Latium – Tome 2 – Romain Lucazeau

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La Chute d’Hypérion

latium_2Ce roman est donc la suite et la fin de Latium – tome 1. Il présente, avec ce dernier, des différences assez substantielles : comme le soulignait FeydRautha dans son excellente critique, il existe plusieurs grilles, ou strates, de lecture pour Latium-1 ; roman de SF, tragédie grecque, livre de philosophie, les angles d’analyse ou de vision sont multiples. C’est d’ailleurs ce qui participait à l’intérêt considérable de cette oeuvre. Latium-2 est, à mon sens, différent : si l’aspect tragédie / théâtre est encore fort, l’aspect philosophique est moins présent, et par contre l’aspect SF est (du moins, c’est mon ressenti) nettement plus mis en avant. Ce qui a une conséquence immédiate et tout à fait concrète : une plus grande facilité de lecture (non pas que le tome 1 ait été difficile à lire, c’est juste que son successeur est plus direct, dirons-nous).

Mais là n’est pas l’essentiel, qui est que Latium-2 ne concrétise pas tout à fait les considérables espoirs nés à la lecture de son prédécesseur : si je prends en compte l’ensemble du roman (tome 1 + 2), je me retrouve devant un très bon livre (de SF, mais pas que, comme nous l’avons vu), un premier roman par bien des côtés impressionnant, mais cependant affligé de défauts trop importants pour que je le qualifie de chef-d’oeuvre. En fait, il me fait penser à La Chute d’Hypérion de Dan Simmons (l’influence principale de ce tome 2, et de très loin) par rapport à Hypérion : tout en étant un très bon livre, le premier ne parvenait pas à se hisser aux hauteurs stratosphériques du second, et, quelque part, décevait. Pour Latium-2, c’est la même chose : cette seconde partie met du temps à trouver son (ou plutôt un) rythme, elle use et abuse des cliffhangers faciles et d’une quantité effroyable de Deus ex Machina, se révèle extrêmement prévisible et beaucoup, mais alors beaucoup trop marquée par l’influence écrasante de Simmons, Banks et quelques autres.

Une première moitié très plate, une interminable succession de décors et de personnages aussi vite introduits qu’abandonnés

Les 250 premières pages du livre sont caractérisées par deux défauts : d’abord un rythme assez plat, certes parcouru par des fulgurances très intéressantes, mais qui restent l’exception plus que la règle. Ensuite, le fait que la partie qui se déroule dans l’Urbs soit beaucoup trop longue, surtout alors qu’on a dépassé la moitié de l’ensemble du roman (tome 1 + 2) et que le lecteur ne s’attend pas vraiment à ce que l’auteur s’appesantisse autant sur de nouveaux décors et de nouveaux personnages.

Ce qui est d’ailleurs paradoxal, c’est que, alors que la lecture avance, Romain Lucazeau prend un contre-pied exact de cette attitude initiale : la suite de l’intrigue va, une fois l’Urbs quitté, devenir une succession ininterrompue de nouveaux décors (Mars, Europe, la planète finale) et d’introduction de nouveaux personnages, qui vont durer quelques dizaines de pages, au mieux, avant de disparaître, pouf, y’en a plus. Surtout que, bon, dans certains cas, je me pose la question de l’utilité réelle, dans le tableau général, de ces scènes : fallait-il consacrer des dizaines de pages à Europe simplement pour faire prendre conscience à Photis d’une solution (qu’elle n’accepte d’ailleurs pas) à la dégénérescence atavique de sa race ? Je ne le pense pas.

Bref, il y a un très mauvais équilibre de l’introduction des nouveaux lieux de l’action : l’une d’elles est trop longue (celle de l’Urbs), les autres sont si courtes que ça en devient frustrant. J’ajoute aussi que dans le genre trop court et donc très frustrant, on peut aussi placer la plupart des combats (à part le hum… abordage, à la rigueur, ainsi que le combat des hommes-chiens contre les Barbares, qui est relativement satisfaisant).

Cliffhangers faciles, Deus ex Machina innombrables

Comme Simmons, dans La Chute d’Hypérion, avant lui, Romain Lucazeau cède aux sirènes du cliffhanger facile : c’est un procédé bien connu, dont on use et abuse bien trop à mon goût, consistant, comme son nom l’indique, à laisser un personnage suspendu dans le vide, juste retenu à la falaise par le bout des doigts, pendant parfois des dizaines de pages, laissant le lecteur dans l’incertitude sur son sort. L’auteur emploie beaucoup cet artifice littéraire, beaucoup trop même ; plus agaçant encore, ces moments de tension dramatique sont réglés en quelques lignes lapidaires dans tous les cas, grâce à l’intervention de Deus ex Machina eux aussi omniprésents.

Allié inattendu, arme secrète (Mars, le brouillard, la transformation d’Othon), coopération avec une puissance supérieure qui rend toute une flotte incapable d’agir, hacking des systèmes de l’adversaire dans la grande (et détestable) tradition de Peter Hamilton, tout y est, et plus encore. Inutile de dire à quel point, pour un lecteur dans mon genre, le fait de voir les protagonistes échapper à une succession de situations en apparence inextricables à chaque fois d’un coup de baguette magique est frustrant, agaçant, pour ne pas dire rageant.

Des rebondissements et révélations effroyablement prévisibles

Un gros point noir du tome 2 est, pour moi, le caractère épouvantablement prévisible des grosses révélations, que ce soit les responsables réels des intrigues ou leur signification réelle. C’est tout particulièrement le cas si vous avez lu, vous aussi, l’ensemble d’auteurs qui a laissé une profonde marque sur le texte de Romain Lucazeau : Simmons et Banks, bien entendu, mais aussi Peter Watts, Arthur Clarke, Isaac Asimov et Robert Charles Wilson, pour citer les principaux (voir plus loin).

J’ai été à-demi surpris, seulement, par la révélation finale, que j’aurais pourtant du voir venir, tant elle combine Banks et Simmons.

Si vous n’avez lu ni l’un, ni l’autre, en revanche (hein Lutin…), vous pourriez être surpris, au moins par les ressorts de l’Hécatombe. Sur l’identité des comploteurs, par contre, n’importe quel lecteur doté de deux neurones en activité devrait deviner.

Un livre vraiment TROP inspiré par les Grands Maîtres

Ce qui me conduit à aborder le point suivant : je le disais dans ma critique du tome 1, il est très agréable de voir un auteur, particulièrement français, avoir l’ambition de se hisser à la hauteur de Banks et de Simmons, et y parvenir en grande partie. Et ce, particulièrement, pour un premier roman. Mais c’est là, justement, que se situe le piège, classique, dans lequel tombent bien trop d’auteurs publiant leur première oeuvre : à force de vouloir rendre hommage à leurs inspirateurs, il finissent par les singer (et deviennent ultra-prévisibles, du coup), installant insidieusement dans la tête du lecteur érudit et exigeant ce sentiment que « oui, c’est sympa, mais ça reste du sous-Simmons / Banks »…

Eh bien là, on est en plein dedans : pour commencer, Latium-2 comporte un nombre ahurissant de scènes ou de points (majeurs, pour beaucoup) de l’intrigue qui sortent tout droit d’Hypérion (ou plus généralement du cycle des Cantos dans son ensemble). En voici quelques aperçus :

  • Anaximandre révèle (spoiler mineur, et précoce dans le roman) que la nature des Modulateurs les rapproche de celle des Portails Distrans, si vous voyez ce que je veux dire.
  • La Mathesis Universalis, ainsi qu’un autre point dont je ne vais pas parler, se rapprochent tout de même terriblement du projet d’Intelligence Ultime du TechnoCentre.
  • La Mars de Lucazeau est le lieu de pèlerinage des Gnostiques, à rapprocher de celle de Simmons qui est un lieu de pèlerinage des Gnostiques… Zens.
  • La description physique de Martian, ainsi que celle des ergataï des Barbares, rappelle, et pas qu’un peu, celle du Gritche.
  • La description de la formation militaire d’Othon rappelle très, très fortement celle de Kassad dans le RTH-ECMO (par contre, ce passage, qui nous en révèle plus sur l’aspect uchronique de Latium, est celui qui, dans le livre, m’a le plus passionné).
  • La fin est tout droit sortie d’un mélange des Cantos et d’un des derniers livres du cycle de la Culture (sans compter une parenté de la révélation pré-finale avec la trilogie d’Ann Leckie).

Et j’en oublie probablement…

Bref, c’est TROP inspiré par Simmons et Banks, ça laisse une impression de manque d’originalité (je parle bien entendu du pur aspect SF du livre) et ça rend les choses fades (bof, déjà vu…) et surtout trop prévisibles : une fois qu’on a compris à qui et à quoi l’auteur voulait rendre hommage, tout coule de source, ou quasiment. C’est comme un piratage de l’esprit de l’auteur, le lecteur érudit en SF possède dès lors toutes les clés pour déjouer tout suspense, voir venir n’importe quelle révélation fracassante des centaines de pages à l’avance. Quelque part, c’est donc plus un livre qui va impressionner le néophyte en SF que le connaisseur. Et c’est d’autant plus grave que Romain Lucazeau ne fait quasiment aucun effort pour nous mettre sur de fausses-pistes, ou en tout cas aucun effort efficace.

Au passage, et pour l’anecdote, il y a des tas de choses, une fois encore, qui se révèlent être des hommages ou des clins d’œil, parfois gros comme des montagnes, parfois nettement plus discrets (la subtile mention au Kuin de Robert Charles Wilson, par exemple, p 261), à de grands auteurs du genre : Watts (le plan de Camille), Clarke (les Europiens, du moins à mon sens), Asimov (l’Homme Bicentenaire) et Westerfeld (le personnage de Chéri) pour Martian (sans compter sa parenté avec le Gritche), plus d’autres choses que j’oublie (ou n’ai pas vu) et ce que j’ai cité plus haut à propos de Banks, Simmons ou Leckie.

J’attire votre attention sur le fait que ce que je vois surtout comme un défaut de ce tome 2 peut également être perçu comme un avantage : dans ma critique du tome 1, où l’influence de Banks et Simmons était mieux intégrée aux particularités de l’univers de l’auteur, je me réjouissais du fait qu’un auteur (particulièrement hexagonal) fasse justement du Banks / Simmons, et avec une qualité qui n’avait pas à rougir face à celle proposée par ces grands-maîtres de la Science-fiction. De plus, il faut aussi nuancer l’impact de l’inspiration sur deux points : d’abord, comme je le soulignais, ça reste un premier roman, donc trop rendre hommage à ses inspirateurs est « normal » (ultra-fréquent, du moins), un univers plus personnel se développant avec l’expérience ; ensuite, Simmons lui-même a fait, avec Hypérion, un catalogue de tout ce que la SF avait produit de meilleur ou de marquant avant lui (et on se rappellera ce que son TechnoCentre doit à William Gibson, par exemple).

Une relecture à revoir de fond en comble

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’ai une certaine tolérance pour les fautes que laisse passer la relecture / correction : en général, à moins qu’elles ne soient énormes ou émanent d’éditeurs connus pour leur extrême sérieux en la matière (Le Belial’ étant l’exemple le plus emblématique), je ne signale pas les fautes si elles sont en nombre inférieur à trois pour 500 pages. Au-dessus, par contre, j’estime que la fréquence est trop haute pour signer un travail parfaitement fait.

Mais là, rien qu’avec celles que j’ai été capable de repérer, on est plus sur dix fautes pour 500 pages, et tellement énormes qu’elles n’auraient jamais dû passer le filtre des correcteurs. Pour tout dire, ça sent à plein nez la sortie précipitée…

Quelques exemples :

  • p 55 : « L’autorité se trouvant, à présent, concentré dans les mains de Galba et de ses séides, et résidaient dans le vaste palais impérial ».
  • p 60 : sévisses (conjugaison du verbe sévir) au lieu de sévices (nom).
  • p 203 : « Les thermes, si vastes qu’elles contenaient… » (therme est masculin).
  • p 267 : « habitué à être commandé » au lieu d’être obéi.
  • p 320 : « la nièce de Theomestor » au lieu de Thémistoclès.
  • p 341 : « la planète originaire » au lieu d’originelle.
  • p 408 : « une couverture de survie, légère et chaud » au lieu de chaude.
  • p 419 : définition de kopis = glaive à une lame, au lieu de tranchant (c’est très différent).
  • p 432 : la coquille de l’année : surprenant0.2e.
  • p 463 : des mots manquants : « la plainte d’un que la souffrance » = il manque « être », très probablement.

Tant que j’y suis, un autre point me dérange à propos de l’édition : les tranches des deux tomes sont exactement identiques. Je pense qu’il aurait fallu éviter, et se fendre d’un latium-1 et d’un latium-2, au minimum.

PS : Depuis l’écriture de cette critique, certains, sinon la totalité des défauts relevés ont été corrigés lors de la première réimpression de ce tome 2.

Mais…

Mais… si ce tome 2 est affligé de nombreux défauts typiques d’un premier roman, et ne se hisse pas à la hauteur de son prédécesseur, il continue parfois à nous éblouir, que ce soit sur l’aspect uchronique (le passage sur la formation d’Othon est magistral, il n’y a pas d’autre mot), sur l’aspect SF (il y a du sense of wonder en pagaille, surtout si vous n’avez pas lu Simmons et / ou Banks) ou sur l’aspect philosophie / tragédie / théâtre. La réflexion poussée sur l’absence, l’illusion du libre-arbitre, en lien avec la préformation / inclination initiale de Plautine, notamment, m’a beaucoup fait réfléchir.

Mais… si ce tome 2 montre qu’il y a encore des scories à éliminer dans son écriture, l’ensemble du roman (tomes 1 + 2) révèle tout de même un auteur avec un énorme potentiel. Je ne pense pas être contredit en disant que tutoyer d’aussi près les cimes Banksiennes ou Simmonsiennes pour sa première oeuvre n’est tout de même pas donné à tout le monde : il y a beaucoup de candidats, mais les élus se comptent sur les doigts d’une seule main.

Mais… si j’ai beaucoup critiqué (je l’espère, de façon constructive) ce que je pense être des défauts d’écriture et sur le plan purement SF, il n’en reste pas moins que mêler tragédie, philosophie et SF de haute volée n’était pas donné à tout le monde, surtout en évitant avec brio d’être abscons au passage.

Mais… si Romain Lucazeau publie quoi que ce soit d’autre (la fin étant très ouverte, une suite me paraît envisageable, sans compter que j’adorerais voir un lointain prélude explorant plus l’aspect uchronique de l’univers du Latium), j’achète sans la moindre hésitation. Parce que si pour un premier roman, on frôle le chef-d’oeuvre, m’est avis qu’au deuxième, troisième au pire, on ne fera pas que le frôler  😀

En conclusion

Ce Latium-2 est au premier tome ce que La Chute d’Hypérion est à Hypérion : pas au même niveau, et donc une déception. Attention, cela ne veut pas dire que le diptyque pris dans son ensemble est un mauvais livre, juste que par rapport à l’impression laissée par le tome 1 seul, celle laissée par la lecture de successeur, donc de l’ensemble de l’oeuvre, génère une impression globale moins dithyrambique, celle d’un roman qui est « juste » très bon (surtout pour un premier livre) et pas un chef-d’oeuvre.

Cet aspect premier roman est justement celui qui explique la déception et l’impression mitigée ressenties à la lecture de ce tome 2 : on en retrouve tous les défauts caractéristiques, comme un rythme mal maîtrisé, des personnages et des décors trop transitoires (surtout par rapport à l’importance qu’on leur accorde dans le cadre interne de l’univers du livre), des cliffhangers faciles, réglés d’un coup de baguette magique par d’omniprésents Deus ex Machina (à moins que ça ne participe à l’aspect théâtre du roman ? ), des rebondissements, coupables et révélations beaucoup trop prévisibles (surtout si vous avez lu Simmons et / ou Banks), et une inspiration qui dépasse les bornes admissibles, rendant le roman fade (« Bof, c’est du Banks / Simmons quoi ») et surtout beaucoup trop prévisible pour quelqu’un qui connaît bien l’oeuvre des dits inspirateurs.

Toutefois, on peut saluer l’ambition de l’auteur, le fait, certes, d’avoir fait « du Banks » ou « du Simmons » mais avec une qualité qui rend justice à ces Grands Maîtres, son alliage, assez unique, de SF, philosophie et tragédie (et, sur le premier plan, de Space Opera, de Transhumanisme, d’Uchronie et de post-apocalyptique), et son sense of wonder époustouflant, qui détonne (mais qu’on aimerait bien voir devenir la norme) dans un paysage SF français nettement plus timoré en général.

Bref,  sans atteindre le statut de chef-d’oeuvre, le diptyque Latium, dans son ensemble, est une oeuvre de SF parfaitement recommandable, très recommandable si on prend en compte le fait qu’il s’agit d’un premier roman, ultra-recommandable par rapport à la production SF hexagonale moyenne, mais qui conviendra mieux à quelqu’un qui connaît peu ou pas du tout Simmons et Banks qu’à leurs aficionados, qui risquent de voir venir les rebondissements des centaines de pages à l’avance.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un autre avis sur ce tome 2, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de FeydRautha, celle de Gromovar, celle de Lhisbei (sur l’ensemble des deux tomes), celle de Blackwolf

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20 réflexions sur “Latium – Tome 2 – Romain Lucazeau

  1. Argh. Je viens tout juste de le commencer, la trouille au ventre qu’il n’arrive exactement ce que tu décris dans ta critique : que le tome 2 ne soit pas à la hauteur des promesses du tome 1. Bon, je sais que ce sera tout de même une bonne lecture, mais tu confirmes mes craintes.

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  2. Excellent travail de critique comme toujours. Vous me mettez dans une situation difficile, faut-il lire ce roman quand on est à genoux devant l’hypérion de Simmons … vaste question car j’aurais les mêmes déjà-vu que vous !
    Cependant je ne peux que remarquer que vous êtes de ceux qui préfèrent Hypérion à la chute d’Hypérion. Je me permets de penser que cette distinction n’a pas de sens, ni l’un ni l’autre ne peuvent exister sans son jumeau. Il me semble d’ailleurs avoir lu quelque part qu’il s’agit d’un roman unique.
    Il ne faudrait pas en vouloir à l’auteur de ne pas s’être complu dans l’ambiguïté, la grande facilité des oeuvres trop littéraires.

    Aimé par 1 personne

    • Merci 🙂

      Je suis, à vrai dire, dans le même questionnement, dans la même fracture. D’un côté, j’ai adoré l’influence de Banks et de Simmons dans le tome 1, parce qu’elle était mesurée, d’une part, et parce qu’elle était bien intégrée aux éléments les plus personnels de l’univers de l’auteur, d’autre part. D’un autre côté, cependant, l’influence d’Hypérion, trop présente dans ce tome 2, a été un point négatif plus qu’un élément positif. Dans l’ensemble, je dirais cependant que, du fait de sa profondeur philosophique et de son aspect tragédie très intéressant, le diptyque reste une oeuvre à lire, même si l’aspect SF n’est, du coup, pas réellement original.

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  4. J’étais un poil moins enthousiaste que toi sur le premier tome (j’ai beaucoup aimé), et j’avais de très grands espoirs pour le tome 2… tu viens de les balayer! Je vais le lire, mais avec moins d’attente.
    J’aurais cru qu’un basculement vers la SF (au détriment de la philo) aurait enlevé le rythme, et conquis encore davantage le lecteur. En revanche, j’ai un gros avantage, je n’ai pas lu Banks, ni Simmons que tu m’encourages fort à faire! 5je crois que je vais d’abord lire Latium 2).

    Surperbe critique, je me suis régalée!

    Aimé par 1 personne

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  8. « Parce que si pour un premier roman, on frôle le chef-d’oeuvre, m’est avis qu’au deuxième, troisième au pire, on ne fera pas que le frôler »

    En réalité, les seconds romans sont très souvent parmi les moins bons. Merjagnan, Suhner… Il y a de nombreux exemples. Ca vient du fait que le succès du premier fait perdre un peu pied à l’auteur.

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    • Opinion hautement personnelle (malgré un « en réalité » voulant marquer un soi-disant consensus), ne reposant pas sur grand-chose (Suhner et Merjagnan, des auteurs hautement représentatifs du paysage SFFF international, hein…), ne résistant pas à l’examen de la différence de qualité entre le premier et le deuxième roman de l’écrasante majorité des auteurs, et que je ne partage pas du tout.

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