Le vaisseau elfique – James Blaylock

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Bilbo le Hobbit, tel qu’aurait pu l’écrire Terry Pratchett 

vaisseau_elfique_blaylockJames Blaylock est un auteur californien considéré comme un des pionniers du Steampunk. Un grand nombre de ses livres est caractérisé par une écriture pleine d’humour et / ou par des événements fantastiques se déroulant non pas dans un monde imaginaire mais chez nous, ou plus précisément, très souvent, chez lui, dans le Comté d’Orange (certains classent les ouvrages concernés dans le Réalisme magique).

Rien de tel pour Le vaisseau elfique, premier tome d’une trilogie appelée Oriel en VF et Balumnia en VO. Inspirée par certains classiques de la littérature jeunesse (dont Bilbo le Hobbit), cette Light Fantasy est issue d’une (lourde) réécriture du premier roman de Blaylock (qui n’a été publié dans sa version de base que des décennies après son écriture), The man in the moon. C’est Pierre-Paul Durastanti qui a assuré la traduction, qui, d’après cette entrevue accordée à mon estimé confrère Nicolas Winter, lui a donné bien du fil à retordre, non pas parce que le texte original serait particulièrement ardu, mais parce qu’il avait la volonté d’en rendre le meilleur équivalent possible en français. Et c’est d’ailleurs sur le conseil du sympathique Pierre-Paul que j’ai acquis ce roman, lors d’une des Grosses OP Bragelonne en 2016. Lire la suite

Kings of the wyld – Nicholas Eames

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Ça commence comme une light fantasy parodiant les groupes de (Hard) Rock, et ça finit en une apothéose épique montrant la magnifique histoire d’amitié entre cinq hommes

kings_of_the_wildNicholas Eames est un auteur canadien, natif et résident de l’Ontario. Grand admirateur de Guy Gavriel Kay (mais qui ne l’est pas ?), il se déclare aussi influencé par Scott Lynch et Joe Abercrombie (un gars bien, quoi !). Kings of the wyld est son premier roman, et également le tome 1 d’un cycle appelé The Band (patience, vous allez tout comprendre), son successeur étant attendu en 2018. Ce livre aurait pu être un enième opus de Fantasy parmi tant d’autres, mais il se trouve que le gaillard a eu une idée simple mais j’ose le dire géniale : grand fan de Led Zeppelin et de Spinal Tap, il a mis sur pied son univers à partir de l’idée que les aventuriers / mercenaires étaient structurés sur le modèle des groupes de rock, et adulés de la même façon.

Nous suivons Clay Cooper, dix-neuf ans après le « split » de sa formation (en anglais : Band -vous remarquerez la convergence de vocabulaire avec l’univers musical-), Saga, le plus grand groupe du monde. Plus vieux, plus gras, rouillé, menant une gentille vie de famille et un travail pépère de soldat du guet, Clay voit un jour débarquer un de ses anciens condisciples (et leader du groupe), Gabe. Encore plus mité que lui, il lui révèle que sa fille, Rose, elle-même un mercenaire à la gloire naissante, a été prise au piège du siège d’une cité. La seule solution pour s’assurer de son bien-être : reformer Saga ! Lire la suite