une très courte mais intéressante nouvelle, qui a pour cadre les jungles tropicales de Lartroxie du Sud. Alors que pour une fois, les plans de Kane pour s’emparer d’une richissime Cité-Etat locale se sont déroulés parfaitement comme prévu, tout s’effondre parce qu’il a négligé un infime mais capital détail. Il s’enfuit alors avec sa maîtresse, la plus jeune épouse du défunt souverain, mais là encore, lui, ainsi que le lecteur, vont aller de surprise en surprise.

Bien que court, il s’agit d’un très bon texte, avec une fin assez surprenante (par contre, je m’interroge encore sur le rapport entre l’intrigue et le titre de la nouvelle).

La touche gothique

Cette nouvelle narre LA rencontre entre deux antihéros mythiques de la Fantasy : Kane et Elric. Toute l’histoire est d’ailleurs vue par les yeux de ce dernier (et de son fidèle compagnon Tristelune). Cette rencontre ne doit rien au hasard, mais a été soigneusement organisée par Kane lorsqu’une convergence entre univers parallèles propice a eu lieu. Il a en effet besoin d’Elric (ou plutôt de Stormbringer) pour vaincre les gardiens qui l’empêchent d’atteindre un objet qu’il convoite, une partie du mécanisme d’un vaisseau spatial qui s’est écrasé.

Même sans tenir compte de la rencontre entre ces deux grands personnages de Fantasy, c’est un excellent texte, mêlant Sword & Sorcery, Science-Fantasy et mondes parallèles. Un des joyaux de ce recueil de nouvelles, sans nul doute. D’autant plus parce qu’on s’apercevra dans une nouvelle ultérieure que ce texte pose un des derniers jalons dans l’histoire de Kane.

Lacunes

On y retrouve Kane à l’époque moderne (dans les années 70-80, à vue de nez). Comme on pouvait s’y attendre, il conçoit et deale de nouvelles drogues (après un passage par la fabrication de bombes atomiques !). On y fait également la connaissance de son acolyte, Blacklight, qu’on retrouvera dans les deux nouvelles suivantes.

C’est un texte à la fois étrange, extrêmement glauque (très, très cru au niveau sexuel, et rempli de drogues à ras-bord) et qui fait franchement tâche à côté des aventures Fantasy du personnage. Bref, pour moi, son intérêt est quasi-inexistant.

Dans les tréfonds de l’entrepôt Acme

Ce texte ressemble au précédent, et met en scène Blacklight, Kane en producteur de musique (et dealer, et pourvoyeur de jouets sexuels très… particuliers), une jeune chanteuse de Soul présentée comme la nouvelle Janis Joplin, et la jeune femme avec laquelle elle veut coucher. Encore plus étrange que le précédent, ce texte est également à oublier. 

Tout d’abord, juste un spectre

Il s’agit à nouveau d’une nouvelle située à l’époque moderne (1987). Un écrivain américain d’Horreur se rend à une convention organisée en Angleterre. Alcoolique depuis la mort de son épouse, il commence à faire d’étranges rencontres, chaque fois qu’il boit, avec un certain Kane et une jolie rousse, Klesst. Il se demande s’il s’agit d’un délire éthylique ou de la réalité, mais le lecteur connaît la vérité… Il s’avérera que notre écrivain a une certaine capacité (en rapport avec les lignes temporelles) dont Kane a besoin dans sa lutte contre un puissant personnage.

Ce texte (dans lequel apparaît également Blacklight) est, comme l’explique le traducteur en postface, largement autobiographique (pas sur l’alcoolisme et sur la perte d’une épouse, mais plutôt sur le groupe d’amis écrivains du personnage et sur le fait d’assister à telle convention en visitant tel hôtel, tel restaurant et tel bar), et donne une conclusion à l’histoire de Kane. Je regrette malgré tout que la dite conclusion ne se fasse que par allusions, et je n’aurais peut-être pas tout saisi sans la postface de Patrick Marcel. Il aurait vraiment été préférable (et carrément épique !) de nous montrer le raid de Kane sur le… mais chut, pas de spoiler !

La version alternative de Lynortis (Le trésor de Lynortis)

Dès le début, on s’aperçoit que par rapport à la version lue dans le Tome 2 de l’Intégrale, il y a des différences significatives : en effet, Kane apparaît ici dès la première page de la nouvelle. Et cela ne fait que se confirmer au fur et à mesure qu’on poursuit la lecture : en fait, à part quelques fondamentaux (Sessi – Prise et incendie par traîtrise de la ville – Trésor – Gaz toxique), TOUT le reste est différent. D’habitude, je ne suis pas du tout fan des versions alternatives de nouvelles, mais là, du fait de toutes ces différences, ça reste une lecture intéressante. Il faut cependant bien prendre en compte le fait que, comme l’explique l’auteur en postface, cette première version de la nouvelle a été écrite alors qu’il avait 16 ans, et ne peut donc en aucune façon être comparée, en terme de profondeur, à la version finale, qui sera publiée (au contraire de la première) bien des années plus tard.

Au final, cette version alternative s’avère intéressante, bien que ne soutenant en aucun cas la comparaison avec la version finale, aux thématiques beaucoup plus profondes. 

Le fragment de roman : Dans le sillage de la nuit

Ce très court texte (12 pages seulement) était l’amorce d’un nouveau roman de Kane, qui est donc resté à jamais inachevé. Alors que Carsultyale, ville mythique des premiers temps de l’humanité, n’est fondée que depuis peu, une expédition qui en provient explore l’épave d’un titanesque vaisseau spatial, échoué sur une plage non loin de là. Au vu de son apparence, personne ne doute que l’astronef est hors d’état de fonctionner et ne naviguera plus jamais ; cependant, telle n’est pas la conviction du chef de l’expédition…

L’accroche de ce roman est particulièrement intéressante, et tout à fait dans la lignée de l’aspect Science-Fantasy des trois autres. On regrette que ce fragment n’ait pas été plus développé, et encore plus que le texte n’ait pas été achevé.

Kane passé et à venir : Karl Edward Wagner parle de son personnage

Dans ce texte, assez court mais extrêmement intéressant, Karl edward Wagner nous parle de la genèse de Kane, des particularités de son écriture et des auteurs qui l’ont le plus inspiré. Si certaines références sont évidentes, comme Lovecraft et Howard, d’autres le sont moins. Et même là, on a des surprises, par exemple quand Wagner nous explique que Kane est plus proche de Kull que de Conan. C’est aussi l’occasion d’avoir un aperçu sur quelques auteurs, d’horreur ou de fantasy épique, pas ou très peu connus en France.

C’est vraiment un texte passionnant, à lire absolument si vous voulez comprendre un peu plus ce personnage hors du commun qu’est Kane. 

En conclusion

Alors que j’ai placé sans le moindre doute les Tomes 1 et 2 de l’Intégrale dans mon panthéon personnel de la Fantasy, je dois avouer avoir beaucoup plus de réserves envers ce troisième et ultime tome. Si les nouvelles Fantasy sont de bonne facture (avec une mention spéciale pour « La froide lumière » et évidemment « La touche gothique »), en revanche les trois nouvelles se passant à l’époque moderne vont de l’inintéressant au décevant. Les versions alternatives de textes me laissent en général assez froid (bien que là, il y ait assez de différences pour éveiller l’intérêt), le fragment de roman est trop court (bien que très intéressant), et en dehors des nouvelles purement Fantasy, seul le texte où le créateur parle de sa créature retient vraiment l’attention.

Bref, alors que je vous conseillais sans réserve la lecture des tomes 1 et 2, à vous de voir, en fonction du résumé que j’en ai fait, si ce qui est proposé dans ce tome 3 mérite un achat de votre part ou pas.

Pour aller plus loin

Il s’agit du troisième et dernier tome d’un cycle : vous serez donc peut-être intéressé par les lectures des critiques du Tome 1 ou du Tome 2.

Si vous avez aimé l’aspect antihéros et le genre Sword & Sorcery, vous pourriez également être intéressé par les critiques suivantes : Lankhmar – 1

 

 

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12 réflexions sur “Kane – Intégrale 3 – Karl Edward Wagner

  1. Pingback: Kane – intégrale – tome 1 – Karl Edward Wagner | Le culte d'Apophis

  2. Pingback: Kane – Intégrale 2 – Karl Edward Wagner | Le culte d'Apophis

  3. Avant de songer à lire ce recueil, il faudra que je m’attaque au tome 1 et 2 qui sont dans ma PAL depuis la lecture de tes critiques.
    C’est surprenant mais pas tant que cela : J’ai l’ impression de lire des parties de la chronique que j’ai rédigé au sujet de Dilvish le Damné! Un personnage, sombre et parfois violent, des nouvelles marquée, un univers propre et mémorable…

    Et comme tu l’as dis pas d’accopagnement musical.

    Comment fais-tu pour t’en tenir à l’ordre de tes critiques mensuelles ? J’avoue je prévois mais, il y a le coeur qui parle et qui décide à la fin de ma lecture. Exemple , je lisais tranquillement Marée stellaire et puis, un soir, j’ai eu envie d’un peu de Fantasy et j’ai dévoré Fille de l’Empire…

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    • Je prépare des choses assez surprenantes en matière d’accompagnement musical pour la prochaine critique, tu vas adorer 😀

      Concernant le programme de lecture, en fait il n’est tenu qu’à 90 % environ. Si tu as l’occasion, regarde-le tous les jours, et tu verras qu’il y a un ajout / un retrait / un déplacement très souvent. Par exemple, la critique de ce Kane 3 n’était pas prévue du tout ce mois-ci, mais il se trouve que j’ai pris beaucoup d’avance et que du coup le prochain livre dans la liste n’est pas encore… sorti ! Comme le Kane 3 est juste une succession de nouvelles, j’en avais en fait lu plusieurs, et leurs critiques partielles étaient déjà rédigées (il y a en permanence 2-3 articles partiellement rédigés sur le blog, que moi seul peut voir ; par exemple, je rédige souvent les intros et la partie biographique sur l’auteur / la présentation du cycle des jours, voire des semaines à l’avance, parce que ça prend pas mal de temps parfois de trouver des infos). Du coup, en attendant la sortie de « Guerres & Dinosaures » le 14, j’ai lu le reste (moins de 350 pages) et ai publié la critique du livre. Sauf que… Nous n’étions toujours pas le 14 ! J’ai donc déplacé « Les Mille noms » de la fin du mois à maintenant (c’est la lecture actuellement en cours). Donc je résume : Kane, qui n’était pas prévu en Avril, s’est inséré dans le programme, Les Mille noms, qui était prévu en dernier ou avant-dernier, je sais plus, s’est inséré avant Guerre & Dinosaures, et Mémoire de Mike McQuay a été déplacé à un mois ultérieur, parce qu’il est trop long pour que je puisse tenir le programme d’avril sans qu’il ne déborde pas en Mai.

      Concernant le coup de cœur, si j’en ai un (ou que je parviens à me procurer un roman que je cherche, sans le trouver, depuis longtemps, comme Mémoire, par exemple), je déplace un des romans du mois à un mois ultérieur. Sauf que, si les longueurs des deux romans sont très dissemblables, ça peut poser problème. Tout ça est lié à la façon dont j’établis mon programme de lecture. D’abord, j’y insère en priorité les nouveautés, parce que je suis comme tout le monde, j’ai hâte de lire certains trucs, et je considère leurs lectures comme plus prioritaires que celles de romans sortis depuis des années, voire des décennies. Ensuite, sachant que l’objectif est de proposer 7-8 critiques / mois, je complète avec des cycles ou romans isolés anciens que j’ai envie de lire. L’ordre est établi en fonction des dates de sortie des nouveautés, en essayant de commencer chaque nouveauté le jour de sa sortie ou le lendemain (sachant qu’avec les transporteurs, on a parfois de bonnes surprises : j’ai reçu l’épée de l’Ancillaire la veille de sa sortie officielle). Enfin, sachant que la plupart du temps, je lis un minimum de 100 pages / jour, les bouquins et l’ordre de lecture sont établis pour que le total de pages à lire dans le mois fasse autour de 3000 pages, soit 30 x 100, ce qui me permet de tenir le programme sans trop de problèmes. Mais bon, si tu regardes bien, tu t’apercevras que j’ai souvent dépassé ces objectifs, puisque la moyenne de critiques se situe plus autour de 8-9 que de 7-8.

      Pour finir, le programme peut fluctuer assez fortement sur les mois +1 et plus (mois d’après celui en cours et ultérieurs), mais une fois qu’on est entré dans un mois donné (et donc que les livres sont achetés), en général je le respecte. Il n’y a que deux livres qui ont été achetés et pas lus lors de leur mois d’achat, un Glen Cook et la suite d’Anno Dracula.

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      • J’ai hâte de découvrir la prochaine programmation musicale , car je lis tes critiques avec le morceau en fond et cela s’avère… détonnant! 🙂
        Pour le reste c’est conforme à ce que je pensais : tu es bien plus rigoureux que moi sur le planning de lecture. Je ne lis environ que la moitié de ce que je me programme. Le reste du temps des coups de cœur ou des envies viennent s’insérer dans le jeu… Exemple : j’avais prévu la lecture de Marrée Stellaire et Les enfermés en ce tout début de mois d’avril. Je suis en pleine lecture de Marée, n’ai pas encore commencé le Scalzi. En revanche, 2 romans se sont acheminés entre mes mains : Les vandales du vide (cela tombe bien c’est une nouveauté et déjà sur mon blog) et Fille de l’Empire (ma prochaine critique) terminé en 3 jours. Après j’attaque quand même le Scalzi!

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  4. Bouarf, vous faites peur 🙂 Moi, je n’ai guère de programme de lecture, heureusement, entre le Prix Planète-SF et les challenges auxquels je participe, ça me donne un minimum de cadre pour m’y retrouver !

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    • Oui, j’avoue que c’est parfois assez rigide. Mais la différence est que je ne participe jamais à des challenges, sauf ceux que je m’auto-lance 😀 (je suis assez asocial, et donc l’idée de me voir « imposer » une partie de mes lectures me déplaît souverainement).

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    • Que neni! C’est juste un « cadre » pour éviter de papillonner sans véritable but et d’accumuler des livres (et du retard), de jeter des sous par les fenêtres, de passer à côté d’un ouvrage vraiment mémorable, de lire sans but, d’être trop déçue.
      C’est ce que j’ai fait un certain temps, il y a quelques années. Je me fiais aux couvertures, aux vendeurs anonymes. J’allais à la FNAC tous les jeudi soir quand j’habitais près de Paris et je revenais toujours avec 2 à 3 bouquins, que je ne lisais pas forcément et/ou qui ne correspondais pas à mes attentes. J’ai été très lassée de la SFFF pendant un bon moment du coup.
      J’ai une approche plus raisonnée depuis une petite dizaine d’années ( 8 ans exactement ), je me suis réconciliée avec la SFFF pour mon plus grand bonheur et je CHOISIS les œuvres sur je lis avec un minimum de « programmation ». Je ne planifie que 2 mois par contre! :))

      Non, il n’y a rien qui fasse peur. En revanche, le « cas » d’Apophis est… fascinant! :))

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      • Par la force des choses (du budget et du temps inextensible) on est tous obligés de sélectionner nos lectures, c’est sûr. Perso c’est grâce à la blogosphère que je me guide dans une production abondante en quantité mais pas forcément en qualité^^.

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  5. Franchement, je ne sais pas quelle technique est la meilleure. Le gros désavantage de la mienne, c’est qu’elle est assez rigide, et que donc si je veux insérer un coup de cœur, je dois m’arracher les cheveux pour déplacer un bouquin vers un autre mois (et des cheveux, j’en ai plus des masses 🙂 ). L’avantage de la tienne, c’est que tu ne te « forces » pas à lire un truc que tu n’as pas envie de lire sur le moment, tu lis ce qui te fait le plus plaisir au moment où ça t’apporte le plus de plaisir.

    Sinon, apparemment tu as adoré Fille de l’empire, je suis content, et j’ai hâte de lire ta critique 🙂 Sachant en plus que les deux suites sont encore meilleures (si, si, c’est possible), tu te prépares quelques beaux moments de lecture !

    Aimé par 1 personne

    • Il n’y a pas de meilleure technique. Pas du tout. C’est juste d’être à l’aise avec son format. je suis admirative quand même de ce que tu fais.
      J’ai adoré Fille de l’Empire – j’ai une grande fascination pour le Japon médiéval et l’ère Edo. J’ai commencé la suite dans la foulée…

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