Infinités – Vandana Singh

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SF = Social fiction

infinites_singhVandana Singh est une auteure indienne, née à Delhi mais vivant (et enseignant -elle a un doctorat en physique théorique, sa spécialité étant celle des particules-) à Boston, USA. Elle écrit des textes relevant des littératures de l’imaginaire en général, SF, Fantasy ou Fantastique, principalement en anglais mais aussi parfois en Hindi. Elle a publié des textes à destination des enfants (deux romans parus à ce jour), ainsi que des essais (l’un d’eux se trouve dans ce recueil), des nouvelles (une vingtaine, dont dix sont présentes dans Infinités) et un roman court SF, Distances.

A part la nouvelle qui donne son titre à l’ouvrage et une deuxième, tous les autres textes font moins de vingt-six pages. Signalons la couverture d’une beauté époustouflante, encore un coup de maître de l’excellent Aurélien Police. Pour l’instant, tous éditeurs confondus, c’est clairement l’illustration de l’année.  Lire la suite

Liebster award

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Liebster awardIl n’y a pas que Cannes et les Oscars dans la vie, il y a aussi le Liebster Award ! Le principe est d’aider à faire connaître d’autres blogs, et surtout ceux qui les animent.

Aelinel m’ayant fait l’honneur de me nominer, c’est avec plaisir que je vais me prêter à l’exercice (même si, à vrai dire, je ne suis pas spécialement coutumier de ces chaînes de tags). J’en profite d’ailleurs pour la remercier de m’offrir cette opportunité.

Le principe est le suivant, il suffit de :

  • Ecrire 5 choses sur soi.
  • Répondre à 5 questions posées par la blogueuse qui vous a nommé.
  • Créer un nouveau questionnaire de 5 questions.
  • Enfin, nommer 5 autres blogs pour ces Liebster Awards 2016.

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Le prince-marchand – Poul Anderson

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Truculent, tonitruant, excellent

prince_marchand_1Poul Anderson (1926-2001) est un des géants de la science-fiction, romancier et nouvelliste très prolifique (titulaire de sept prix Hugo et de trois Nebula, excusez du peu !), et également excellent auteur de Fantasy : son roman l’épée brisée reste une des œuvres les plus fondamentales du genre aux Etats-Unis. Une de ses nouvelles (présente dans le recueil Le chant du barde) est une des sources d’inspiration de James Cameron pour Avatar. Pour la petite histoire, c’était également le beau-père de… Greg Bear. Quelle famille d’écrivains de SF !

Le Prince-Marchand, premier des cinq volumes de La Hanse Galactique, nous projette au début du 25ème siècle, où nous suivons les aventures du truculent Nicholas Van Rijn, marchand interstellaire, personnage haut en couleurs au verbe haut, amateur de tabac, d’alcools fins, de bonne chère et de jolies femmes. Ce volume 1 comprend une nouvelle d’une quarantaine de pages (Marge bénéficiaire), un roman court (Un homme qui compte) qui en fait 200, ainsi qu’une chronologie de l’univers commun au Commonwealth de Van Rijn et à l’Empire Terrien (un Etat qui lui est postérieur) des aventures de Dominic Flandry (concernant ce dernier, je vous renvoie à l’excellent article de Lutin sur son blog Albedo). Lire la suite

Book Tag !

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booktag-1Etant donné que j’ai été invité par Lutin, que j’apprécie beaucoup, à participer à une chaîne, consistant à présenter ses habitudes de lecture avant de passer le flambeau à un autre blogueur, je vais me plier de bonne grâce à l’exercice, même si je n’en suis pas vraiment coutumier. Voici donc pour vous l’occasion d’en apprendre un peu plus sur moi.  Lire la suite

Le prisme noir – Brent Weeks

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Malgré une mise en place longue et assez terne, ce roman monte en puissance de façon vertigineuse et se termine par un dernier quart flamboyant

prisme_noirBrent Weeks est un auteur américain de Fantasy qui a atteint une certaine notoriété avec son premier cycle, l’Ange de la Nuit (publié chez nous par Bragelonne). Le prisme noir est le premier volume d’un second cycle, totalement distinct du précédent, et intitulé Le porteur de lumière. Initialement prévu pour être une trilogie, ce dernier se transformera en tétralogie en octobre avec la parution d’un nouveau tome, The Blood Mirror.

Le prisme noir est un roman de Gunpowder Fantasy, mais dans lequel l’aspect magie est presque plus important que l’aspect mousquets & canons (bien que ces derniers soient très présents). Magie qui, un peu comme chez Brandon Sanderson, se veut innovante, cherche, dans sa théorie et sa pratique, à sortir des sentiers battus (ou du flou artistique qui caractérisait la Fantasy dans ce domaine à une certaine époque).

Sur un plan bassement matériel, c’est un énorme pavé (960 pages, une centaine de chapitres !), à la couverture ma foi fort esthétique. Lire la suite

Ribofunk – Paul Di Filippo

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Le prodigieux tableau d’un futur proche dominé par les biotechnologies

ribofunkPaul Di Filippo est un multi-instrumentiste de la littérature SFFF : cet auteur américain écrit dans des genres aussi différents que le biopunk (je vais y revenir en détails) et le steampunk (et aussi bien des romans que des nouvelles), est un critique de SF reconnu, travaillant pour pléthore de magazines US, rédige des scénarios de comics, ainsi que des essais consacrés à la science-fiction ou son écriture, excusez du peu ! Il a par contre été très peu traduit chez nous.

Le livre que je vous présente aujourd’hui est un fix-up de nouvelles (en anglais) paru en 1996 et qui est considéré comme un des pionniers du Biopunk (voir plus loin). Di Filippo est parti du constat suivant : après avoir écrit du pur Cyberpunk, il a constaté que l’évolution technique rendait de plus en plus probable une prédominance des bio-(ou nano-)technologies sur la cybernétique, la robotique ou l’électronique, ce qui rendait donc le cyber- obsolète. De plus, le -punk lui paraît très limité, car il signifie antihéros, ton noir, cynique et nihiliste, etc. Il forge donc un nouveau concept : non pas cyber-punk, mais ribo-funk. Ribo pour ribosome (la pièce maîtresse de la machinerie cellulaire devant traduire l’information génétique contenue dans l’ADN en protéines de structure ou à fonctions métaboliques) et funk pour un côté moins noir, plus chaleureux. En d’autres termes, un des ruisseaux qui, en en se rejoignant, allaient former le Biopunk. Il faut donc que je vous parle un peu de ce dernier avant de vous parler des nouvelles. Une des ambitions de ce blog est après tout de vous donner une vision plus complète des innombrables sous-genres des littératures de l’imaginaire. Lire la suite

Anthologie Antiqu’idées du salon ImaJn’ère 2016 – Collectif

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Un bon niveau général, encore rehaussé par la présence de trois perles

Je remercie M. Denis Piel, président de l’association ImaJn’ère, pour m’avoir donné la possibilité de lire en avant-première l’anthologie du salon 2016.

ImaJnere_2016Créée en 2010, l’Association ImaJ’nère s’est donnée pour sacerdoce de promouvoir les littératures de genre, SFFF, horreur et polar. En parallèle avec d’autres activités (comme l’édition de fanzines), elle organise depuis cette date tous les ans en sa bonne ville d’Angers, sur deux jours complets, un salon de la Science-Fiction et du policier (vous trouverez tous les détails utiles sur le site de ce dernier ou dans ce .pdf). C’est un espace d’échange, de tables-rondes et de dédicaces entre professionnels (auteurs ou illustrateurs) et le grand public.

Comme tout salon qui se respecte, celui-ci édite son anthologie. Le cru 2016 (le salon se tiendra les 21 et 22 Mai) a pour thème l’antiquité, ses héros, son panthéon et ses peuples, tout ça revu au travers d’un prisme SFFF ou polar. L’anthologie se nomme donc Antiqu’idées. Elle réunit quinze nouvelles, dont celles d’auteurs connus comme Estelle Faye (SF / Fantasy), Fabien Clavel (SF, Fantasy, Uchronie, etc) ou Lionel Davoust (Fantastique / Fantasy). Il s’agit de courts textes, moins de 25 pages chacun. Sept d’entre eux ont été publiés auparavant chez d’autres éditeurs, les autres sont totalement inédits. Parmi ces derniers, cinq émanent de membres de l’Association ImaJ’nère, et trois des lauréats de l’appel à textes lancé en 2015. Signalons pour terminer la bonne qualité de la présentation (couverture superbe et sympathiques illustrations intérieures, dans un style un peu naïf qui colle parfaitement avec l’humour très présent dans l’anthologie).
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